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Essais

Lettre à celui que j'ai aimée...

Dernière lettre à mon premier et plus grand amour. Adieu à une relation empoisonnée par la drogue et le pardon impossible.

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Cette lettre est pour te dire que, encore une fois, je suis désolée. Je t'ai aimée, je t'aime et je t'aimerai toujours dans mon cœur... Tout ce que j'ai pu te dire ou t'écrire durant notre relation était vrai, je le pensais de tout mon cœur et de mon âme. Je t'ai toujours tout pardonné à chaque seconde : le fait que tu fumasses, que tu le fasses devant moi, que cela te détruise, et que, quel que soit mes efforts, tu ne réagisses pas. Je te pardonnais de dépenser tout ton argent là-dedans, au risque de détruire tous nos rêves d'avenir.

Mais combien de fois t'ai-je réconfortée quand tu me disais que tu avais marre de cette vie de merde, de ce chitt qui te détruisait la vie ? À chaque fois, je te disais que je serai toujours là pour toi, que je t'aimais. Je voulais ton bonheur. Mais un jour, j'ai ouvert les yeux et je me suis demandé si cela t'aidait vraiment que je te pardonne tout, au risque de me détruire moi-même ?

Une relation devenue toxique

Alors je t'ai dit que c'était fini. Je souffrais de notre relation qui pourrissait de l'intérieur, de tous ces rêves qui étaient nés dans ma tête aux différentes étapes de notre relation. Au bout de 6 mois, je t'ai donné ce qu'il y avait de plus intime et de plus cher pour moi : ma virginité. Deux mois après, tu m'annonces que tu fumes du cannabis. Je t'ai pardonné parce que je t'aimais aussi fort qu'aujourd'hui, mais maintenant, je me rends compte que j'ai été stupide. Je ne réalisais pas tout, j'avais 16 ans et l'innocence de l'enfance brillait encore dans mes yeux.

Je t'ai acceptée avec tes qualités et tes défauts. Au bout d'un an, je croyais que nous c'était du solide et que tu allais arrêter. Je t'ai demandée en fiançailles, j'ai toujours la bague avec moi.

La douceur masquait la souffrance

Mais la vie, à cette époque pour moi, c'était au jour le jour : un jour, une souffrance. Tu étais mon seul ami, ma seule confidente, l'épaule sur laquelle je pouvais pleurer sans crainte et les bras dans lesquels je me sentais en sécurité, car avec toi tout était plus doux, plus beau. Je te donnais tout : mon amour, mes pensées, mes espoirs, ma confiance.

Mais je me suis rendue compte que toutes ces belles choses en moi, toutes ces choses qui étaient pour toi, pourrissaient comme le chitt qui pourrissait toutes les relations que tu pouvais avoir avec ta famille et même moi...

Une fin inévitable et douloureuse

J'ai cherché des solutions, je t'en ai parlé, j'ai déjà essayé à plusieurs reprises sans succès. Cela se terminait toujours par une énième engueulade qui me laissait avec une crise d'angoisse une fois seule dans ma chambre. Alors j'ai su que te parler n'était plus possible. Pourtant, je t'avais tout proposé : de venir avec toi chez le médecin, t'aider pour ta cure. J'aurais tout fait, même payer et mentir à ta famille et la mienne... Pourtant, mentir est une chose dont j'ai horreur.

Et je t'ai menti, toi mon ange. Je souffre d'écrire ces lignes, mais il faut que tu saches que j'ai souffert pendant tellement de temps. Je me cachais pour pleurer à l'internat ou chez moi, même la nuit dans ton lit, en silence. Je pleurais pendant que tu dormais, tu n'en a jamais rien su. Je te pardonne même...

Je te pardonne de me haïr aujourd'hui, les insultes que tu as pu dire ou écrire. Je te pardonne tout, si toi tu pouvais me pardonner le fait que je t'ai dit que c'était fini, parce que je n'arrivais plus à pardonner...

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fleddy
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