
Nous sommes le 2 juillet 1960. Victor, un jeune homme d'une vingtaine d'années, décide d'aller retrouver ses amis en boîte de nuit. Il prend sa voiture et se rend dans ce club si populaire à l'époque. Il y retrouve ses amis de toujours et ils s'amusent comme des fous. Ils dansent, rient, boivent et sont si bien ensemble. Leurs histoires hilarantes de bêtises remontent, du jardin d'enfants au collège.
Pendant que ses amis rient aux éclats, Victor remarque une magnifique jeune fille assise toute seule à une table. Elle a de très beaux cheveux longs, raides et châtains, des yeux d'un bleu électrique presque effrayants, un visage d'ange avec une bouche rosée. Le jeune homme remarque vite que cette jeune fille n'est pas maquillée : elle est naturellement belle. Il remarque aussi qu'elle a une taille parfaite. Elle est vêtue d'une robe bleue assortie à ses yeux et, autour du cou, elle porte un foulard aussi blanc que la neige.
Seule ombre au tableau — et Victor le remarqua tout de suite — : cette jeune fille, si belle et si gracieuse, semblait malheureuse, dépitée et seule. Victor décida alors de passer à l'action. Il s'avança vers la jeune fille et engagea la conversation. Elle avait une voix mielleuse, mais aussi si dramatique. Elle s'appelait Laétitia. Ils parlèrent de tout et de rien. Elle lui raconta sa vie et lui, la sienne.
Minuit approchait à grands pas. Laétitia expliqua à son ami qu'elle devait rentrer. Victor lui proposa très gentiment de la raccompagner chez elle. La jeune fille accepta. Ils montèrent dans la voiture et partirent. La belle avait très chaud dans la voiture, alors elle décida d'enlever son immense foulard.
Après 30 minutes de route, la voiture s'immobilisa. Les deux tourtereaux s'échangèrent un baiser et la jeune fille rentra chez elle. Mais après 5 minutes, Victor remarqua que sa dulcinée avait oublié son foulard dans la voiture. Il décida d'aller le lui rapporter.
Il toqua à la lourde porte et une femme maigrichonne et petite lui ouvrit. Victor lui expliqua que Laétitia avait oublié son foulard et qu'il venait le lui rapporter. Mais la vieille femme, livide, lui répondit :
— Mon Dieu, où as-tu trouvé ce foulard ? Il appartient à ma fille Laétitia !
Victor lui dit :
— Eh bien, je viens de la raccompagner en voiture, mais en descendant, elle a oublié de le prendre.
La dame lui dit alors :
— Mon garçon, ma fille Laétitia est morte il y a un an, jour pour jour. Elle est morte en rentrant de boîte de nuit avec son ami, qui a également péri sur le route. Et ce foulard, elle l'avait quand elle est morte. Mais où l'as-tu trouvé ?
Le pauvre Victor, désemparé, s'enfuit en laissant la dame sur le seuil de la porte avec le foulard de sa fille. En traversant le petit jardin, il découvrit une pierre tombale : « Ici repose notre défunte fille Laétitia, décédée le 2 juillet 1959. »
Victor partit travailler dans le nord et on n'entendit plus jamais parler de lui.
Histoire inventée ou réalité ?
Alors, qu'en pensez-vous ? Cette histoire vous a-t-elle glacé le sang ?