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Essais

La théorie de la relativité

Une histoire d'amour ambiguë entre deux jeunes rockeurs, narrée par une voix mystérieuse et décalée. Entre rencontres, séparations et retrouvailles, tout est relatif dans cette réflexion sur la vie, l'amour et la normalité.

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Bonjour, bonsoir, bon après-midi, bonne nuit... Que devrais-je dire ? Tout ça est relatif. Relatif à vous, à l'endroit où vous vous trouvez, au moment que vous vivez... C'est pour cette même raison que vous non plus ne saurez rien de moi. Je ne suis pas vraiment une fille, mais pas vraiment un garçon non plus. Je n'ai pas d'âge et je ne fais pas partie de l'histoire que je vais vous raconter. Enfin, peut-être que si. Tout est relatif.

C'est l'histoire de deux personnes qui s'aiment peut-être. Ou alors peut-être pas. Qui sait ? Sûrement pas eux. Et ils seront sans doute les derniers à savoir. L'histoire de deux personnes dans un monde qu'elles n'arrivent pas à comprendre. Que dire d'elles sinon que ce sont de ces gens que l'on ne rencontre qu'une fois dans une vie. Regardez bien autour de vous, ils sont peut-être à côté. Je les ai connus. Très bien connus. Ou alors pas du tout. C'est relat... Ah ! Vous commencez à apprendre le refrain ?! Bien, j'aurais pu tomber sur un lecteur moins vif. Relatif ??? Oui, oui, relatif !

Pourquoi ce refrain « relatif » ?

Vous devez vous demander l'origine de tous ces « relatif » qui traînent un peu partout dans l'histoire. Peut-être que quelqu'un d'étourdi les a semés, confondant ce livre avec son jardin ! Mais ce n'est pas très rationnel comme explication. Je vais vous en donner une autre qui est, j'espère, bien meilleure.

En fait, j'ai toujours adoré la musique. Surtout les chansons qui ont de beaux refrains. Puisqu'un livre c'est un peu une chanson, il a besoin d'un refrain. Et j'en ai trouvé un. S'il vous plaît, vous n'avez qu'à continuer votre lecture, sinon refermez vite ce bouquin car vous en aurez bientôt marre. Bizarrement, mon petit doigt me dit que vous ne le ferez pas. Enfin pas tout de suite parce que je vous dérange, n'est-ce pas ? Mais tout ça n'empêche pas la Terre de tourner, les chiens d'aboyer, la mort de frapper, la fin du monde d'approcher et la relativité d'exister.

Deux amis rockeurs : une histoire ambiguë

Retournons à nos moutons. Je disais qu'ils s'entendaient bien. Ils étaient amis. Les meilleurs amis du monde. Je dis « ils », mais ça pourrait être « elles » ou l'autre « ils ». Mais comme je veux toucher le plus grand public, ce sera « ils ». Je sais. C'est injuste : la vie est injuste. Je ne suis pas désolé(e). Il faut s'y faire.

Je devrais, je crois, me décider à vous raconter cette histoire parce que je sens que vous commencez à vous ennuyer, n'est-ce pas ? D'ailleurs, pourquoi est-ce que je vous pose la question ? Vous n'aviez ni l'intention ni les moyens de me répondre.

Une rencontre au lycée

Je ne vais pas entrer dans les détails de la rencontre, c'était assez banal : au lycée pendant une heure creuse. Il lui a tout de suite plu. Il avait sa manière à lui de marcher, de bouger, de parler qui la faisait craquer. Lui, il l'avait à peine remarquée ou était trop timide pour lui montrer son intérêt. Il ne s'adressait qu'à un ami qu'ils avaient en commun, ce qui l'exaspérait profondément (là, je parle de la fille).

À un moment, elle les entend parler de guitare. Apparemment il en joue : un point de plus pour lui ! Elle en profite pour s'immiscer discrètement dans la discussion. Quelques minutes après, ils évincent tout le monde du sujet et se découvrent de nombreux points communs, dont leur amour du rock et de Metallica (sans vouloir faire de pub) qui va d'ailleurs avoir son importance dans l'histoire. Bon, pour les non-rockeurs, qui sont malheureusement très nombreux sur cette planète, vous n'avez qu'à imaginer que je parle de votre idole préférée. Sauf que je ne parlerai jamais de votre idole préférée dans mon histoire !

Ils passent la semaine à penser l'un à l'autre, même s'ils ne peuvent même pas mettre un nom sur le visage qui les obsède jour et nuit. Remarquez que vous n'êtes pas plus avancés.

La mort et la relativité

Je vais vous dire un truc : je raccroche ! J'en ai ras le cul de ces amourettes à la con qui sont aussi peu profondes qu'éphémères (Ooops, je me suis un peu emporté(e)... vraiment désolé(e)). On a parlé de la vie (si on peut appeler ça une vie !) et de l'amour (enfin, si on veut...). Let's pass to DEATH !

Pourquoi tout le monde a-t-il tellement peur de la mort ?! C'est relatif, la mort ! Chaque personne meurt tous les jours, voire plusieurs fois par jour... Why en avoir si peur ? C'est un passage obligé pour chacun de nous afin d'atteindre « l'autre vie ». La vraie. « To live is to die » comme l'ont dit certaines personnes qui se reconnaîtront et que vous reconnaîtrez, enfin j'espère, sinon il y a du gros boulot à faire sur votre mental.

Je suis parfaitement d'accord avec cette phrase. Sérieusement, vous la voyez, vous, la différence ? On n'en sait absolument rien. Personne n'en est encore revenu : sûrement qu'ils se plaisaient mieux là-bas ! De plus, c'est où « là-bas » ? Paradis, enfer, une autre vie, la réincarnation, rien ? Qui sait ? Pas moi en tout cas. Si vous croyez le savoir, écrivez-moi... je ne dirai pas non au fait d'en savoir plus.

Et on assiste en direct à un retour en force de la théorie de la relativité. En effet, chacun de vous a un concept propre à lui de l'après-vie, influencé par ses croyances, ses émissions TV préférées, ses fréquentations, etc. Je ne vais donc pas vous parler du mien sous risque de vous influencer.

Influence et construction de soi

Cette influence risque d'être dangereuse. D'ailleurs, je pense que toute influence ne peut que nuire puisqu'elle empêche la personne d'être objective et de se construire une vraie opinion et, par la même occasion, sa propre personcialité. C'est pour ça que je suis partisan(e) de l'enfant unique. Comme ça, il n'y aurait ni cadet ni benjamin. Le monde ne serait peuplé que d'adultes s'étant fait leur « moi » unique et ayant trouvé leurs modèles selon certains critères en une tierce personne que leurs aînés.

La normalité : un concept illusoire

Vous devez sûrement me prendre pour un(e) foldingue, un(e) lunatique ou je ne sais quel autre adjectif désignant une personne pas tout à fait comme les autres, quelqu'un d'anormal, quoi ! Mais c'est quoi la normalité ?

En psychologie, une chose normale est celle qui est considérée comme telle par un grand nombre de personnes soi-disant normales. Seulement, tout le monde sait bien qu'un grand nombre d'êtres humains ne sont pas vraiment fiables mentalement parlant vu les dommages affectifs qu'ils ont vécus et qui dégradent leur capacité à discerner le bien du mal. Elles ne sont donc pas normales et leur vision du normal est fausse. Le normal n'existe donc pas (raisonnement par l'absurde : vous avez sûrement vu ça en maths).

Quand l'amitié devient amour avec retard

L'envie me prend de vous reparler de l'histoire du garçon et de la fille du début, vous savez bien les deux rockeurs (enfin...) mais en très bref.

Après l'épisode de la rencontre, elle tombe amoureuse de lui et lui l'aime beaucoup... mais pas de la même manière. Il n'est pas au courant de ses sentiments. Comme elle est très discrète et ne fait rien pour qu'il comprenne, ils sont restés très bons amis jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Ensuite, elle change de lycée et ils ne se voient jamais jusqu'au jour où... ils se rencontrent tout à fait par hasard. Ils renouent leur amitié, cette fois plus forts qu'avant vu qu'elle l'a oublié. Seulement lui tombe amoureux d'elle. Et de cet amour qui arrive avec un an de retard naît une relation où les frontières entre amour et amitié sont mal dessinées. Une amimour en quelques sortes.

C'est tout ce dont j'ai envie de parler pour le moment. Mais quel moment ? Encore ! Oui, encore ! Encore quoi déjà ? Mais encore la relativité !

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paintpastelprincess
Sarah 3p @paintpastelprincess
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