Image 1
Essais

Les valeurs morales

Les valeurs morales sont-elles universelles ou simples préférences ? Plongez dans ce débat philosophique entre conventionnalistes et naturalistes.

As-tu aimé cet article ?

Les valeurs morales sont-elles des vérités universelles ou simplement l'expression de nos préférences ?

Dès l'Antiquité grecque, les philosophes s'interrogeaient sur la nature des valeurs morales. Deux positions s'affrontaient alors : la thèse conventionnaliste et la thèse naturaliste. Si les temps ont changé, la problématique reste la même : les valeurs morales sont-elles des vérités universelles ou l'expression de nos préférences individuelles ?

La difficulté réside dans le débat sur l'origine de la morale : loi naturelle ou convention ? Mais avant d'aborder cette question, il est essentiel de s'entendre sur les concepts de « valeur morale », de « vérité morale » et de « préférence ».

Définitions : qu'est-ce qu'une valeur morale ?

Qu'est-ce qu'une valeur morale ? De façon générale, les philosophes s'entendent pour dire qu'il s'agit de principes comportementaux que chacun doit suivre pour avoir bonne conscience.

Quant aux vérités morales et aux préférences, les naturalistes définissent une vérité morale comme une valeur naturelle et innée. Par opposition, une préférence morale sera définie par les conventionnalistes comme une valeur dépendante des individus qui la vivent, puisqu'elle est établie par convention.

La thèse conventionnaliste : la morale comme convention sociale

Les concepts étant établis, nous pouvons maintenant aborder le problème. Selon les conventionnalistes, la diversité des conceptions de la morale — selon les cultures, les peuples et même les individus — serait un signe de la nature conventionnelle de la morale.

Par exemple, pourquoi certaines pratiques culturelles sont-elles considérées comme moralement acceptables dans certaines sociétés, alors que d'autres peuples les jugent complètement immorales ? N'est-ce pas parce que ces peuples ont conventionnellement adopté des valeurs morales différentes ? S'il existait un droit naturel à l'origine d'une morale par le fait même de la nature, les différents peuples devraient partager une morale commune.

La thèse naturaliste : l'existence d'un droit naturel

Pourtant, nier le droit naturel, c'est admettre que la morale puisse être assujettie aux préférences d'un peuple, à ses caprices, et être injuste de plein droit. De toute façon, l'observation précédente n'implique pas l'inexistence des vérités morales.

Selon les naturalistes, il existe un droit naturel et les vérités morales qu'il implique sont inscrites en nous. Cela ne signifie pas que nous les suivons automatiquement. Il est parfaitement possible de se détourner de la loi naturelle. Le seul moyen de retrouver le juste équilibre, c'est de redécouvrir les vérités morales enfouies en nous, puis de les mettre en pratique.

Conclusion : une coexistence possible

Ainsi, sans pouvoir trancher définitivement cette question brièvement abordée, il semble que vérités morales et préférences coexistent. Les vérités morales restent à découvrir pour fonder une morale juste et naturelle.

Différents peuples peuvent être plus ou moins proches de la juste morale, ce qui pourrait expliquer les différences géographiques et temporelles dans la morale des sociétés. De plus, la liberté de l'Homme, c'est aussi la liberté de se détourner de la juste morale.

As-tu aimé cet article ?
winner
3 articles 0 abonnés

Commentaires (2)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...