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Essais

La drogue, élément néfaste de nos jours

Mon oncle cocaïnomane laisse la drogue détruire ses reins. Témoignage sur sa souffrance et son combat à l'hôpital.

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Bonjour, je me surnomme Sami. Je viens du Québec et j'ai une histoire importante à partager avec vous.

Mon oncle à l'hôpital : la souffrance et le renoncement

Mon oncle n'a pas encore 40 ans et il est à l'hôpital ; il a décidé d'arrêter de vivre. Il a choisi de ne plus faire ses dialyses, qui ont lieu tous les trois jours. (La dialyse à l'hôpital, c'est une grosse machine qui vous vide de tout votre sang pour le nettoyer et vous le rend ensuite... Ça prend 5 heures.) Avant, il n'était pas obligé d'aller à l'hôpital pour les faire, il le faisait chez lui, avec des poches remplies d'un liquide qui lui nettoyait le sang.

C'est à cause d'un stupide accident de voiture qu'il a perdu une partie de son intestin grêle et s'est cassé une côte. Les infirmiers de l'hôpital Maisonneuve sont incompétents. En fait, un en particulier ; celui qui a laissé mon oncle sortir sans lui faire de radiographie. On a trouvé mon oncle, un matin, en train de mourir carrément. L'ambulancier nous a avoué que s'il ne rentrait pas à l'hôpital le matin, il mourrait le soir (!). Voyez la compétence des hôpitaux au Canada...

Mon oncle souffre beaucoup. Après l'avoir opéré une première fois et l'avoir mal refermé, la plaie qui passait du torse au bas du ventre s'est ouverte. Alors une deuxième opération a dû être nécessaire. Remarquez encore l'incompétence de la médecine... Maintenant, recousu une deuxième fois, il fait ses dialyses. Le problème est que le sang de cet homme coagule dans la machine toutes les deux heures. Donc il perd énormément de sang à chaque fois. Il a besoin de transfusions à chaque fois mais il a peur des aiguilles donc c'est l'enfer pour lui à chaque fois.

Un miracle face à l'incompréhension médicale

Mais je crois fermement que mon oncle est un miraculé. Un matin, il s'est réveillé avec un papillon dans le bras. (Ça a la forme d'un pique à guitare, je trouve, et ça sert à rentrer l'aiguille dedans pour ne pas l'enfoncer dans la peau.) Le problème est qu'il n'y a pas de ce truc dans les hôpitaux de Montréal, mais seulement dans la ville de Québec. Les infirmiers et infirmières ont remué ciel et terre à l'hôpital pour savoir qui avait posé cet engin sur le bras de mon oncle. Lui dit qu'il a vu une vieille infirmière vêtue de blanc lui dire qu'il n'aurait plus jamais de piqûres. Depuis, il n'en a plus. Bizarre, n'est-ce pas ?

Il m'a avoué l'autre jour, lorsque je suis allée le voir à l'hôpital, qu'il pouvait se remettre de deux opérations mais qu'il ne pouvait pas se battre contre la machine. C'est pourquoi il a décidé d'arrêter les dialyses. Avant-hier, nous avons appris qu'il était sorti, et qu'il avait de l'eau sur les poumons. Après une semaine sans son traitement et en plus avec de l'eau sur les poumons, je suis encore plus certaine que mon oncle est un miraculé ! Nous attendons maintenant l'appel du responsable de mon pauvre oncle...

Quel est le lien avec la drogue ?

Me direz-vous : mais quel est le rapport entre la drogue et un homme qui meurt parce qu'il refuse son traitement ? C'est pourtant bien simple. Mon oncle est cocaïnomane.

Il prend de la drogue depuis qu'il a 10 ans. Au début, bien sûr, ce n'était que des joints et des petits trucs dans ce genre-là. À 20 ans, il a commencé la coke. À 25 ans, il perdait son premier rein. Depuis ce jour, il fait ses dialyses chez lui. C'est la deuxième personne au Québec à avoir vécu aussi longtemps avec la dialyse. Mais il a perdu son deuxième rein parce que perdre le premier ne lui a pas suffi pour arrêter la drogue. Il a eu la chance de se rattraper deux fois, il a eu deux dons de reins. Mais il n'avait toujours pas compris, et il a continué la drogue ! Il les a perdus. Il a suivi une cure de désintoxication seulement quand il a perdu son deuxième rein. Les médecins lui ont prescrit un médicament qui procure au corps le même effet que la coke sans les effets néfastes, parce que tout le monde le sait, lorsque quelqu'un prend de la coke, il ne peut jamais arrêter.

Conclusion et message d'espoir

Peut-être que pour certains d'entre vous, cet article est totalement inutile et vous passe à six pieds au-dessus de la tête, mais j'espère que pour d'autres, il vous ouvre les yeux. La drogue, tout le monde le dit, c'est mal. Mais pourquoi vous n'arrêtez pas d'en prendre si vous êtes au courant que cela vous tue ? Moi, sincèrement, et à vous de me croire ou non, je n'y ai jamais touché et c'est une fierté pour moi. N'attendez pas de mourir pour vous dire : "Je n'aurais pas dû..."

Merci de ne pas insulter mon oncle et moi-même, je vous prie. Merci d'avance.

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the_gurl_in_red @the_gurl_in_red
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