
En plein milieu de la nuit, la pluie bat son plein et les rues sont vides dans ce quartier oublié où le seul endroit encore un peu entretenu est le cimetière. 3250 corps en décomposition plus ou moins avancée peuplent ce paisible endroit où la tranquillité rappelle continuellement la mort et la tristesse qui va avec.
Il n'est pas loin de minuit et Igor le fossoyeur, ou plutôt monsieur le technicien de nettoyage préposé à l'ensevelissement de personnes défuntes, comme il aime se faire appeler, sort faire son tour rituel du cimetière de façon à se rendre compte de l'état des tombes. Il faut bien le dire, leur état est aussi instable que celui des occupants de ces habitacles de pierres. Mais surtout, s'il effectue cette ronde, c'est en grande partie pour faire peur à d'éventuels profanateurs de tombes, qui sont monnaie courante dans ce lieu perdu au milieu d'un petit patelin presque inhabité.
Ce qui est sûr, c'est que s'il y avait ne serait-ce qu'un petit pilleur de tombes qui se risquerait dans le cimetière, Igor n'aurait aucun mal à lui provoquer une peur bleue, si ce n'est carrément une crise cardiaque. En effet, s'il s'est vu relégué à une place si ingrate dans la société, c'est sûrement dû au fait qu'il est muni d'un visage d'une atrocité indescriptible et d'un corps difforme à la rondeur ignoble. Et pour couronner le tout, il est enveloppé d'une odeur fécale à la limite du supportable. Bref, si la laideur a un nom, c'est bien celui d'Igor.
Le réveil du cimetière
Les douze coups de minuit résonnent maintenant dans tout le cimetière, jusque dans la petite cabane qui abrite ce pouilleux comateux aux raisons de vivre imperceptibles. Ça y est, Igor se couche enfin sur son sommier mité, non sans difficultés du fait de ses douloureux rhumatismes. Il s'est sûrement déjà endormi : de sa bouche s'échappent des bruits hideux que l'on pourrait définir comme des ronflements, mais en bien plus bestial. C'est bon, le quartier est complètement endormi, pas une bonne âme n'est encore éveillée. On va pouvoir commencer.
Oui, commencer notre rite satanique, que l'on prépare depuis deux jours d'un labeur ininterrompu.
La découverte du grimoire
Il y a un peu plus de quarante-huit heures, je me promenais tranquillement dans le quartier quand je suis passé devant un magasin abandonné dont la porte était défoncée, laissant ainsi l'entrée possible dans ce petit cabanon à la bonne odeur de soufre. Ce stand à l'ambiance mystique, renforcée par un abandon qui semblait prématuré, m'enivrait et m'effrayait à la fois. Tout un tas d'articles en tout genre sur la magie, les sciences occultes et tout un attirail gothique ornaient ce semblant de magasin. Mais tout ce bric-à-brac avait beau me fasciner, mon attention avait tout de suite été attirée par un livre de quelques feuillets qui s'intitulait : « Gloire et pouvoir ».
Cette œuvre de magie noire décrivait un rite qui devait nous obtenir, comme le laissait très habilement sous-entendre le titre, gloire et pouvoir. Mais pour ce faire, je devais récupérer des ingrédients, et pas des moindres.
Je décidai tout d'abord de prévenir mes amis de cette découverte fantastique, espérant qu'ils puissent m'aider à récupérer tous les ingrédients nécessaires.
Les complices du rituel
Je décidai d'appeler en premier Hector Vladovski. Ce petit lycéen d'origine russe, appliqué et distingué, premier en tout ce qui touche à la science, est d'une allure un peu fébrile mais voue un culte infini à Satan. C'est en partie grâce à cette fascination commune que l'on est de très bons amis. Et ce point commun se révéla plus fort que jamais le jour de cette immense découverte : il accepta avec un élan d'enthousiasme immense et s'empressa de venir me rejoindre.
Pendant ce temps, je contactai mon autre ami à vie, Kévin Haley. Un sportif très vif, manquant autant d'intelligence que de savoir-vivre. Grosse brute sadique, il joue, plus qu'Hector et moi, le style gothique à fond. Pâle comme un vampire et aimable comme un mur de pierre, il est de loin le plus violent et le plus emporté de nous tous. Il est de ceux à qui il vaut mieux ne pas manquer de respect. Tout de cuir vêtu, des lentilles de contact noires et portant de grosses chaînes en argent, il n'inspire pas la sympathie et c'est bien ce que j'aime en lui.
On se retrouva donc tous les trois réunis dans mon garage, endroit dont moi seul ai l'accès, une sorte de repaire mystique décoré avec soin et un certain goût mortuaire. C'est un endroit parfait pour ce qu'on y fait. Je leur exposai ce dont il était utile de récupérer pour mener à bien ce rite, bienfaisant du moins pour nous.
1er ingrédient : de la personne qui inspire le dégoût
il vous faut de sa peau un bout.2ème ingrédient : de celui qui se croit tout permis
il vous faut de son excrément le fruit.3ème ingrédient : de la créature qui pollue
il vous faut 3 dents tout au plus.
On décida de se partager les tâches à l'infâme « Je te pique, je te pique, puis je te bouffe le crâne. À trois, ce sera toi qui y passeras. Un, deux, trois, de ton foie je me fais une joie ! »
C'est ainsi que je me vis relégué au 2ème ingrédient. Il nous parut à tous très simple de deviner de quoi il s'agissait. Je m'en allai donc récupérer la merde de Monsieur Legronec, gardien de la paix assermenté, ripou couard comme pas deux, pauvre flic de mes deux.
J'attendis deux heures devant sa maison, attendant qu'il veuille bien en sortir pour aller au boulot. Mais ça ne m'étonnait pas de cet idiot : plus glandeur qu'énervant, il lui fallait du temps pour qu'il se décide enfin à aller accomplir sa besogne quotidienne. Il sortit enfin, d'un pas lent et chaloupé, monta dans sa belle voiture de sport, dont l'origine était bien curieuse vu le malheureux salaire que ce petit fonctionnaire touchait tous les mois d'un glandage perpétuel.
Une fois ce pauvre ripou parti, je pus me faufiler derrière sa maison, de façon à me retrouver devant une porte-fenêtre qui n'attendait qu'une pierre pour me laisser la voie ouverte. Dans un fracas de verre brisé, je pus donc rentrer chez ce misérable individu.
Je graviss un à un les escaliers de sa vieille bicoque mal nettoyée, digne du pauvre célibataire frustré qu'il était, puis j'arrivai enfin à ses cabinets. Et là, quelle joie ! J'avais vu juste : un porc aussi immonde que ce poulet, trop gras refoulant l'argent sale, ne pouvait avoir la bonne idée de tirer la chasse après la grosse commission ! Mais quand je dis grosse, je devrais dire énorme. Je ne savais que choisir, tant de merde était étalée devant moi ! J'en pris une poignée dans ma main dégoûtée à vie, et l'apportai dans le sachet prévu à cet effet. Enfin, c'en était fini avec cet ingrédient répugnant, je m'en retournai chez moi attendre mes amis qui devaient me ramener les ingrédients restants.
La chasse au chien des Baskervilles
Pendant ce temps, Hector Vladovski devait trouver le 3ème ingrédient de cette potion tant espérée : « de la créature qui pollue, il vous faut trois dents tout au plus ».
Il s'agissait sans aucune équivoque possible du chien des Baskervilles, gros bulldog agressif. On le surnomme le récupérateur de prairie tant ses excréments font l'objet d'un usage abusif : où qu'il passe, où qu'il aille, de ses merdes, il en laisse à tout va !
Il fallait donc qu'Hector récupère trois de ses dents acérées, coûte que coûte, même s'il fallait aller jusqu'à la trucidation de cette ignoble bête qui n'était pas sans rappeler Cerbère, le gardien des enfers !
Il resta à guetter toute la matinée, attendant l'heure de la promenade du chien. Vers 13 heures 52 minutes et 42 secondes environ, Madame de Baskervilles sortit avec son chien tenu en laisse, pour faire, comme tous les jours, sa promenade quotidienne de vieille peau sans intérêt. Hector les suivit tout le long de leur longue épopée polluante, évitant d'être vu mais surtout évitant le nombre incalculable de merdes laissées par ce déchet de la race canine.
Il les traqua ainsi jusqu'au moment où ce couple d'ignominies contre nature s'aventura dans la forêt. Il décida alors de passer à l'action ! Il interpella gentiment la grognasse qui tenait la créature tant convoitée :
« Hé ! pov' débile ! » cria-t-il avec une amabilité cachée.
« Hé ! je te cause, pouffiasse ! » hurla-t-il d'une manière presque convenable.
« Je vais te faire bouffer du plomb ! Je vais t'éparpiller la cervelle ! » lui expliqua-t-il gentiment.
Et aux mots, il ajouta l'action. De son long manteau noir, il sortit un fusil à canons sciés et, sans sourciller, il lui fit sauter la cervelle. Elle eut juste le temps d'esquisser une grimace effrayée avant qu'elle ne voie son cerveau explosé en mille morceaux. Hector laissa échapper un rire sadique, emporté par la joie que lui avait procurée cette mutilation. Mais il dut bientôt revenir à la réalité, car dans un élan d'excitation, le gros chien à la grosse mâchoire, puissante et imposante, lui avait attrapé la main qui tenait l'arme du crime.
Il dut sortir avec précipitation un énorme marteau, qu'il appliqua violemment sur le crâne de cet animal insultant. Dans un craquement horrible, le clébard se vit obligé de lâcher prise. Il tomba violemment sur le sol poussiéreux de cette triste forêt. Puis, comme Hector n'avait pas fait tout ça pour rien, il vint près du corps allongé du pauvre chien en pleine agonie, sortit une grande pince en fer et, une par une, il lui arracha violemment trois de ses dents. Il s'en retourna donc à mon garage, un grand sourire aux lèvres qu'il affichait sans honte, content d'avoir pris part à sa première exécution.
Le terrain fatal
Mais Kévin Haley n'est pas resté sans rien faire. Il avait le devoir de trouver le premier ingrédient nécessaire à cette potion à la concoction plus que difficile :
de la personne qui inspire le dégoût
il vous faut de sa peau un bout.
Sans nul doute, il s'agissait de se procurer un bout de peau de notre misérable camarade de classe Christian Tonard, ou « Thristian » comme on l'appelait depuis que l'on avait découvert les contrepèteries. On était un samedi et, comme tous les samedis, Christian allait faire du tennis pendant toute la journée pour combler sa misérable vie qu'il menait seul, sans amis et sans raison.
Kévin alla donc aux terrains de tennis pour rencontrer Christian. Il était là, fidèle à son poste, s'échauffant sur le mur, jouant avec lui-même comme il avait l'habitude de le faire. Il se déhanchait ridiculement en renvoyant avec hargne la moindre balle, rongé par l'amertume et las de sa vie. Il était déjà aigri à son âge. Il transpirait comme un bœuf et bientôt Kévin allait le saigner comme tel. Kévin l'interpella :
« Salut Thristian ! Tu t'amuses bien ? »
« Christian ! Je m'appelle Christian ! Et oui je m'amuse bien tout seul ! Alors va-t'en ! »
« Thristian, fais pas le rabat-joie ! Allez viens, on va faire une partie tous les deux ! »
« Tu veux jouer contre moi ? » rétorqua Christian avec étonnement.
« Oui parfaitement ! Viens, on va sur le terrain 13 ! »
« Le terrain 13 ? Mais ce terrain est complètement à l'écart ? »
« Justement ! On sera plus tranquilles ! Et puis merde, tu veux jouer, oui ou non ? »
« Oui oui ! Bon... allons sur le terrain 13. »
Kévin l'emmena donc jusqu'au terrain 13, un terrain délabré complètement en dehors du complexe sportif, à l'abri des regards indiscrets. Bref, l'endroit parfait pour exécuter le prélèvement tant important pour nous.
Kévin et Christian s'échangèrent des balles pendant toute la journée. Ils enchaînèrent les matchs à un rythme plus que sportif, ce qui n'était pas pour déplaire à Christian. Christian avait même laissé échapper des cris de joie et, chose inconnue, il riait aux éclats. Il avait même, à l'occasion du match, été très sympathique et d'une compagnie plaisante. Il laissait voir son bon côté, content d'avoir trouvé un camarade de jeux qui ne lui avait pas craché dessus comme à l'habitude.
À la fin de la journée, nos deux comparses se mirerent à ranger leurs affaires, contents d'avoir passé une si bonne journée.
« Je me suis bien amusé aujourd'hui ! » s'exclama Christian.
« Oui en effet Christian, mais c'est un peu grâce à toi ! Je ne savais pas que tu pouvais être si drôle. Oui, j'ai vraiment passé une bonne journée. »
« Il faudra remettre ça, non ? »
« Bah... ça va être dur ! »
« Pourquoi ? Je croyais que l'on s'entendait bien ? »
« Oui, je t'aime beaucoup... mais... Ce n'est pas là le problème. »
« Quel est le problème alors ? »
« Le problème est que j'ai amené une hache à double tranchant jusqu'ici et qu'elle était vachement lourde. »
« Que dis-tu ? » s'étonna Christian.
« Bah ouais ! Si je me suis tapé trois bornes avec cette hache ultra lourde, c'est pour m'en servir. »
Sur ces mots, Kévin sortit sa hache. Une énorme hache à double tranchant, aiguisée pour l'occasion et ornée de petites dorures qui lui donnaient une beauté troublante.
« Hein ? Mais c'est quoi ?... Une hache ! »
« Bien joué ! Ça se voit que t'es intelligent ! » hurla-t-il en brandissant la hache au-dessus de sa tête.
« Arrête de déconner, c'est pas drôle », balbutia Christian dans un tremblement nerveux.
D'un rapide et large coup, la hache vint trancher la jambe du pauvre Christian, qui tomba lourdement de tout son long sur le sol gravillonné du terrain de tennis. Kévin s'approcha de l'estropié, ramassa la jambe et l'apporta lentement jusque dans son sac de sport, négligeant les râles de douleur émis par sa pauvre victime. Une fois la jambe mise en sécurité, Kévin fit mine de s'en aller. Mais il ne pouvait pas partir en laissant là le pauvre Christian en proie à des douleurs aussi infâmes. En effet, n'avait-il pas passé une journée magnifique avec lui ? Ne se sont-ils pas amusés comme des fous ?
Il lui fallait faire quelque chose pour ce misérable cloporte rampant sur le sol, se tordant de douleur et agonisant inlassablement. Kévin, dans un élan de bonté, décida donc de revenir en arrière et de tendre la main en direction... du ciel, la hache dans sa continuité, brandie tel le couperet de la justice. Couperet dont il abattit le tranchant avec violence sur la pathétique loque qui se traînait à ses pieds, découpant sauvagement le crâne de son ami d'un jour, dispersant son cerveau et défigurant un visage déjà très vilain.
C'en était fini de Christian. Kévin pouvait donc s'en retourner à mon garage, portant dans ses bagages l'ingrédient restant.
Le rituel de minuit
On se retrouva donc ainsi en possession de tous les ingrédients nécessaires à la potion. Mais il restait un détail pour obtenir gloire et pouvoir : le rite à exécuter devait se dérouler dans un cimetière. C'est ainsi que l'on se retrouve ce soir, à minuit, dans le seul cimetière de la ville, avec en notre possession une fiole contenant des ingrédients peu ragoûtants.
« Rictus hocus satanus...
Erectum pocus rectum...
Aectas jactas eres...
Que des cieux jaillissent la lumière.
Que le chaos vienne enivrer la matière.
Satanus à notre appel, tu te dois de répondre.
Gloire et pouvoir, satarectum, tu dois céder aux ombres. »
Un éclair aveuglant vient frapper la terre et n'en laisse que de la poussière. Le sol s'écarte sous nos pieds, dans un fracas assourdissant, créant un puits en relation directe avec les enfers. De cette faille béante sort un démon de trois mètres de haut, muni de magnifiques crocs et de griffes acérées, au regard ténébreux et à la peau rocailleuse. Son corps est parsemé de pics dont suintent des trombes de sang. Cette vision effrayante ne peut être l'effet tant attendu ! Je suis parcouru de frissons incontrôlables, je suis pétrifié devant une telle monstruosité ! Et mes deux comparses n'en mènent pas plus large !
La bête immonde, de ses griffes acérées, découpe en un geste la tête d'Hector. Celle-ci virevolte trois mètres plus loin en exécutant des rotations dignes d'un champion de gym, puis s'écrase sur une pierre tombale dans une impressionnante giclée de sang.
Effaré par cette barbarie sans nom, je me mets à courir de toutes mes forces, me jetant derrière la première pierre tombale que je vois, réflexe défensif dicté par mon instinct de lopette refoulé !
De là où je suis, je vois le démon se jeter sur Kévin qui était resté pétrifié tel une statue idiote. Blam ! D'un violent coup, le démon écrase la tête de mon ami. Puis, avec ses griffes bien aiguisées, il lui plante violemment l'abdomen et lui perfore l'estomac ! Enfin, il finit de le dépecer avec un gigantesque coup de tête, lui éclatant les côtes et l'envoyant dix mètres plus loin, laissant sur son passage une longue et dégoûtante traînée de sang.
Mon effroi est à son comble, du moins c'est ce que je crois ! Car en voulant me cacher derrière la pierre tombale où je m'étais réfugié, je me trouve nez à nez avec la triste vérité. Sur cette tombe est gravé, en lettres dorées, mon nom et prénom ainsi que deux dates : ma date de naissance et, plus affolant, ma date de mort, qui est... celle d'aujourd'hui ! Je n'arrive pas à comprendre, ou plutôt je ne veux pas comprendre !
Derrière moi, j'aperçois Igor, un sourire aux lèvres, se frottant les mains et se réjouissant du tour qu'il nous a joué !
Tout ! Toute cette histoire n'avait donc été qu'une pure manipulation à des fins lucratives pour cet être ignoble ! Igor, le pauvre pouilleux ? Mon œil ! Dans un si petit quartier... tant de morts ! Dans un si petit quartier, un fossoyeur si riche ! Je comprends tout ! Moi et mes amis, nous l'avions aidé à remplir son cimetière de deux nouvelles personnes et, avec nous, cela faisait cinq !
Abasourdi par ce que je viens d'apprendre, je n'entends pas le démon se rapprocher de moi ! C'est trop tard ! De mes épaules, ma tête roule à terre ! Mes pensées s'éteignent en même temps que mon être.
Par la cupidité et le narcissisme, nous voilà tous les trois bien faits ! La vraie personne qui, par cette mascarade, acquiert gloire et pouvoir, n'est autre que ce petit être répugnant que l'on croyait pas bien intelligent. Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers ! Pour nous, la vie est finie, mais pour Igor, elle reprend son cours.
Le démon disparaît alors, laissant le cimetière à son habituelle tranquillité. 3255 corps en décomposition plus ou moins avancée peuplent maintenant ce paisible endroit où la tranquillité rappelle continuellement la mort et la tristesse qui va avec.