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Essais

Les Joyaux des Sages

Plongez dans ce premier chapitre de fantasy inédit ! Suivez Benjiir le Nain, Link l'Elfe et Aluman le Bédouin, unis par le destin dans les Forges de l'Enfer face au tyrannique Baloro.

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Je vous propose dans cet article le premier chapitre de mon roman ! Attention, ne cherchez pas mon vrai nom, vous ne le connaîtriez pas ! Je ne suis pas un grand auteur, loin de là.

J'ai décidé d'écrire un petit roman en seconde, mué par ce que l'on appelle l'inspiration divine. (Qui a dit que j'étais fou ?)

J'ai d'abord commencé par la suite du très célèbre Harry Potter, mais devant la nullité de ce que j'écrivais, j'ai abandonné. J'ai alors cherché quelque chose qui serait plus personnel, plus venant de mon esprit. Mais celui-ci étant habité par beaucoup d'histoires fantastiques, tout ce qui me venait en tête avait un lien avec Harry Potter ou Le Seigneur des Anneaux, que je venais de découvrir. Finalement, j'ai commencé l'écriture d'une histoire dans laquelle on pourrait retrouver des éléments de tous les romans ou films que j'avais appréciés. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux !

L'histoire est totalement originale, du moins je le crois. Les personnages vont très vite vous en rappeler d'autres, mais cela est généralement voulu. Leurs caractères sont ceux d'amis. En fait, la grande majorité des personnages existe vraiment. Je me suis moi-même représenté dedans. Je pense d'ailleurs que je vire à la schizophrénie totale ! Si vous lisez attentivement, vous retrouverez même des paroles ou des situations de films réputés !

Je vous demanderai de ne pas être trop sévère avec moi, je répète que je ne suis pas un écrivain confirmé, et le but premier de ce roman pour moi est l'amusement. J'ai même peint avec un ami des Warhammer à l'image des personnages principaux. Ce sont les images ci-contre.

Voilà, bonne lecture, et si vous appréciez, demandez-moi la suite ! Pour l'instant, il existe trois chapitres, et le quatrième est en cours de rédaction. Et je trouve personnellement les chapitres suivants mieux !

Chapitre 1 : Les Forges de l'Enfer

La nuit tombe sur le Eithelin. Le Soleil rougeoie encore un peu. Ses derniers rayons illuminent une plaine immense. Mais cette plaine n'est pas comme les autres : les derniers arbres debout sont calcinés, il n'y a plus un seul endroit de verdure. Des cadavres de créatures étranges jonchent le sol carbonisé.

Au milieu de cette plaine se dressent d'énormes remparts encadrant six tours. Sur les palissades, de petites bêtes d'environ un mètre patrouillent. Elles marchent pour la plupart à quatre pattes mais certaines sont sur deux et semblent s'en accommoder. Elles tiennent une longue lance dans une de leurs mains et une épée ou un bouclier dans l'autre. Elles n'ont pas l'air très intelligentes mais sont teigneuses et perverses. Ce sont des Furets. Ils surveillent un trou assez grand qui s'enfonce à un kilomètre sous la terre. Cette fosse dégage une lumière rouge et des cris se font entendre de l'intérieur.

Un des furets s'avance vers le trou, poussé par sa curiosité. Il est alors bousculé par un autre garde posté à proximité. Il tombe assez vite et son cri s'étouffe petit à petit pour finir par se taire en s'écrasant au sol. Cet incident trouble les personnes qui sont à l'intérieur du trou. Des visages se tournent, des bruits s'arrêtent et l'activité qui régnait ici s'est tout à coup arrêtée. La plupart des personnages portent de vieilles tuniques et semblent épuisés. Ils ont tous une pioche ou une masse qui leur sert sûrement à creuser la pierre qui les entoure.

Un juron se fait soudain entendre accompagné immédiatement par des coups de fouet et des cris :

« Remettez-vous au travail tas de larves ! Allez, plus vite que ça ! »

Un monstre hideux de la taille d'un homme s'est avancé au centre du trou et a remis au travail les prisonniers rapidement. Il se tourne ensuite vers le furet agonisant au sol. Il prend la dépouille chétive dans ses bras et la jette dans un four à côté de lui :

« Bienvenue dans les Forges de l'Enfer mon gars. »

Et il retourne vers ses prisonniers en riant.

Les Forges de l'Enfer : un lieu de torture

Les Forges de l'Enfer sont des mines creusées pendant des décennies par des prisonniers du Mal. La plupart des esclaves ne survivent pas plus d'un mois à cause des conditions de travail. Mais certains peuvent tenir plusieurs années. Ceux-là ont une mine spéciale étroitement surveillée où les travaux réalisés sont les plus difficiles.

Dans cette mine, un homme de petite taille discute tout en piochant avec deux créatures étranges : un homme très bronzé et un autre dont le visage est calme et serein malgré les coups de fouet de ses gardes. Le nain leur raconte sa capture et les autres écoutent en continuant à travailler :

« Je venais juste de manger et j'étais en train de me reposer sur un rocher quand un groupe de Furets m'a attaqué. Je n'ai même pas eu le temps de dire ouf ! que j'étais ligoté et bâillonné.

J'avais repris des forces grâce à la nourriture et j'ai donc réussi à briser mes liens. J'ai pris ma douce hache et elle a sifflé dans l'air. Trois têtes de ces sales petits vermisseaux sont tombées, pendant qu'un autre hurlait à mort la perte de son bras. Ma belle hache Ma Romane m'a aidé à tous les massacrer. Je me suis donné à cœur joie. Malheureusement, il en arrivait encore et encore. J'en avais sur le dos, sur la tête, sur les jambes, partout ! Même Romane n'arrivait plus à les faire partir. Et pourtant, elle tournait et tournait sans cesse. J'entendais les cris de douleur des monstres touchés par son tranchant chaque seconde. Mais décidément, ils étaient trop nombreux. Ils ont réussi à me prendre ma douce hache. Cela m'a mis dans une colère digne de Voiron lui-même. Ils ont eu peur et sont partis. Mais ils sont revenus quelques minutes après, et ils détenaient toujours Romane. Ils ont donc fini par me vaincre.

Mais foi de Benor mon Père, je ne me suis pas laissé faire ! J'ai dû en tuer une bonne centaine !

Lorsque j'ai ouvert les yeux, j'étais dans une cage, comme un vulgaire bête destiné à la vente, moi Benjiir, fils de Benor ! On m'emmenait vers les Forges de l'Enfer, où je suis maintenant enfermé depuis douze ans. Ils m'ont amené à cette mine depuis deux ans et demi. Il paraît que c'est là que l'on met les fortes têtes. En tout cas c'est un honneur de partager ce four avec vous Messires ? »

— Link, fils de Landur

— Aluman, fils de Amusef

Le monde d'Eithelin et ses peuples

Nous sommes en 7049 après la création du Eithelin par Voiron.

Eithelin est un continent immense peuplé de nombreuses créatures toutes aussi différentes les unes que les autres. Cette terre a connu bien des malheurs mais elle avait toujours réussi à s'en sortir. Depuis des centaines d'années, elle vivait en paix et aucune guerre ne venait troubler sa quiétude. Eithelin était prospère.

Mais il y a quelques années, un elfe du nom de Eldamarthdûr, « l'Elfe au destin noir », fut tenté par le mal, comme l'avait prédit une voyante à sa naissance. Il devint maléfique et prit le nom de Baloro, « Grand feu ». Il a ensuite corrompu plusieurs espèces qui se sont ralliées à lui. Baloro possède une terre au Nord, la Terre Noire.

Il n'avait encore rien tenté de grave jusqu'à présent, mais certaines de ses légions commençaient à s'avancer vers le Sud pour capturer, piller et tuer.

Benjiir, le Nain guerrier

C'est lors d'un de ces raids menés par ces légions que Benjiir s'est fait capturer.

Benjiir est un Nain, et comme la plupart des Nains, il mesure un mètre et pèse environ cent soixante kilos. Il est le fils d'un grand Roi, Benor. C'est un grand guerrier et il n'hésite pas à se battre. C'est même l'un de ses loisirs préférés. Son arme de prédilection est une grosse hache à double tranchant. Elle lui a été forgée par son Grand-Père, comme le veut la tradition. Une pointe de vingt centimètres est au bout et un joyau en forme d'ours orne son manche. Il l'a appelée Romane, du nom de sa mère.

Benjiir porte l'habit que portent tous les esclaves des Forges de l'Enfer, une vieille tunique trouée et la sienne porte même une trace de sang. Elle avait dû appartenir à un esclave un peu trop résistant...

Les Forges de l'Enfer ont été construites par Baloro il y a bien longtemps. Elles sont immenses et enferment les nombreux prisonniers qui creusent pour trouver le métal qui sert à fabriquer les armes de l'armée de Baloro.

Benjiir, grâce à ses qualités de Nain, a été affecté à la fabrique de métaux. Il travaille toute la journée dans des conditions terribles : la température avoisine les mille degrés, et à plus de deux kilomètres sous la terre, l'air se fait rare. Heureusement, les Nains sont habitués puisqu'ils font les mêmes travaux pour leur compte. Par contre, ils ne sont pas habitués à être des esclaves et Benjiir a failli être exécuté plus d'une fois pour son caractère insoumis.

Les Nains parlent un dialecte qu'ils sont les seuls à comprendre. Mais certains, et Benjiir fait partie de ceux-là, savent parler « la langue des Hommes ». Par contre, ils le parlent avec un accent que certains qualifieraient de « campagnard ».

Les deux personnes à qui il racontait sa capture sont aussi étranges.

Link est un Elfe. Ce sont les créatures les plus belles du monde. Mais elles peuvent aussi être les plus cruelles. Link a 734 ans, ce qui est plutôt jeune pour un Elfe qui est immortel. Il est grand et mince et de longs cheveux noirs lui descendent jusqu'aux épaules. Il a de grands yeux noirs ainsi que de longues mains qui lui permettent de tirer à l'arc excellemment. Bien sûr, ses petites oreilles en pointe le distinguent des autres créatures.

Il a été capturé alors qu'il partait en chasse. Il a lui aussi été enfermé aux Forges de l'Enfer et enchaîné à la même mine que Benjiir grâce à sa résistance et à ses talents d'émailleur. Il vaut mieux être son ami car il se jure de vous défendre jusqu'à la mort. Par contre, être son ennemi vous garantit une mort brève, car comme tous les Elfes, il tire à l'arc et lance les javelots loin et sans jamais manquer sa cible.

Aluman, le Bédouin mystérieux

Nous arrivons enfin au troisième personnage qui n'a que peu parlé jusqu'à présent. Il s'agit d'Aluman, un Bédouin.

Ces hommes sont un peuple brave et résistant. Ils vivent au Nord du Grand-Pays, dans les endroits les plus désertiques et chauds. Leur peau est très dure, telle du cuir, ce qui leur fournit une protection contre les flèches. Ils courent plus vite que les elfes, et sont très endurants, capables de courir pendant des heures. De plus, ils savent sauter à presque huit mètres. Mais leur proximité de la Terre-Noire vaut leur perte. En effet, ils se font souvent capturer ou même tuer par surprise par les furets, ces petits monstres à la solde de l'ennemi. Il devient donc très difficile de trouver des bédouins, à part malheureusement dans les Forges de l'Enfer.

Mais il existe cependant des tribus qui se cachent encore.

Aluman est grand et bronzé. Il porte de nombreuses cicatrices sur le visage et à sa main gauche manque un doigt. Il était le chef d'une tribu qui s'est faite massacrer entièrement lors d'un raid ennemi. Il a vu ses enfants, sa femme, ses cousins, ses amis et tous ses soldats mourir devant lui. Il a été pris comme esclave par les furets, avant d'être envoyé dans les Forges de l'Enfer. Dans ses yeux se lisent désespoir et tristesse. Mais les personnes qui le connaissent savent qu'il n'attend qu'une occasion pour se venger, et même s'il se domine, en lui-même un grand combat se dispute : il aimerait se battre et crier sa haine, mais son naturel pacifiste et calme l'en empêche. C'est en fait un esprit torturé. Il est néanmoins un allié de taille : un sabre dans sa main est une plaie pour l'ennemi.

Une amitié forgée dans l'épreuve

Benjiir, Link et Aluman sont donc ensemble depuis peu de temps et viennent de faire connaissance :

« Eh bien Messire Aluman, vous n'avez pas eu la vie facile, lui dit Benjiir !
— Non, c'est vrai, et je pense que ma vie va se finir ici. Je regrette car je n'aurai pas pu venger mes fils.
— Mais non, il ne faut pas dire ça, rétorque Link. Moi je ne suis pas sûr de mourir du tout, et il se pourrait que je passe l'éternité ici ! Allons, allons, même si pour le moment nous ne pouvons pas dire que tout va bien, nous pouvons essayer de garder notre gaieté et notre bonne humeur, si l'on peut parler ainsi !
— Bien dit Messire Link, ajoute Benjiir. Ces horribles Golbur vont bientôt sonner la pause. À table ! »

En effet, un cor retentit au loin, aussitôt imité par une dizaine d'autres. On entend alors les coups de fouets des gardiens qui dirigent leurs prisonniers vers les cellules taillées dans la pierre par leurs propres occupants.

Benjiir, Link et Aluman vont dans la même et attendent leur repas. Ce sont des monstres de la taille d'un homme qui leur apportent leur plat. Ils sont appelés Golbur. Ils ont de longs cheveux gras et sales et à leur ceinture est attachée une épée ou un glaive. Ils portent quelquefois un collier avec les oreilles ou les doigts de leurs ennemis.

Leur histoire est sombre : les Golbur étaient des humains qui ont été corrompus par Baloro et qui sont devenus des monstres. En effet, Baloro aime faire des expériences sur ses soldats, afin de les rendre plus forts et plus résistants. Malheureusement, les expériences ne marchent pas toujours et l'une d'entre elles a complètement raté : le chaudron manipulé a explosé en plein centre des quartiers Golbur. La grande majorité a été touchée et de longues cicatrices ornent à présent les visages de chaque individu. De plus, la plupart n'ont qu'un seul bras. Si les cicatrices ne disparaissent pas au cours des générations, c'est dû au fait que les Golbur, pour renaître, se transforment en cocon et ressortent en pleine forme, mais avec le même visage. Ainsi, les Golbur sont restés marqués à vie.

« Tenez chiens, dit l'un d'eux aux trois compagnons, voilà votre pâtée. Mangez bien, vous ne pouvez faire que ça !
— Non, tu te trompes Golbur ! dit Benjiir, dont la mauvaise humeur due à son jeûne de la journée refaisait surface.
— Ah oui ! Que faites-vous d'autre ?
— On fait ça ! »

Et Benjiir lui fonça dessus et lui donna un grand coup de tête sur le ventre. Le Golbur recula de plusieurs mètres. Il lui dit en suffoquant :

« Sale chien, tu paieras ton infamie. »

Le Golbur cracha à terre et ferma la cellule en pestant contre Benjiir.

« Vous n'auriez pas dû faire ça, lui dit Link. Maintenant, il peut faire ce qu'il veut, et tu sais ce que cela signifie ! Il peut nous tuer, nous torturer, ou pire encore. Prions Tyraël !
— C'est lui qui m'a cherché ! Il n'avait pas à me dire ça, répondit Benjiir.
— Qui est Tyraël ? demanda Aluman.
— Comment, lui dit Link, vous ne connaissez pas l'Archange Tyraël ?
— Non, chez moi, nos dieux sont nos ancêtres que nous prions chaque soir.
— Bien, je vais vous expliquer : »

La légende de l'Archange Tyraël

« Au commencement, Voiron créa le monde, et en particulier le Grand-Pays. Il créa ensuite les espèces. Les Elfes, esprits rêveurs et poètes, les Nains, qui travaillèrent les souterrains, les Géants, qui travaillèrent la Montagne, et les Hommes qui travaillaient la Terre. Il créa d'autres espèces encore et il décida de les laisser se débrouiller.

Au bout de mille ans, il vit que les espèces se battaient entre elles. Il créa alors Tyraël, qui devait ramener la paix sur le Grand-Pays.

L'Archange invoqua les Esprits, et ils lui donnèrent des idées : Il devait créer des Maîtres qui dirigeraient les Éléments, et pour chaque espèce un Roi serait désigné. Il serait plus fort et plus intelligent que ses sujets. Mais il serait juste. Son fils lui succéderait et cela jusqu'à l'infini. Il devait aussi créer des Mages qui les vénéreraient lui et Voiron, et qui auraient les pouvoirs d'aider les gens et de faire la justice.

L'archange Tyraël fit tout cela et remonta aux Cieux en attendant. Mille ans plus tard, il descendit, et fut surpris de ne voir aucune bataille, aucun mort. Il demanda à une vieille dame qui lui répondit que c'était grâce aux Maîtres qui avaient empêché les éléments de se déchaîner sur les Humains, et grâce aux Mages qui faisaient la justice. Il remonta alors aux cieux et fit son rapport à Voiron. Celui-ci fut content de Tyraël, et lui donna une place aux cieux, à ses côtés, et il redescend quelques fois sous la forme d'un aigle géant. »

Voilà, c'est l'histoire qui est enseignée aux jeunes intéressés.

« Eh ben, vous en connaissez un bout sur la religion, lui dit Benjiir.
— En effet, j'adore ça ! Je connais toute la Koira, qui est notre livre sacré, dit-il à Aluman.
— En attendant, ce n'était pas bien ce que vous avez fait au Golbur, dit Aluman à Benjiir, craignez le lendemain Messire Benjiir !
— Ah oui ?! Regardez ! »

Il trouva un morceau de bois fin et assez long, qui avait la forme d'une baguette. Il prit ensuite un petit silex qu'il avait trouvé par terre et planta la face plate dans la baguette.

Ceci fait, la baguette était devenue une flèche grossière.

Il s'approcha de la grille et lança la flèche sur le Golbur qui l'avait insulté. Elle atteignit le mollet du monstre, et celui-ci s'écroula en hurlant.

« Mais vous êtes fou, lui dit Aluman, ils vont nous repérer !
— Mais non, lui répondit Benjiir. Baloro pense qu'un soldat blessé ne sert plus à rien. Celui-ci va donc se faire dévorer par un troll affamé pour divertir les Borim. Il paraît que c'est très drôle !
— Un Borim ? demanda Link.
— À mon tour de vous enseigner quelque chose, dit Aluman. Malheureusement, c'est beaucoup moins gai : »

Les Borim : cavaliers des ténèbres

« Les Borim sont des monstres qui se cachent sous de grands vêtements noirs. Personne n'a jamais vu leur visage et personne ne le souhaite ! On dit qu'il est rongé par le Mal. Ils parlent entre eux par de longs hurlements lugubres. Mais ils savent aussi parler aux autres espèces. Ils chuchotent alors, et ce chuchotement te fait trembler et hante tes rêves toute ta vie. Ils montent des chevaux noirs qui ont été martyrisés toute leur jeunesse. Ils portent donc de grosses cicatrices et sont devenus si sauvages que seuls les Borim arrivent à les monter. »

« Mais c'est le portrait du Diable que vous me montrez là, dit Link en riant. »

Mais quand il vit les visages lugubres des deux amis, il comprit qu'ils ne riaient malheureusement pas.

« Vous n'en aviez jamais entendu parler auparavant ? demanda Benjiir.
— Non, mais maintenant, j'ai aussi peur que vous. Brrr, ça me fait froid dans le dos.
— Bon, allez, je vous propose maintenant de manger, car j'ai faim, le travail de la journée est assez épuisant, et comme on dit chez nous, "Qui travaille dur la journée, ne se satisfait pas d'un œuf". Je vais donc manger le peu à manger, et je lécherai l'écuelle tellement j'ai faim. Ensuite, je vous souhaiterai bonne nuit. »

Et ils mangèrent en silence pendant que le Golbur se faisait dévorer par un troll dans la salle des Borim, ces derniers hurlant. De rire ? Personne ne pouvait le savoir !

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benjiir
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