
Laura, une jeune fille, voit sa vie changer après son déménagement.
Mon histoire d'amour avec Guillaume
Depuis quelque temps, je vis à Fontainebleau. J'ai déménagé de ma campagne tranquille, où j'ai rencontré le grand amour. Je vais tout vous raconter à partir de cet événement.
C'était il y a un peu plus d'un an. Avec ma voisine Alicia, qui possède un haras, nous sommes allées chez l'éleveuse d'un de ses chevaux. C'est là que j'ai rencontré Guillaume, le fils de Madame B., l'éleveuse de Leader. Leader est le cheval auquel je tiens le plus. C'est pour cela que je vais partout où il va, car c'est moi qui me suis occupée de lui dès son arrivée au haras.
Une rencontre marquante au haras
Ce jour-là, Leader était très nerveux. Alicia, en le sortant du camion, n'arrivait pas à le tenir. Quand je suis sortie du camion, il s'est un peu calmé, jusqu'à ce qu'il se cabre devant moi et me blesse au front. Je suis tombée au sol. Guillaume est venu m'aider à me relever, puis il a décidé de monter directement sur Leader pour le faire travailler, afin que le cheval se calme enfin – du moins, on l'espérait.
Après cette séance de travail, Leader était calme et Alicia devait parler avec Mme B. Je suis donc restée près de Leader. Guillaume vint me parler. Je ne me rappelle pas de quoi nous avons parlé, mais le mercredi suivant, je l'ai revu et nous nous sommes liés d'amitié. À chaque fin de mercredi, je n'avais guère envie de partir. Je savais que dans quelque temps, je ne le reverrais pas, car mes parents divorçaient et je partais à Fontainebleau avec mon père. Il fallait que je dise à Guillaume ce que je ressentais, mais ce n'est pas moi qui ai fait le premier pas.
Un premier baiser inoubliable
C'était le mercredi 7 mars 2003. Il ne restait plus beaucoup de temps avant la fin de l'année scolaire et je devais bientôt partir. Après être montée sur Tornade, le cheval de Guillaume, je décidai de lui dire ce que je ressentais. Mais quand je fus près de lui, il m'embrassa pour la première fois. Cela faisait seulement deux mois que l'on se connaissait, mais je savais que, même éloignés l'un de l'autre, notre amour tiendrait. Et je n'ai pas eu tort.
Une nouvelle vie à Fontainebleau
Cela fait un an que je n'ai pas revu Alicia ni Leader. Tout ce que je sais, c'est que Guillaume le sort en concours et qu'il est très fier de lui. Avec Guillaume, nous sommes toujours ensemble, bien que sa mère pense que nous ne sommes plus ensemble. Explication : quand j'ai déménagé, je suis rentrée dans la gendarmerie alors que je n'avais que 16 ans. J'ai eu quelques formations : j'ai mon permis moto, le permis de porter une arme, et d'autres privilèges dus à mon entrée dans l'armée. La mère de Guillaume n'approuve pas que le président de la République m'ait donné ma majorité à 16 ans.
Les retrouvailles au concours équestre
Maintenant, on est en septembre 2004. À Fontainebleau, toutes les premières semaines de septembre, il y a « La Grande Semaine de l'Élevage » avec des concours. Par hasard, j'y ai rencontré Guillaume, Alicia, Mme B. et toutes les jeunes cavalières du haras. Et bien sûr, il y avait mon Leader. Je n'étais pas très bien habillée. La première remarque que me fit Guillaume fut : « Tu as l'intention de draguer ? »
J'avais une jupe en cuir assez courte, avec un t-shirt blanc et une longue veste de cuir noir, puis des talons. Si j'étais habillée de cette façon, c'est parce que j'avais un rendez-vous pour un boulot. J'allais jouer dans une série pour les jeunes – c'est pour cela que j'avais appris le combat.
Mais une dispute éclata quand la mère de Guillaume arriva. Elle était furieuse et m'insultait. Je lui expliquai que c'était pour un film, mais elle ne voulut pas m'écouter. Je partis donc sur ma belle moto noire, le cœur brisé car Guillaume donna raison à sa mère.
Le drame et le dénouement
Dans l'après-midi, je retournai au Grand Parquet. En arrivant, je vis Guillaume faire une chute – et pas une petite – avec Leader. Je sautai par-dessus les barrières, malgré ma jupe courte et mes talons, et j'allai à ses côtés.
Le soir, quand on m'annonça à l'hôpital que Guillaume n'avait aucune chance de s'en sortir, j'allai voir sa mère et lui expliquai que son fils, avant son accident, en avait marre qu'elle le pousse toujours pour qu'il atteigne le plus haut niveau, et que c'était uniquement de sa faute s'il restait sur la table d'opération ce soir-là.
Je partis, car pour moi la pensée de le perdre était insupportable. Quand mon portable sonna et que j'entendis la voix d'Alicia qui me dit « Guillaume est mort », je m'écroulai.
Elle porta son Magnum 9mm sur sa tempe et tira.
Laura et Guillaume vivent heureux, et leur amour vit malgré la souffrance qu'ils ont endurée.