
C'est par hasard et par curiosité (mais plus par hasard, je vous l'assure) que cette semaine, j'ai jeté un œil à un épisode de la célèbre, mais ô combien fade série, Smallville. Malheureusement pour moi, j'ai eu la naïveté de croire que cette adaptation du célèbre comics américain, profitant de l'engouement pour le genre au cinéma, mériterait que je sacrifie une heure environ de précieuse journée... Eh bien, c'était une grave erreur d'appréciation.
Smallville : une adaptation trop lisse pour convaincre
Le résultat est déconcertant. Cette série s'inspire nettement plus de l'esthétique Walt Disney que de l'univers complexe de Marvel. On y retrouve un casting aux traits lisses, digne des plus grandes publicités Pampers, qui joue la carte de la perfection un peu trop facile. Pire encore, les incessants sous-entendus religieux alourdissent l'ensemble au point de rendre l'expérience pénible. Face à cette soupe insipide, j'en suis même venu à prier Saint Lagaffe pour que ce cauchemar télévisuel s'arrête au plus vite.
Clark Kent : un ado face aux problèmes de jeunes
Il ne faut tout de même pas oublier que les producteurs américains ont tenté d'innover en mettant en scène un Superman adolescent, confronté aux problèmes des jeunes de son âge : l'incompréhension face au monde adulte, les premiers émois amoureux et les relations complexes avec les amis. En théorie, c'est une bonne idée de dépeindre la formation du personnage avant qu'il ne devienne le héros emblématique que l'on connaît. Dans la pratique, ces « problèmes de jeunes » sont traités avec une légèreté qui frôle parfois le ridicule, donnant l'impression que l'on s'adresse à un public de très jeunes enfants.
Pourquoi la télévision française manque d'authenticité
Cette vision aseptisée de l'adolescence pose une question plus large sur ce qu'on nous sert à la télé. La seule chose que l'on puisse espérer, c'est qu'après la vague de téléréalité, une chaîne comme M6 finisse par nous proposer des « séries réalité »... Ouais, quoi ! Imaginez un instant : avec des acteurs moins parfaits, pleins de boutons, des personnes en surpoids, ou simplement des individus qui ne sortent pas du moule industriel. Bref, des gens normaux, pour une fois, qui vivent des situations un peu plus crues et réalistes.
Smallville ou la télévision de l'évasion
Bien entendu, j'adresse mes plus sincères apologies à tous les fans inconditionnels du genre qui, je le pense et l'espère, regardent la série avant tout pour le très mignon Clark Kent que pour y trouver des réponses à vos questions existentielles. Chacun ses escapades !
Toutefois, pour tous les autres qui, comme moi, commencent à en avoir marre de ces productions formatées que l'on nous sert à la télé, je vous rassure : il existe encore des alternatives. Sur MCM, par exemple, ils rediffusent les épisodes mythiques de Dragon Ball Z ! Si, si, je vous jure, là au moins, l'action est au rendez-vous.