
Il était une fois, dans un monde où le souvenir n'était qu'un souvenir, des hommes qui évoluaient selon leurs règles, leurs envies. Une diversité si grande qu'il était impossible de tous les comprendre et de tous les réunir dans une même histoire. Il y avait ceux qui commandaient et ceux qui exécutaient. Chacun sa propre tâche, chacun sa vie, chacun son avis. Tous avaient un but : vivre et être heureux. Aussi loin que pouvait aller leur imagination, ils s'adonnaient à la science autant qu'à la religion. La science pour l'évolution, la religion pour le respect de la vie.
Tous se disaient vivre à une époque moderne. Ils se trompaient.
Tout commence depuis toujours.
Le monde se réveille, regarde l'amour ou la mort en face, et part travailler, que l'on soit cadre ou clochard. Ils savent que ce soir ils reviendront, d'une façon ou d'une autre. S'ils meurent, ce sera aussi simple qu'un bonsoir. Ils fermeront les yeux pour la seconde fois.
En partant, ils n'auront pas oublié leur petit bisou du matin et, comme une vieille coutume, ils se retourneront pour avancer vers le nouveau.
La journée, ils feront ce qu'ils font tous les jours, et ensuite reviendront faire ce qu'ils font tous les soirs.
Ainsi va la vie jusqu'au moment où les conventions éclatent et où le sens des choses devient caméléon de jour en jour. Ils croiront tous que ce qu'ils font est bien, parce qu'ils le font tous, allant de la guerre à la paix, de mort en mort. Ils brûleront les affaires classées ainsi que leur propre soi, sans s'en rendre compte.
Quand l'idéal s'effondre : comment en arrive-t-on là ?
À partir du jour où vous vivrez sans vous soucier de l'idéal qui anime une vie. Les sentiments et le bon sens. Ce sentiment que vous avez en tant que patriote, ou lorsque vous regardez un film catastrophe et que l'adrénaline vous crie « va les aider ». Cette force en vous qui vous fait aimer et qui paraît parfois comme une faiblesse — du baiser à l'amour — aussi beau que ce soit, un jour, risque de disparaître.
Il suffit pour cela de l'oublier, ou de ne plus le comprendre, ou de ne plus le prendre tel qu'il est. Fragile et fort à la fois, incompréhensible et angoissant face à la vie, à l'idée de le voir évoluer, de le voir changer votre existence au point parfois de lui faire prendre des risques.
Un jour, ils disparaîtront. Mais pour le moment, c'est la course à celui qui a raison pour le plus grand nombre. Tout n'est donc pas fini. Dans chaque histoire, il y a une leçon à apprendre. Mais le mieux est de l'apprendre pendant l'histoire, plutôt qu'après.
Briser la monotonie pour vivre pleinement
Alors si la monotonie vous touche, sortez, aimez quelqu'un et partez vous inscrire comme président de la République de l'idéal, car la place est à prendre.
À tous ceux qui sont racistes simplement à cause d'une différence de couleur, à tous ceux qui font passer leur argent avant la vie des autres, ceux qui violent et qui tuent, directement ou indirectement, qui commandent à la mort et qui ne respectent pas la paix de vivre comme on l'entend, je leur dis d'aller vous faire foutre et que le bordel vous emporte. Vous êtes effacés.