
Une maman, ça compte énormément. Je ne l'ai réalisé que vers 13-14 ans. Je ne comprends pas les gens qui disent qu'ils détestent leurs parents ! Un parent est unique et on ne doit le renier pour rien au monde, même s'il a pu nous faire mal, même si parfois il nous impose des interdits. Un parent reste avant tout un être à qui l'on doit le respect. Et quand on est à deux doigts de le perdre, je peux vous dire que ça fait réfléchir, plutôt deux fois qu'une.
Quand la peur d perdre sa maman m'a réveillé
Bref, je ne suis pas là pour donner des leçons de morale, juste pour dire qu'il ne faut pas en vouloir à un parent.
Un jour, c'était un mercredi. Je rentrais du bahut et ma maman était assise sur une chaise. Elle me dit : « Je crois que je vais mourir, je n'en peux plus. » Je précise que ma maman souffre d'affreuses migraines. Une migraine peut paraître futile, mais ça fait très mal, si mal que parfois le médecin doit venir à la maison pour lui injecter un produit. J'ai donc voulu appeler mon père à son travail, mais elle a refusé. Je l'ai quand même fait car j'avais très peur.
Mon père l'a donc emmenée aux urgences, où ma maman a fait un AVC (accident vasculaire cérébral), c'est-à-dire qu'une artère s'est bouchée dans sa tête.
Réaliser la valeur de ses parents avant qu'il ne soit trop tard
Le soir, papa rentre sans maman. J'ai eu peur qu'elle soit partie là-haut, mais merci mon Dieu, elle était toujours vivante. Il fallait juste qu'elle reste quelques temps à l'hôpital.
Après ça, la vie change. Moi qui étais en mauvais termes avec ma maman, j'ai réalisé qu'elle était quand même celle qui m'avait donné la vie et que je devais la respecter, pas lui nuire. Malheureusement, peu de jeunes raisonnent comme ça. Ils pensent que nos parents sont là uniquement pour nous embêter et nous interdire des choses. Mais en fait, tout ce qu'ils font, ils le font pour nous, parce qu'ils pensent que c'est dans notre intérêt. On ne peut pas leur en vouloir pour ça. Nos parents nous aiment et ils veulent faire ce qu'il y a de mieux pour nous.