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Essais

Le paradis, ou la destruction du monde

Un voyage au paradis transformé en enfer. Dans le désert américain, un moment de bonheur absolu brisé par la violence aveugle des hommes.

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Je roulais tranquillement dans le désert américain avec mon ange.

Je voulais juste l'emmener au bout du monde, dans un petit coin de paradis, dans le jardin d'Éden pour passer un moment merveilleux avec elle. Pour réaliser son rêve... À côté de moi, heureuse et amoureuse, elle était comme une enfant : belle, douce et câline.

Arrivés à destination, dans un lieu surréaliste car tellement rêvé, son comportement devenait de plus en plus touchant, tellement sa joie transcendait ses mots, ses regards et même ses pas tremblotants de désir. Jusqu'à ce moment où elle se déshabilla pour marquer cet instant au plus profond de son corps... Elle voulait un enfant de moi.

Nus, sur le sable, sous le soleil de Satan, nos corps fusionnaient dans des cris de plaisir jusqu'à l'orgasme où la terre se mit presque à trembler.

Notre dernier orgasme...

Courant main dans la main au milieu du désert, toujours aussi nus, nous étions au paradis.

De retour à la voiture, au coucher du soleil, je repartais seul... Après avoir perdu mon ange dans les griffes du démon.

Quelques heures plus tôt, l'enfer avait frappé... Putain !

Une voiture arriva à vive allure pendant notre représentation d'Adam et Ève. Elle s'arrêta. Trois loubards en sortirent avec des battes cloutées.

L'un d'entre eux m'en colla trois coups dans les genoux pour m'immobiliser. Un coup aurait suffi, mais deux autres pour voir du sang gicler. Et pour entendre des cris de douleur et de peur...

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Les deux autres fascistes en voulaient à mon ange... Ils l'attrapèrent, sans oublier de la plaquer au sol, de lui arracher ses fringues et de lui défoncer le crâne à coups de battes cloutées. Morte, ses yeux dans ma direction, en train de se faire défoncer par un pédé frustré et nécrophile.

Tabassé et laissé pour mort, ils s'étaient trompés !

Comme quoi, un instant de paradis et de bonheur est toujours brisé par les autres, par les loups, par les hommes.

Humaniste, je vois ma vengeance comme un devoir et je l'accomplirai, quitte à périr sous la vengeance d'un autre qui périra sous la vengeance d'un des miens.

Comme quoi, la bataille de quelques hommes n'est que le début de la destruction du monde !

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gaspar
gaspar @gaspar
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