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Essais

Le regard des autres

Une réflexion personnelle sur le regard des autres et l'image que l'on projette. Entre fausse indifférence et besoin de réassurance, un constat : tout le monde a sa chance avec tout le monde.

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L'homme est un animal qui vit en société (à part quelques très rares ermites ou naufragés solitaires à la Robinson...). Sérieusement, nous sommes tous nés dans une société, avec d'autres personnes. Nous vivons tous par et pour elles. Je vais m'abstenir de faire de la psychologie de bas étage puisque je n'ai que de très vagues notions de ce domaine, et ma seule et unique référence en la matière est Freud... J'aborderai d'ailleurs sûrement la valeur de l'expression « sciences humaines » dans un prochain billet.

Pourquoi le regard des autres nous importe-t-il ?

Pour l'heure, il m'intéresse surtout d'écrire sur la manière dont je vis le regard des autres... C'est certes, sûrement un poil égocentrique ou narcissique, mais c'est MON journal...

J'ai posté sur un forum tout à l'heure le lien de ce blog avec comme simple description une phrase obscure qui ne dévoilait rien de ce qui se tramait ici. J'ai hésité à le faire, parce que je ne souhaite pas particulièrement que des personnes qui me connaissent lisent ces quelques mots. J'ai tout de même procédé en pensant que les personnes avec qui je « dialogue » sur ce forum ne me connaissent pas, et c'est d'ailleurs bien là tout l'intérêt que j'ai à y aller. Une personne a alors répondu à mon post, et donné un avis plutôt positif, mais m'a demandé ce que j'attendais de cette forme pudique de publicité (bien que la personne en question ne sache pas vraiment que je suis son auteur, ni même que j'attendais un avis positif...). J'ai alors tapé en guise de réponse que c'était mon blog... Mais très vite, j'ai utilisé la touche backspace pour reprendre les mots que je venais de formuler (c'est aussi l'intérêt d'internet...). Je suis alors resté vague, dans une fausse pudeur qui me caractérise peut-être...

Assumer ou masquer notre image sociale

En effet, j'ai du mal à assumer le fait que le regard des autres a de l'importance à mes yeux, comme je pense qu'il en a pour chacun d'entre nous. En réalité, bien que je ne sois pas non plus obsédé par le regard des autres (du moins j'espère pas...), le fait même de vouloir faire ressortir une image de quelqu'un qui s'en moque éperdument (de son image) est un aveu de superficialité. Un exemple explicite : je ne suis que très rarement sérieux sur une photo (je ne le suis que lorsque ma tendre et chère me tanne pour l'être), mais la raison est justement pour ne pas donner une image d'un mec qui se prend au sérieux ; ou alors je caricature le « bogoss » pour pouvoir justifier la tentative d'être beau sur une photo et me défendre d'une futilité mannequinesque.

J'aime ce côté « j'men foutiste » que j'ai en moi mais je l'exagère pour les yeux des autres...

Pourtant, je n'ai pas tout le temps une très haute opinion de moi-même... Au contraire, j'ai souvent besoin d'être rassuré sur mon physique, mes capacités intellectuelles, alors que je suis pleinement conscient (je pense) de mes défauts mais aussi de mes atouts...

En réalité, j'ai des périodes où j'agis en fonction du regard des autres et d'autres moments, surtout quand je suis à l'aise, avec mes amis, où je m'en contrefiche, mais même dans le deuxième cas, je suis conscient de l'image que je donne de moi... Bien entendu, la perception de chacun est bien personnelle, tous les goûts sont dans la nature, mais je pense que le vécu commun véhicule des critères communs (que ce soit un bien ou un mal).

Je suis tout de même presque bipolaire, tour à tour sûr de moi, à l'aise, confiant, fier de ce que je suis, et parfois honteux, timide ou gêné... Je suppose que c'est le lot de tout un chacun, et que cela n'a pas grande importance...

L'image est trompeuse : leçons d'une rencontre inattendue

L'image est pourtant tellement trompeuse. J'aurais des centaines d'exemples de personnes que je ne percevais pas du tout comme ce qu'elles sont réellement : à l'époque du lycée, ce que je représentais avait beaucoup d'importance à mes yeux. Certaines lycéennes dites « populaires » me fascinaient, je les imaginais presque au-dessus de tout le monde, et je me pensais insignifiant à côté d'elles. Je pensais ce genre de fille inaccessible pour un « gars comme moi ».

Mais très vite, j'ai compris que tout le monde a sa chance avec tout le monde. Une expérience passée dont je me souviendrai longtemps me l'a démontré : pendant les grandes vacances, juste après le bac, je suis parti au Club Med (non, je suis pas un gros bourgeois, ma mère y travaille) à Jerba (Tunisie). Il y avait une jeune fille belle comme je n'en avais jamais vue ; elle avait un physique quasi parfait, et une certaine « classe »... Elle avait du sex appeal... Elle était convoitée par tous les mecs qui la voyaient (ou presque). C'était un peu la « star » du village. Je m'attendais à ce qu'elle sorte avec un de ces tombeurs musclés « qui se la pètent »... Eh bien oui, tout naturellement, sans que je la drague, je suis sorti avec elle, et j'ai couché avec elle le premier soir... Et surtout, je suis le seul à l'avoir embrassée durant tout son séjour. À partir de là, je me suis vraiment dit que tout le monde a sa chance avec tout le monde (ou presque).

Je m'adresse maintenant à toi, lecteur : tu ne sais jamais à l'avance tes chances auprès de quelqu'un ni même comment cette personne te perçoit (à moins qu'elle te l'ait dit franchement)...

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aurel339
aurel339 @aurel339
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