
Voici la troisième partie du Moloch, une suite améliorée grâce à vos commentaires. J'espère que cette fin vous plaira.
Je vous remets ci-dessous les deux premières parties, entièrement corrigées :
Première partie
Horace a vingt ans et n'en peut plus. Oui, Horace est fatigué et malheureux car ces dernières années ont été très dures pour lui. Depuis son plus jeune âge, il travaille à la casse de son père sans personne pour l'aider. Sa mère est morte en le mettant au monde car il est né difforme, avec un poids anormal de cinq kilos neuf cents, et mesurait près de quatre-vingts centimètres. Son père, lui, est mort à la casse, écrasé par une vieille voiture qui lui est tombée dessus. Il y avait du sang partout et le pire, c'est qu'Horace était là quand ça s'est passé. Depuis, il en est traumatisé. À partir de ce jour, il travailla seul à la casse, à porter de vieilles voitures, ce qui lui déformait les membres.
Ce soir, coup de folie, il n'en peut plus et part faire un tour avec sa voiture. Sur la route, il aperçoit deux autostoppeuses. Il s'arrête et leur fait signe de monter. « Allez, montez », dit Horace. « Que vous arrive-t-il ? » « Nous nous sommes perdues », répondent-elles. « Ah, où voulez-vous aller ? » « À Limbridge, c'est à environ dix kilomètres d'ici. » « Ok, alors je vous emmène, mais par contre moi je m'arrête à la casse, alors je vous y déposerai. Après ce n'est pas loin, d'accord ? » « Bien sûr », répondirent-elles.
Arrivé à la casse, ne voulant pas les abandonner en si bon chemin, Horace les invita à boire un coup. Les deux filles refusèrent (pour leur malheur). Horace se mit dans une telle colère qu'il en devint fou. D'un coup de poing, il les assomma puis les traîna jusqu'à un poteau où il les enchaîna toutes les deux. Il attendit quelques instants qu'elles se réveillent pour leur réserver un traitement qu'elles n'auraient jamais imaginé. Horace attrapa le cou d'une des filles et commença à enfoncer sa main dans sa chair. Elle mourut sur le coup, car ensuite il en arracha tout ce qu'il y avait : trachée, œsophage, veine, artère... pour les sortir à l'air libre. L'autre fille s'était mise à hurler et à pleurer pendant qu'il commençait à arracher cœur, foie, intestin. Il les enlevait avec une telle rage que le sang giclait sur lui, par terre, sur les vieilles voitures. Il y en avait tellement que le corps de la fille en était vidé. Ce qui restait de la fille, c'est-à-dire les os et des morceaux de chair, il les donna à ses chiens. En revanche, il garda les organes qu'il avait arrachés.
Puis il se dirigea vers l'autre fille, une masse à la main. Il commença par lui briser les jambes jusqu'à presque les lui couper. La jeune fille tomba dans les pommes. Horace en profita pour lui réserver le même traitement qu'il avait fait subir à l'autre fille.
Plus tard, après avoir donné les os au chien, il prit les organes et les cacha entre les piles de voiture dans un sac. Il en prit une partie pour les dévorer crus. Le lendemain fut une journée plus tranquille pour Horace car c'était son jour de repos. Toute la journée, il repensa aux filles, aux hurlements, au sang... Et devint accro, comme à une drogue, à la mort, à la souffrance... Alors, il décida de s'engager comme remorqueur. Le soir même, il fit l'acquisition d'un superbe camion noir avec écrit dessus « remorqueuse ». Il était tellement pressé de l'essayer qu'il partit aussitôt. Sur la route, Horace regarda de tous les côtés pour voir s'il n'y avait pas d'automobilistes arrêtés. Puis, quelques heures plus tard, vers une heure du matin, il aperçut un véhicule arrêté sur une aire de repos. Il alla jeter un coup d'œil et demanda : « Bonsoir, je peux vous aider ? » « Oui, je suis tombé en panne », répondit un jeune homme d'environ une trentaine d'années. « Pouvez-vous me remorquer, s'il vous plaît ? » « Bien sûr, montez dans votre voiture et je fais le reste. »
Après avoir attaché et déposé la voiture sur le camion, il rentra à la casse. Arrivé là-bas, il déposa la voiture et le jeune homme s'étonna : « Pourquoi m'avez-vous emmené ici ? » « Tu le verras assez tôt », répondit Horace d'une voix machiavélique.
Horace l'assomma et l'attacha au poteau où il avait tué les deux femmes la nuit d'avant. Il attendit quelques minutes qu'il se réveille. Horace, l'air de plus en plus mauvais, un tournevis à la main, commença par lui enlever les yeux, ou plutôt les déchiqueta comme un animal enragé, tandis que le pauvre homme hurlait. Il hurlait tellement fort qu'Horace prit une tige en métal flexible et lui enfonça dans la gorge jusqu'à la lui transpercer. Le pauvre souffrait car son sang commençait à lui remplir l'estomac et à ressortir par la bouche. Puis il mourut dans une souffrance inimaginable. Mais Horace n'en avait pas fini avec lui : il prit un marteau et le tournevis pour lui ouvrir le crâne et lui dévorer la cervelle encore chaude. Il lui ouvrit le torse de ses mains et lui en arracha tous ses organes pour les mettre avec les autres qui avaient déjà commencé à pourrir. Alors, il préféra les donner au chien, sauf le cœur, sa partie du corps préférée, qu'il trouve tendre et bon à manger.
Cette fois, Horace était comblé. Il trouvait qu'il ne s'était pas mal débrouillé pour son premier remorquage et il s'en félicitait. Après s'être couché, il pensait déjà à la prochaine personne qu'il allait, disons, remorquer. Le lendemain, il se leva tôt car il devait travailler à découper les voitures et surtout à broyer les restes du jeune homme et de sa voiture. Dès la fin de son travail, vers dix-neuf heures, Horace prit la remorqueuse et partit à la recherche d'une proie...

Deuxième partie
Pas longtemps après, il trouva un couple de personnes âgées d'environ soixante-cinq ans, les cheveux déjà gris. La femme était habillée d'une robe longue, en tissu rose à fleurs, et l'homme d'un pantalon marron et d'une chemise noire. Ils étaient tombés en panne. Horace leur proposa son aide, mais toujours avec une idée derrière la tête. Ne sachant pas ce qu'ils risquaient, les deux personnes acceptèrent. Donc Horace les remorqua jusqu'à chez lui, où les traces de sang n'avaient pas totalement disparu. Il les invita à entrer puis ils discutèrent un petit moment : « Saviez-vous que dans les environs, il y aurait peut-être une personne qui enlève des jeunes ? » raconta la vieille. « Ah ! Non, qu'est-il arrivé ? » « En fait, on raconte que deux jeunes filles auraient été enlevées puis violées. » « Ah bon ! Moi je crois avoir une meilleure version. » Horace se lève de son fauteuil déchiré et marche vers la porte pour la fermer à clé. « Ma version serait qu'elles auraient bel et bien disparu, mais ni violées ni enlevées. Elles auraient plutôt été tuées avec un jeune homme aussi hier. Mais connaissant cette personne, je peux vous dire que personne ne les retrouvera. Toute leur chair a été broyée, déchirée, comme la vôtre dans quelques heures. » Tout en disant ça d'une voix plus que noire, il attrapa une chaise et assomma la pauvre femme toute tremblante. Elle s'écroula dans un bruit énorme, il faut dire qu'elle n'était pas toute maigre non plus.
Il attacha ensuite l'homme, qui était resté pétrifié en le voyant, dans la baignoire. Il prit la femme, l'attacha sur une chaise, un seau de chaque côté, et il lui entailla les veines de manière à ce que le sang coule dans les seaux. La vieille se réveilla et hurla de toutes ses forces, c'est-à-dire pas grand-chose. Elle commençait à avoir la tête qui tournait fortement et à voir flou. Son sang sur les poignets coulait à flot ; quand il s'arrêtait ne serait-ce qu'un peu, il entaillait de plus belle. Au bout d'environ dix minutes de torture, elle tomba dans un profond sommeil, s'étant vidée complètement. La peau de la vieille avait une couleur blanc pâle. Laissant de côté, il fit pareil avec le vieux.
Après, quand il ne lui resta plus une seule goutte de sang, il alla vider les seaux dans la baignoire. Puis il se déshabilla et entra dans le sang encore tiède. Il se lavait avec : les cheveux, il le faisait entrer et sortir de sa bouche ; pour lui, c'était un vrai plaisir. Il adorait ça, « le sang ».

Troisième partie : La fin sanglante d'Horace
Horace fit disparaître les corps des deux vieux de sa bonne vieille méthode simple et efficace. La spirale de violence dans laquelle il commençait à être aspiré le rendait fiévreux, impatient, nerveux. Chaque bruit, chaque souffle le faisait sursauter, faisait remonter en lui ce nouvel instinct de bête sauvage, de tueur sanguinaire... Il décida tout de même de laisser passer la nuit avant de se remettre en chasse. Sa nuit fut brève. L'appel du sang retentit dans son esprit malade dès le lever du jour. Il sauta dans son camion et commença à sillonner les routes. Peine perdue. À midi passé, il n'avait toujours pas trouvé de proie. Il avait ha, il était frustré et surtout, il voulait du sang. Entendre son propre cœur qui battait à ses tempes lui était insupportable. Il freina brusquement sur une aire d'autoroute. Il descendit de sa dépanneuse et s'étira sur le parking. Il jeta un œil autour de lui. Une famille était assise sur une de ses tables en faux plastique imitation bois qui permettent aux automobilistes de s'asseoir et de goûter aux sandwichs du même plastique de la boutique d'en face.
Cette famille comportait deux adultes, un adolescent renfrogné et une merveille de petit garçon. Blond, les yeux clairs, pour l'instant il semblait plus attiré par le grand camion qui venait de se garer que par le délicieux sandwich que sa mère lui tendait d'un air impatient.
« Je veux voir le camion ! Maman ! Le camion ! »
La mère poussa un soupir et ordonna au plus âgé :
« Emmène ton frère voir le camion. »
L'adolescent poussa un soupir pour bien montrer à quel point la tâche était insoutenable et épuisante, puis il se leva et suivit le petit garçon jusqu'au camion.
Horace apparut devant lui juste quand il s'arrêtait près de la dépanneuse.
« C'est ton camion ?
— Oui.
— Il est joli.
— Oui.
— Moi aussi j'ai un camion. Tu veux le voir ? »
« Guillaume, laisse le monsieur tranquille », ordonna le grand frère d'un ton horripilant.
Horace n'en pouvait plus. Ce petit garçon, il ne le voyait déjà plus tirer la langue à son frère, il le voyait déjà fendu en deux, la gorge ouverte comme pour un rire sinistre, le sang dégoulinant un peu plus à chaque faible pulsation de son cœur, qu'il aurait pris soin de laisser battre le plus longtemps possible.
« Je veux monter dans le camion !
— Non », répliqua le grand frère.
« Je veux, je veux, je veeeeeeux ! » trépigna le môme. « Je veux !! Je veeeeeeeeeeeux ! » Éprouvé par la voix stridente du petit, l'adolescent demanda à Horace :
« Est-ce qu'il peut monter ? »
Horace ne l'entendit pas, perdu dans ses rêves... Après avoir fendu le garçonnet en deux, il imaginait ses doigts plonger dans ses intestins et dérouler, dérouler, dérouler...
« Monsieur ? Il peut monter ? »
Horace, ramené à la réalité, sursauta. Il fut sur le point de refuser, mais se ravisa et dit d'une voix douce :
« Bien sûr. Mais monte avec lui pour qu'il ne touche à rien. »
Sans se méfier, les deux frères grimpèrent. Aussitôt, Horace claqua la porte sans prêter attention à la cheville du plus grand qui se trouva aussitôt sectionnée dans un jet de sang. Le pied tomba sur le parking, bien à plat.
Horace grimpa le plus vite possible et fit démarrer le camion sans prêter attention à la mère qui, alertée par le hurlement de douleur de son aîné, arrivait en courant face au camion. Quelle idiote. Tout le monde sait que lorsqu'un psychopathe est dans un camion, il ne faut pas se placer face au camion. C'est stupide. Il est plus qu'évident qu'il va accélérer avec un sourire mesquin, qu'il va percuter la femme, laquelle s'envolera tel un oiseau aspiré par un réacteur, pour retomber derrière le camion, le corps complètement désarticulé, brisé par le choc. Et il est encore plus clair que le camion va reculer et s'acharner sur le corps pour le réduire à l'état délicat de crêpe pour cannibale.
Mais la brave dame, il me semble, n'était pas au courant. Aussi connut-elle ce sort funeste.
« Maman... » gémit le petit. « Maaaman ! »
Le père sortit en courant d'un bosquet d'arbres où il s'était isolé un instant pour se soulager. Il tenta de se rajuster pendant sa course derrière le camion, mais il glissa sur le cadavre déformé de sa femme qu'il n'avait pas vu.
Il s'évanouit en se relevant. Il retomba donc encore une fois sur le cadavre qui ne pouvait pas amortir sa chute, incrusté dans le macadam par les roues d'Horace.
Le camion s'éloignait rapidement.
L'aîné tenta de frapper Horace mais la douleur brouillait sa coordination. Il envoya donc une gifle gigantesque à son petit frère. S'apercevant de sa méprise, il se traîna sur la banquette pour s'approcher d'Horace, leva la main et tenta de lui asséner un coup. Le conducteur, surpris, donna un coup de volant. La tête du jeune homme traversa le pare-brise, les éclats de verre malins s'incrustèrent dans son visage, dans ses yeux qui éclatèrent, fendus en deux. Le cou brisé, la tête de l'adolescent resta avachie contre le pare-chocs, bringuebalant au rythme des cahots de la route, se balançant de droite à gauche, barbouillant de sang la carrosserie et le verre. Heureusement, Horace passait par des petites routes isolées et personne ne vit ce camion tout ensanglanté avec une tête qui dépassait de la cabine. Quant au petit garçon, il s'était recroquevillé près du fond et ne bougeait plus. Une fois arrivé, Horace descendit, attrapa la tête et commença à tirer dessus pour la dégager. Mais elle était fermement coincée. Notre héros tira brusquement et la tête lui resta entre les mains, séparée du corps. Horace semblait émerveillé par cette tête sanglante qui lui souriait. Il introduisit sa main large dans le cou, broyant l'œsophage et tous les tubes qui avaient eu la mauvaise idée de se trouver là. Une fois la tête fermement encastrée dans sa main, il la tourna et commença à jouer avec à la façon d'un sombre marionnettiste. D'un doigt, il étirait la bouche, d'un autre il fermait les paupières sur ce qu'il restait des yeux, provoquant à chaque fois un léger filet de sang dû aux morceaux de verre toujours coincés dans la chair.
Une fois qu'il eut marre de ce petit jeu, il s'approcha de l'enfant toujours au fond de la banquette. Il l'attrapa en lui souriant, le tira hors du camion. Le petit, pétrifié, ne se débattait pas. Horace chercha un instant comment commencer ses tortures, puis il attacha les chevilles de l'enfant à l'aide d'un câble en fer qui traînait, qu'il fixa à un arbre. Puis il prit les poignets du petit et commença à tirer pour écarteler le marmot. Chaque os produisit un sombre craquement en se désolidarisant les uns des autres. Ce petit jeu ne l'amusa qu'un temps. Il avait envie de sang. Il détacha l'enfant, presque mort. Il entailla son visage, son cou, ses bras, puis l'allongea à terre, posa un pied sur son ventre et appuya. De chaque entaille sortit une fontaine de sang qui aspergeait Horace à chaque pression. Il appuya de plus en plus violemment, tel un campeur énervé par une pompe à gonfler les matelas. Il finit par sauter à pieds joints sur le ventre du petit garçon pour faire jaillir le sang plus fort, plus haut. Une fois qu'il fut fatigué de sauter comme un kangourou massacreur, il s'assit près du cadavre. La main pâle du garçonnet était posée sur le sol, près de lui. Il la souleva, la laissa retomber. Puis il la reprit, l'éleva à hauteur de son visage et se rendit compte qu'il avait faim. Très faim. Il amena la main près de sa bouche.
Horace planta ses dents avec violence dans la main du garçonnet et en arracha la chair. Il mastiqua un moment, puis commença à s'attaquer au bras, mordant le plus profondément possible. Il se jeta avec violence sur le cadavre, plantant ses dents un peu partout, dévorant littéralement le petit, arrachant la chair par lambeaux, sans se soucier de finir proprement un bras ou une jambe, grignotant au hasard. Sa bouche était maculée du peu de sang qu'il restait dans les veines de l'enfant.
Une fois son appétit calmé, il fit disparaître les restes du gamin dans le broyeur.
Il alla se coucher, l'estomac plein, sans se demander pourquoi aujourd'hui trois personnes étaient mortes.
En revanche, loin d'ici, on se le demandait. La police, déjà alertée par la disparition des deux vieillards et des jeunes filles, commençait à faire le rapprochement entre les trois affaires. Grâce au témoignage du père, ils lancèrent un avis de recherche concernant une dépanneuse noire qui ressemblait furieusement à celle d'Horace. En fait, c'était celle d'Horace.
Mais lui, bien trop fou pour se soucier d'une quelconque conséquence à ses actes, se leva le lendemain plein d'idées.
Il remonta dans sa dépanneuse et fit une grave erreur : il alla jusqu'en ville. Là, il trouva deux jeunes filles cachées derrière une poubelle. Il descendit en leur demandant naïvement ce qu'elles faisaient là.
« On se planque », dit la première.
« Connard de Sarko, fit la deuxième. On peut plus faire notre taf tranquillement. Sinon les poulets nous chopent... Et au trou. Connard ! »
Horace ne comprit pas très bien de quoi elles parlaient. Il avait beaucoup plus intéressant à faire que de suivre la politique, comme bien d'autres.
Il proposa aux deux jeunes femmes de monter dans son camion pour pas qu'elles ne se fassent « choper ».
Il fut surpris que les deux jeunes femmes lui demandent de l'argent pour ce service, mais ne dit rien et leur proposa de les payer plus tard. Il avait bien trop faim pour se demander pourquoi il devait payer sa nourriture.
Il sortit de la ville avec les deux filles dans son camion. Il ne remarqua pas l'une d'elles qui remontait sa jupe, ni l'autre qui commençait à se dévêtir. Il restait concentré. Il fallait garder son calme jusqu'à l'arrivée. Là-bas, il pourrait s'amuser un peu.
Calme. Concentré. Il accéléra. Plus vite il serait arrivé, plus vite elles seraient attachées, tremblantes de peur, à ses pieds. Enfin, sa déchetterie apparut à un virage.
« C'est là que tu vis ? » demanda l'une d'elles.
« Oui. Et c'est là que tu meurs », répliqua-t-il, inquiétant.
Il arrêta le camion, les tira hors de la voiture et les ligota non sans difficulté, évitant les coups de griffes et de talons aiguilles.
Il commença d'abord par ouvrir en deux la première. Il découpa grossièrement et brutalement, avec un long couteau solide qui brisait les os, de la naissance de la gorge jusqu'au sternum. Puis il écarta les côtes désolidarisées par le couteau et laissa béante l'ouverture. Il recula, sentant l'excitation monter en lui. La vue de la jeune fille ouverte lui donna une idée. Il agrandit l'ouverture, la découpant jusqu'au nombril, évitant les intestins qui tombaient au sol, et plongea la tête dans le ventre sanguinolent de la jeune fille, mordant ce qu'il pouvait, mangeant à même le plat, si j'ose dire, arrachant un morceau de poumons, un foie, la vidant de ses entrailles. Il finit par arracher avec ses mains ce qui le gênait dans sa progression. Il brisa des côtes, il arracha tout à coup une artère qui libéra un geyser de sang. Il retira un instant sa tête du corps, mordit un des seins dénudés, arrachant violemment peau, chair et silicone d'un même geste.
Il continua à vider la cage thoracique des organes qu'elle contenait. Enfin, il sentit le cœur, immobilisé par tant de souffrance. Il l'arracha d'une main, reprit son souffle et le prit entre ses mains. Puis il l'aplatit le plus possible, rendant ses mains poisseuses des caillots qui s'étaient formés. Il en fit une vraie purée, digne d'un petit pot Blédina, qu'il absorba aussitôt. Puis, sur le cadavre vidé, il arracha une jambe. Il enleva soigneusement la peau, dénudant les muscles, et la plaça au réfrigérateur.
Puis il s'approcha de l'autre jeune femme, allongée à terre, tentant de se débattre, terrorisée par le spectacle qu'elle venait de voir. Horace lui jeta un coup d'œil, sortit et revint avec une ponceuse. Il la bricola pendant une bonne demi-heure et lorsqu'il se retourna, heureux, l'innocent papier de verre qui ponçait le bois était devenu une plaque percée de clous, prête à déchiqueter tout ce qui passait à sa portée. Il la mit en route.
Il commença à remonter à partir des jambes fines de la jeune femme qu'il avait prise soin de dévêtir. Il appuyait fortement, des lambeaux de chair, de muscles et de peau tout sanguinolents tombaient, arrachés par les pointes mortelles. Il ponça chaque jambe de la cheville au genou jusqu'à l'os. Puis il posa sa main sur l'os, sourit à la jeune femme presque évanouie de douleur et d'un coup sec, le brisa d'un geste vers le haut. Il laissa « intacte » l'autre jambe et, avec son os au bout duquel il restait un pied tout sanglant, commença à frapper le crâne de la jeune femme. Celui-ci explosa littéralement sous la violence des coups. Au milieu des débris d'os et de cervelle, du sang jaillit en bouillonnant. Horace attrapa le cou de la jeune femme et commença à taper le sol avec ce qui restait de la tête de la jeune femme pour libérer entièrement ce qui restait du cerveau et le réduire en bouillie rougeâtre. Puis il allongea la jeune femme sur le ventre, remonta le menton d'un coup sec à plusieurs reprises, faisant craquer les vertèbres et brisant le cou. Il tenta de faire faire à la tête un tour complet sur elle-même, mais n'y arriva pas. Pas entièrement du moins. Il se lassa donc de ce petit jeu et la replaça sur le dos. Il avait envie d'un barbecue.
Il fit chauffer quelques braises et plaça le visage du cadavre au cœur de la fournaise. Lorsqu'il l'en retira, les traits doux de la jeune fille avaient disparu, remplacés par un magma de boursouflures, de cloques et de cendres. Une odeur de grillé s'élevait.
Horace n'en avait pas encore assez. Il alla chercher une hache et commença à débiter le corps en morceaux.
Violemment, il sépara le tronc en six, les bras en huit et la tête en trois. Éclaboussé de sang, d'éclats d'os et de lambeaux de peau, Horace finit par aller se coucher, trempé du sang de ses deux nouvelles victimes, sans prendre le temps de broyer les cadavres.
Deux voitures de police arrivèrent, sirènes hurlantes. Horace les entendit trop tard. Il n'eut que le temps de sortir de son lit, en sueur, toujours plein de sang, de regarder les cadavres sur le plancher. Il en attrapa un pour essayer de le faire disparaître. Il le traîna jusqu'au broyeur, à l'insu des policiers qui commençaient à fouiller la déchetterie. Paniqué, désorienté, il tenta de le faire marcher à plusieurs reprises avant d'y arriver. Il souleva le corps, le laissa retomber, surpris par le cri d'un des policiers qui avait entendu le bruit de la machine. Puis il recommença. Le corps bascula presque entièrement. L'une des mains aux ongles longs s'était accrochée au tee-shirt d'Horace. Il n'arrivait pas à se dégager. Il se sentit aspiré par l'atroce machine. Il hurlait, fou de terreur. Sa tête se trouva broyée en premier. Le reste de son corps commençait à être lentement compressé par les deux implacables rouleaux. Sa nuque craqua, ses vertèbres rejoignirent ses côtes, du sang jaillit de partout, son ventre éclata, ses organes furent aplatis, ses jambes, autrefois solides et fortes, cassèrent comme de pauvres brindilles.
Quand les policiers arrivèrent, ils ne virent personne près du broyeur, mais ne purent ignorer les taches de sang plus ou moins récentes près de la machine. Ainsi finit Horace, comme tant d'autres avant lui.
Merci de votre attention mais je voudrais remercier « bloodysbox » pour la 3ème partie de l'histoire.
Questions, réponses
Y a-t-il une raison à cette histoire ?
NON, j'ai essayé de faire cette histoire dans le seul but d'essayer d'être le plus gore possible et pour cela j'attendais vos commentaires.
Suis-je un psychopathe comme Horace ?
NON, je n'en suis pas un.
Cette histoire est-elle la suite de mon autre article : « L'île de l'épouvante » ?
NON.
Remarque : pour cette histoire, aucune suite ne sera mise en ligne bien qu'elle soit déjà écrite.
Qu'est-ce qu'un moloch (et non pas « moloche » comme j'ai fait l'erreur) ?
Un moloch est un ancien démon qu'on vénérait en lui offrant des sacrifices humains.