
Pour le départ, je m'y suis pris à la dernière minute, mais ce n'était pas grave car j'avais prévu un peu de marge. J'ai donc préparé mon sac : un appareil photo argentique avec deux pellicules de rechange, un appareil numérique pour filmer, un téléphone portable pour faire dégoûter mes potes en leur faisant écouter le bruit, de l'eau, des gâteaux et des casse-croûtes. Ah oui, j'allais oublier le plus important : le billet d'accès, car sans lui, pas moyen de franchir les portes du circuit.
Comment se rendre à Spa-Francorchamps ?
Départ de chez moi à 8h pour rejoindre mon oncle, qui devait m'emmener ainsi que mon cousin. Nous avons quitté sa maison à 8h30. Je vous épargnerai les détails du trajet en voiture, car ce fut assez long. Il y avait d'ailleurs des files (« bouchons » en belge) aux abords immédiats du circuit.
Nous avons finalement trouvé une place de stationnement dans un champ pas trop inondé. C'est une tradition locale : si un agriculteur veut faire labourer son champ, il le propose comme parking le jour du Grand Prix et se fait payer en plus. C'est plutôt malin ! Ensuite, il restait encore un petit kilomètre de marche pour atteindre l'entrée du circuit. Sur le chemin, quelques boutiques étaient installées, j'en ai profité pour acheter une corne de brume. C'est impressionnant, ça fait un sacré bruit. Après une courte attente de 5 minutes, nous y étions enfin !
Que ressent-on lors du départ de course ?
À 14h, le départ est donné. Dès les premiers mètres, c'est l'accident : au premier virage, il y a déjà des contacts entre plusieurs pilotes. Ayant vu tellement de départs du Grand Prix de Spa à la télévision, je savais qu'il ne peut pas y avoir un départ sans une petite touchette. Au passage, Schumacher s'est fait griller la politesse par Coulthard et Alonso. Dommage pour ce dernier, qui quittera la piste quelques tours plus tard dans une sortie de route. J'ai d'ailleurs croisé Alonso revenant aux stands sur son scooter.
Le bruit des Formule 1 en direct
Comparé à ce que l'on voit à la télé, la réalité est totalement différente : les bruits ne sont pas du tout les mêmes. On entend les pots d'échappement exploser au moment de l'accélération, c'est une sensation incroyable. La partie du circuit la plus impressionnante, c'est sans doute le raidillon.
Pourquoi choisir le Grand Prix de Belgique ?
Mis à part l'ambiance, si vous êtes un fan de F1, je pense que le meilleur Grand Prix à aller voir est sans doute celui de Belgique. Même si les voitures ne passent que 44 fois, en trouvant le bon emplacement, on peut apercevoir plusieurs zones du circuit. De ma place, je pouvais observer un virage, une ligne droite, le départ et le célèbre virage de l'arrêt de bus. C'est bien dommage, je n'avais pas mes jumelles, sinon cela aurait été encore mieux.