
Chapitre 3
Déjà le troisième chapitre.
Chapitre 4
Déjà le quatrième chapitre.
Chapitre 5
Déjà le cinquième chapitre.
Chapitre 6
Étant donné qu'un chapitre ne commence pas en bas de page, rendez-vous au septième chapitre.
Chapitre 7 : Le chat noir sur le rebord de la fenêtre
Ce chapitre s'appelle comme ça car, en cherchant un titre, mon chat noir se trouvait sur le rebord de la fenêtre.
Carson et Albans décidèrent alors d'aller faire un tour en ville, histoire de se changer les idées et de montrer au lecteur que ce bouquin ne parle pas seulement d'espionnage mais aussi de la vie, de la mort, des seins et des tombeaux (16). Il était 18h00 du matin quand Albans posa délicatement sa main sur la poignée chromée de la porte d'une Plymouth Fury 58 rouge sang qu'il avait appelée Christine en référence au livre de Stephen King, Christine, qui n'était pas encore sorti à l'époque mais on s'en fout. Il tourna la poignée et pénétra dans la voiture.
Carson était assise à la place de la morte, vêtue d'un pantalon en velours bleu ciel fade et d'un haut décolleté rouge-violet tout aussi fade. Elle fumait une cigarette roulée, mais avait écarté la possibilité d'y mettre du tabac au profit d'une herbe qui défonce grave la tronche. Albans enfonça une cassette de Dire Straits dans le radio-cassette et Lady Writer se mit à sortir des baffles subitement (oui je sais, ce groupe n'existait pas à cette époque... MAIS VOUS N'AVEZ PAS ENCORE COMPRIS QUE CE LIVRE N'EST PAS HISTORIQUE MAIS QU'IL A ÉTÉ ÉCRIT POUR... POUR RÊVER, POUR S'ÉMERVEILLER DE LA BEAUTÉ DE CERTAINES CHOSES QUI SONT BELLES... VOUS L'AVEZ COMPRIS ?... HA... Bon... Autant pour moi... tant mieux en fait).
Donc Christine filait à 60 miles à l'heure sur St James Street au son d'une situation désespérée (calembour avec le groupe Dire Straits, allez chercher vos dicos d'anglais) avant de se garer au coin d'un croisement de rues. Albans et Carson sortirent du ventre de Christine et marchèrent.
Un hooligan aux allures de skinhead raciste s'arrêta devant Albans et lui postillonna à la figure :
— Oh, toi, pourquoi tu marches, là ?
— Tu fouettes de la gueule la bouche mon pauvre gars ! dit Albans d'un ton onomastique.
— QUOI !! QU'EST-CE QUE T'AS DIT ? lui répondit le skinhead raciste hooligan qui, en prime, puait de la gueule.
— Tu sais très bien ce que j'ai dit.
— Oh ! Pourquoi tu me parles, là ?
— Parce que tu me poses une question.
— Oh ! Toi je te sens bien le gars qui va me passer sa nana une minute ou 3543 histoire de me vider dans son...
— TOI JE TE SENS BIEN LE GARS QUI VA SHUTER SA FUCK UP ET ARRÊTER DE ME MAKE ME SHIT SINON J'LUI FOUS MON FIT DANS SA FACE DE MERDEUX.
— Ouhlala, dit le petit merdeux de raciste de hooligan skinheadé, mais ma parole j'vais t'péter ta tête de merde qui m'revient pas qu'elle est moche.
— Trop pas !! rétorqua Albans qui déplaça son bras droit vers l'avant tout en crispant ses muscles et en serrant son poing de manière à obtenir une masse dure et compacte qui vint s'enfoncer dans le nez désormais cassé de ce jeune et fougueux, excusez l'expression, petit chenapan de sacripan de merdeux d'enculé de suceur de crottin de chamois de... CACA !!!!!
Carson mouilla sa culotte à la vue de ce geste de virilité et Albans pensa à la belle nuit que Paupol et lui allaient passer en compagnie de Carson.
— Raconte-moi ta vie, Albans, dit Carson.
— Houla !! C'est long. Nooon, j'ose pas trop, il y a plein de trucs honteux, non, vraiment non, alors là vraiment non non.
— Allez.
— Bon d'accord. Alors, pfou, je sais pas par où commencer. Pose-moi plutôt des questions.
— Où as-tu fait tes études ?
— Dans une faculté...... nan j'déconne en fait j'ai pas fait d'études.
— Mais alors comment as-tu fait pour devenir espion ? demanda-t-elle sur un ton étonné.
— J'ai rempli un jeu-concours que j'avais trouvé dans un paquet de céréales que j'avais acheté en 61, j'ai gagné et j'ai été convoqué en Écosse, mon pays natal, dans un château énorme, en apparence normal, enfin normal pour un grand seigneur de l'an 1000, et en fait il était normal sauf qu'à la place des habituels tapis rouges qui ornaient le sol, il y avait des tapis verts. Des personnes de qualité hommes et femmes m'ont fait passer des tas de tests physiques et mentaux et m'ont demandé si je désirais devenir espion pour le gouvernement britannique, je leur ai répondu que je n'avais rien de mieux à faire ce week-end alors que ma foi oui pourquoi pas. Et là je dis bien là ils m'ont entraîné pendant 6 mois, un entraînement dur et pas facile. J'avais beau leur dire le soir avant d'aller faire dodo que mon week-end était fini depuis 6 mois mais ils me disaient tout le temps « la morphine, mon jeune ami, c'est juste la morphine ». Et ensuite ils m'ont félicité, m'ont donné un joli diplôme et m'ont dit que désormais je gagnerais minimum 500 000 £ par mois, calmement je suis allé prendre le radio-cassette que j'avais emporté avec moi, j'ai mis Lady Writer en boucle et ai dansé et chanté toute la nuit comme un furieux primaire ; j'étais devenu un ESPIONAUSERVICEDESAMAJESTÉLAREINEDEROYAUMEUNICARJ'AIMEPASDIREANGLETERRECARILFAUTPASOUBLIÉL'ÉCOSSE.
— Fardon, dit le skintête avec un nez cassé et une ou plutôt six dents en moins, vais ze m'esfcuze pfour tzout à lv'heure, z'est zun tfruc à vous dvire.
Albans approcha son oreille de la bouche ensanglantée du jeune enculé, celui-ci dit :
— Va fe faire sovomiser far un foupfeau de vasches anvlaises fale anvlais de roves ve merde.
— Qui t'envoie ?
Albans prit le crâne rasé par le col et le souleva.
— J'ai dit, qui t'envoie ?
— Ta mère en string de guerre.
Albans sortit un Colt 1911 chromé et tira dans le ventre du hooligan.
— MAIS TU ES FOU, cria Carson, COMMENT ON VA SAVOIR QUI L'A ENVOYÉ ?
— C'est pas compliqué de savoir qui l'a envoyé. À part ce pauv'rital, personne me connaît dans cette ville.
— Oui, remarque...
— Bon ! dit Albans.
— Bien ! dit Carson.
— Hé Hé !
— Hum Hum.
— Bon ben...
— Et bien...
— Si...
— On...
— Bon allez on se casse ! dit Albans.
Albans et Carson marchèrent jusqu'à un magasin de fixations de lampadaires aériens. Albans acheta des bananes et dit à Carson :
— Il y a quelque chose qui ne va pas. On est au 7e chapitre et on est encore au Royaume-Uni. Il faut voyager...
— Il faut voyager !! dit Elbano à Ornella.
— Voyager ? demanda-t-elle.
— Mais oui, il faut aller en Italie. Sur notre terrain de jeu, là on pourra plus facilement le battre.
Elbano fut interrompu par le bruit sourd d'un corps de skinhead qui s'est pris une balle dans le ventre contre la porte d'entrée de l'appartement secret d'Ornella. Elbano alla ouvrir la porte, laissant entrer le skinhead qui dit :
— V'ai découvert que Avlbans et va fille vont se zgneuklinhuknxdyzjkne haaaaaaaaagrloups.
Le skinhead mourut sur ces mots.
— Et crotte de bicou !! hurla Elbano.
— Tu l'as dit ! s'exclama Albans qui en profita pour tirer sur Elbano qui esquiva de justesse la balle. Elbano dégaina une mitraillette et lança :
— Je te retrouve enfin, vieux... vieux... vieux castor !!
— Je t'ai retrouvé, vieux... vieux... vieille crapule !! lança Albans.
— Mais comment m'as-tu retrouvé, vieux poil de nez ?
— J'ai suivi les traces de sang du skinhead, vieux poil de head !!
— Ça s'appelle un cheveu.
Ornella en avait profité pour aller se poster sur la mezzanine derrière Albans, un pistolet à la main. Elbano dit à Albans :
— Regarde, vieux canaille, regarde comme j'ai les dents blanches.
— Je les regarderais si tu jettes ton arme !
— Toi d'abord ! dit Elbano.
— Tous les deux en même temps.
— À 3 !
— Un !! dit Albans.
— Deux !!
— Sept !!
Elbano jeta son arme et Albans lui mit son flingue sur la tempe.
— Enfin !! dit Albans, enfin je te tiens en joue.
— Non là t'es sur ma tempe, dit Elbano, qui aperçut Ornella sur la mezzanine et sourit : Regarde mes dents, dit-il, tu m'as dit que tu regarderais mes dents si je jetais mon arme.
— Oui mais on avait dit à trois, et toi tu l'as jeté à sept, c'est pas du jeu.
— S'iiiiiil-teu-plaiiiiit !!!!
— Bon d'accord.
Albans approcha son visage des dents d'Elbano.
— Haaaaaa oui, dit-il, effectivement, elles sont bien blanches, où achètes-tu ton...
Albans aperçut le reflet d'Ornella munie d'un pistolet dans les dents d'Elbano.
— Et Ornella ? Elle va bien ? demanda Albans.
— De quoi ?
Albans pivota autour d'Elbano de façon à se trouver dans son dos, puis il visa Ornella et lui tira deux balles dans la tête. Elbano planta un couteau dans la jambe d'Albans et sauta sur sa mitraillette. Albans tira sur la mitraillette qui explosa. Elbano partit en criant :
— On se retrouve en Italie, sale rosbif.
Albans lui répondit :
— J'y avais pensé moi aussi !!
Albans s'arracha le couteau de la jambe dans un cri de douleur et tituba vers la mezzanine, il grimpa dessus et déshabilla Ornella. Il lui enleva son soutien-gorge et aperçut deux gros bons seins. Il lui enleva sa culotte et aperçut deux bonnes grosses fesses. Il se fit un bandage avec le soutien-gorge et la culotte de la belle italienne et redescendit de la mezzanine, il récupéra le couteau et le lança sur un drapeau italien accroché au mur dans lequel il vint se planter goulûment. Albans tituba en direction de Christine, la pénétra et...