
Greg. C'est le premier prénom qui me vient à l'esprit alors que j'entreprends de mettre à l'écrit ces pensées qui me rongent. Une sorte de récapitulatif des élans saugrenus de mon cœur, du côté des hommes. Ah, les gars de mon entourage !...

Greg, mon meilleur ami : une drogue douce
En premier, Greg. Ce gars parfait. Ce sont ses mains qui m'attirent particulièrement. À travers elles, je dois penser à ses caresses. Et son corps, si chaleureux, qu'on a trop envie de se blottir contre lui.
Greg, c'est un de mes meilleurs amis. Il n'est pas compliqué, on l'aime pour ça. J'ai besoin de ses conseils et de sa chaleur. Je raffole du moindre frôlement qui nous lie plus intimement que jamais. Je tiens énormément à lui et ne veux que son bien. Ce doit être pour ça que je ne suis pas jalouse de Yolande. Ils sont si beaux ensemble que je serais probablement triste qu'ils se quittent. De toutes façons, je ne conçois plus de les voir séparés.
À une certaine époque, je m'étais fait une raison qui a pris son ampleur. Mais ça n'empêche pas que Greg fasse partie de moi. Comme beaucoup me le font remarquer, nous nous « cherchons », quoique je suis d'avis que nous nous sommes trouvés.
Rien n'est plus fort que des caresses sans fondements officiels, c'est un baume pour tout cœur, même si ce dernier est déjà « pris ». (Note : un cœur n'est jamais « pris » dans le sens où on l'entend actuellement, je pense qu'un cœur est énorme et partagé.) Rien n'est plus éprouvant que des frôlements doux, cachés ou non, lorsqu'on est à ce point proche d'une personne. C'est une preuve de notre attachement. Et pour moi, c'est devenu une drogue.
Voilà, Greg, c'est ma drogue.

Alexis : entre amour et haine, mon défi
Alexis. Lui, c'est beaucoup plus compliqué. C'est peut-être le contraire de Greg. Je le déteste mais je pense que je l'aime. Il me fait peur mais je ne peux m'empêcher de toujours aller le rechercher. Il m'énerve mais je ne pourrais me passer de lui.
Peut-être parce qu'il m'a confié un si grand amour que j'avais peur que mon refus le fasse souffrir. Mais mes sentiments ont évolué depuis ce jour, et même s'ils sont toujours aussi confus, je suis persuadée qu'ils sont forts.
Parfois je rêve de le tuer, d'autres fois j'ai envie de l'embrasser à en mourir. Entre nous, c'est obsession-passion-trahison : un vrai boxon ! Et c'est justement ça qui m'attire. Je l'aime, je le hais. Je le hais, je l'aime. Quand il est pris, je le suis ; quand il est libre, je le fuis. Là est notre jeu. Un jeu omniprésent et mal interprété.
On me prend pour une salope et lui pour un psychopathe. Il faut dire qu'entre nous, on se fait du mal. C'est un amour trop dur qui en devient destructeur. Mais on ne peut pas (ou veut pas ?) en changer. Au fond, cet amour nous convient, sinon ça ferait longtemps qu'on ne se fréquenterait plus du tout.
Avec lui, c'est le regard. Un regard croulant de sous-entendus. On accroche à ces regards si lourds et si appuyés. On se fait notre histoire pleine de rebondissements et de complications par plaisir ; et pour dissimuler quelque chose que l'on a encore du mal à interpréter.
Dans un sens, je suis sadomaso avec Alexis. J'aime rester sur la confusion, peut-être par peur du concret. Mais il adore ça et moi aussi. Si Greg est ma drogue douce, Alexis est ma drogue dure, forte. Mais plutôt qu'une drogue, Alexis est une dissimulation, un concentré de compliqué, de peur...
Alexis, c'est mon défi, pour toujours.

Écrire pour se confier : mettre son cœur à nu
Je découvre tant de choses en écrivant cela, que je commence à prendre peur. J'écris pour m'analyser mais ce que j'en retire me glace. J'ai l'impression de me mettre à nu et c'est insupportable.
Mais comme un ami m'a dit récemment, tout ce qui est mis à l'écrit est fait pour être lu un jour. Alors j'utilise des faux noms, mais ce texte n'est pas un mensonge, c'est vraiment moi qui me confie. Ceux qui me connaissent pourraient reconnaître les personnes que je cite et elles risquent de se poser trop de questions, alors je vais en rester là. Je ne continuerai pas avec mes autres amis, ou alors je ne le montrerai à personne, ou pas encore.
Je te remercie de ton attention.