
Bref, là où je veux en venir, c'est qu'il y a malheureusement trop d'humains qui, dès leur naissance, pensent sans cesse à leur mort avec hantise. En bon français, on appelle cela le pessimisme.
Naissance versus mort : quelle différence ?
Il n'y a donc pas de vie versus mort, mais plutôt : naissance versus mort, la vie englobant le tout. La vie elle-même peut être sereinement négligée, puisque sans concept de « mort », il n'y aura pas de concept de vie. Les exemples qui vont dans ce sens ne manquent pas : sans maladies pas de santé ; sans tristesse pas de bonheur ; sans le mauvais goût du vinaigre, pas le bon goût du miel ; sans Mal pas de Bien ; et ainsi de suite.
Pourquoi la mort est-elle perçue négativement ?
Sauf que là n'est pas la question. L'unique interrogation dans cet épisode est la suivante : pourquoi la mort est-elle prise trop au drame ? Pourquoi est-elle qualifiée de négative ? Pourquoi représente-t-elle une fatalité que tout le monde redoute ?
Vivre éternellement serait-il une bonne chose ?
Si vous aviez la chance (ou la malchance, cela dépend d'avec qui je m'adresse) de vivre éternellement, quelle serait votre décision : le statu quo ou non ? Vous connaissez déjà mon opinion sur la question. Exact. Je préfère de loin le monde tel qu'il est conçu aujourd'hui, malgré toutes les critiques qu'on puisse lui proférer.
Les sceptiques, lisez-moi : n'est-ce pas que le fait de vivre l'éternité rayera toute notion reliée au temps, y compris lui-même ?... Je répète len-te-ment : n'est-il pas vrai que le fait de vivre l'éternité rayera toute notion reliée au temps, absolument toutes ? Je ne veux pas aller plus loin dans mon discours, je vous fais le plaisir de vous laisser cogiter avec vos propres neurones.
Bon, je suis ravi que mes lecteurs – sans exception désormais – partagent mon point de vue. Je vous laisse pour finir sur cette pensée du moment : « every man dies; not every man really lives » (« tous les hommes meurent; mais ce ne sont pas tous qui profitent de la vie ») [William Wallace, Braveheart]