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Essais

La vie, une défaite acceptée ?

De l'angoisse de la naissance à l'acceptation de la vieillesse : retour sur les étapes de l'existence.

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La naissance d'un petit être, qui ne connaît encore rien du monde dans lequel il a atterri. Celle d'un petit bout de chou qui était si bien dans ce ventre maternel. Il va apprendre quelle vie l'attend.

Dès huit mois, il va connaître l'angoisse, la peur de se retrouver seul ou face à l'inconnu. Il va vivre son premier véritable drame : « je » ne suis pas irrémédiablement lié à maman. Cet être chétif va comprendre qu'il y a des choses dans ce monde qui se passent et qu'il ne contrôle pas. De cette première détresse découleront les autres, que l'être humain ne cesse d'avoir jusqu'à sa mort : peur de la solitude, peur de la perte d'une personne chère, peur de l'inconnu et peur des étrangers.

L'adolescence et la colère

Puis vient l'adolescence. Toujours des incertitudes, des sentiments d'injustice, de colère, de haine et de désespoir. Le devoir de regarder la vie en face s'impose.

La survie face aux aléas de l'existence

Le temps s'écoule, plus ou moins tranquillement. Et plus on avance, plus on se demande comment on en est arrivé là. Je suis bel et bien en vie. J'ai échappé aux maladies, aux accidents domestiques ou routiers, aux incidents climatiques, aux intoxications dues au tabac, à la drogue ou encore aux médicaments. La liste est encore longue.

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Enfin, nous arrivons aux temps des rides, fatigués, usés par la vie. Nous nous rendons compte que la mort est inévitable et que nous l'approchons chaque jour un peu plus. Toute chose qui débute a une fin. Marguerite Yourcenar disait, à travers les pensées de l'empereur Hadrien, un homme malade et condamné [cf Les mémoires d'Hadrien] : « Dire que nos jours sont comptés ne signifie rien ; il en fut toujours ainsi ; il en est ainsi pour nous tous. Mais l'incertitude du lieu, du temps, et du mode, qui nous empêche de bien distinguer ce but vers lequel nous avançons sans trêve, diminue pour moi à mesure que progresse ma maladie mortelle. Le premier venu peut mourir tout à l'heure, mais le malade sait qu'il ne vivra plus dans dix ans. »

À bientôt !

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mayou_83
Amélie ... @mayou_83
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