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Essais

Le Playmobil

Découvrez le Playmobil, ce faux rebelle ado en quête d'identité qui cumule sweat métal et skate sans culture musicale. Une parodie hilarante du poseur adolescent.

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Lorsque je vois un Playmobil, personnellement, je ris. C'est le stéréotype parfait du jeune en quête d'identité, du petit rebelle anti-parent par excellence.

Le style vestimentaire du Playmobil

Le Playmobil existe sous de nombreuses variantes, mais je vous parlerai ici du Playmobil de base.

Il marche légèrement voûté, perdu dans un grand sweat Nirvana ou Slipknot, parce que c'est ce qu'il a trouvé au magasin Playmobil (celui qui s'appelle Diabolik et où il y a du rouge, du noir et une tête de mort). La musique, il ne connaît pas. Enfin si, il a écouté Slipknot une fois et il a trouvé ça bruyant. Donc, dans sa logique de Playmobil, c'est forcément bien.

La rébellion anti-parents

Le Playmobil est anti-parent : il aime tout ce qu'ils détestent. D'où la musique bruyante (qu'il met à fond dans sa chambre dès qu'il peut). Si Papa et Maman décident d'aimer Slipknot, le Playmobil va se mettre au Vivaldi.

L'absence de culture musicale du Playmobil

Ce qui frappe tout d'abord chez lui, c'est son absence de culture musicale. Le Playmobil est un MÉCHANT, il aime le métal. Euh, c'est quoi le métal ? Le Playmobil ne sait pas. Parfois, il achète RockSound, il coche des noms, et il décide qu'il aime.

Parfois, il trouve un groupe underground, et ça aussi il décide qu'il va aimer, parce que ça fait toujours bien d'aimer des groupes que personne ne connaît. Ça fait rebelle.

Les accessoires du faux rebelle

Être un rebelle, c'est la grande préoccupation du Playmobil. C'est pour ça qu'il a des pics partout (assortis avec ses cheveux et, croit-il, ça fait joli avec sa tête d'enfant...), qu'il met très fort son walkman dans le bus (pour que tout le monde entende les basses et voie qu'il est « Fucking Hostile »... Et là, toi le Playmobil, tu ne comprends pas, car tu ne connais pas Pantera...), qu'il se balade toujours avec une bière (c'est la même toute la journée, il n'aime pas la bière, mais boire c'est vachement à la mode...).

D'ailleurs, il s'expose partout avec sa bière, même dans les parcs pour enfants (question de standing, car moi le Playmobil je suis un fou...). Par contre, quand il a enfin fini sa bière, il est bourré...

Quand il marche dans la rue, le Playmobil crie très fort, rit très fort, bref, il fait tout très fort. C'est qu'il veut qu'on le remarque, le Playmobil.

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Les idoles du Playmobil

Parfois, il décide qu'il est fan. Alors il va vénérer Serj Tankian, Corey Taylor, ou plus rarement James Hetfield (ça, c'est une évolution). Il va alors crier (très fort, vous avez suivi ?!) partout que personne n'arrive à la cheville de son héros. Qu'on tente de critiquer le héros en question, et le Playmobil devient agressif. Il n'a rien à dire, mais il prend l'air méchant, et on rit tellement qu'on ne l'écoute même plus...

Il va essayer de caser partout le peu de culture musicale qu'il possède, en prenant l'air inspiré, en parlant de sa Skyer made in China et en posant avec elle sur toutes les photos. Il va aussi vous montrer qu'il est un fou et un rebelle, et il vous le dira texto : « oui, je suis fou, c'est pas de ma faute ». Il calera ces quelques mots partout où il le pourra, notamment sur des sites Internet tels que... France Jeunes par exemple !

Car ce sont ses lettres de noblesse, au Playmobil : son sweat System Of A Down, sa guitare pourrie dont il ne sait pas jouer (enfin, si, les quatre premiers accords de Nothing Else que même moi je sais faire), les trois noms de groupe qu'il est capable de citer, et surtout, SURTOUT, sa « rebelle attitude »...

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La planche de skate, accessoire indispensable

Cette rebelle attitude se manifeste aussi par... LA PLANCHE DE SKATE...

Celle-ci est omniprésente, car, même s'il ne sait pas en faire, il l'emmène partout avec lui.

« Ah là là ma board, yeah, je l'aime autant que ma guitare »

La board en question, vierge de toute rayure, possède un très joli logo World Industries. Le Playmobil s'en sert pour se déplacer sur quelques mètres en sortant du lycée, mais pas plus, parce que ça demande de la concentration.

Et oui, vous l'aurez deviné, le Playmobil NE SAIT PAS skater.

Parfois, il va sur les spots où viennent les vrais skateurs, parce que ça épate les minettes, et il pose. C'est-à-dire que parfois il se lève, il monte sur sa board, tente un ollie, ou un flip pour les plus téméraires, puis va retrouver sa fidèle bière, déjà évaporée par toutes les heures passées ouvertes à attendre qu'on la boive.

En rentrant chez lui, le Playmobil est parfois jaloux, alors il frotte sa board contre les murs pour faire style qu'il fait des boardslides. Que voulez-vous, le Playmobil est un poseur... Tout dans l'apparence...

Et, de temps à autre, quand il est trop fatigué par sa journée, il s'énerve et casse sa planche en sautant dessus...

Demain, au lycée, le Playmobil racontera à ses groupies qu'il a cassé sa board en faisant un merveilleux 3-6 Flip... Elles le regarderont avec leurs yeux énamourés de Playmobil femelles, et il sera fier...

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la maitresse des poissons roug
la maitresse des poissons roug @la maitresse des poissons roug
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