
Je dédie ce texte — et ceux qui suivront — à tous ceux qui se sentent différents en ce monde...
C'est l'envie d'écrire mes connaissances, de transférer mon savoir. Je vais m'efforcer d'être le plus simple possible, car j'ai toujours une foule d'idées qui me viennent...
J'ai déjà écrit, mais cette fois-ci c'est différent. C'est fini le temps où je me posais des questions, où j'avais dix ans. Maintenant, c'est vraiment le moment d'écrire ce que je voudrais enseigner à plein de monde, faire découvrir dans quel monde nous vivons grâce à mes connaissances.
Ce monde est foutu pour moi, il ne reste plus rien. Je ne dis pas qu'il y a eu une grande période de l'humanité, il y a eu de grands moments, mais tout change lentement pour que personne ne s'aperçoive de rien. Pour ne pas paraître barbant, je vais commencer par écrire ce que je pense bien d'écrire. Comme j'écris plus vite que je pense au clavier d'ordinateur, je pense, je pense... Je ne sais pas si je vais écrire le livre de ma vie ou le livre que j'inventerais. Je cherche, mais trouverai-je la réponse ? Ce livre sera-t-il un autre des livres que j'essayerais de commencer ? Une folie qui s'empare de moi comme ça quelques heures, et qu'au bout de dix minutes, j'aurais fait dix pages et la folie se serait dissipée ?
Non, car grâce à mon talent de scénariste et de grand concepteur, je vais faire un livre entier sur toutes mes aventures.
Je me pose souvent des questions, des tonnes, et je m'efforce d'y répondre avec le plus de théories possible. Mais certaines choses ne pourront jamais être imaginées par moi, je l'affirme, comme le secret qui garde l'homme depuis la fin des temps. Par exemple, la vie ou la mort : ce sont des choses tellement difficiles à comprendre que je n'essaie même pas.
Par contre, j'aimerais tant vous faire participer à toutes mes pensées, des choses que vous ne pouvez pas imaginer comme ça. J'ai essayé de les raconter dans mes jeux vidéo, mais ce n'est pas assez. Je dois l'écrire pour vous montrer à quel point c'est quelque chose d'incroyable, mais rien ne dit bien sûr que vous penserez comme moi...
Parfois, je me dis que je suis le seul à comprendre ces choses-là. Je me demande même comment certaines personnes font pour penser des choses qui ne me seraient jamais venues à l'esprit...
Je vous invite à continuer si le sujet vous intéresse.
Mon enfance et le « bas âge »
Je viens aussi de penser à quelque chose : il faut que ça change, il faut que tout change. Je me suis dit : pourquoi pas faire le changement pour cette nouvelle année ? Pourquoi je pourrais tout faire et ne pas pouvoir changer comme il se doit ? Et c'est là que je me suis dit : pourquoi pas faire le journal de ma vie qui est, si je puis dire, exceptionnelle ? Car je crois que je ne pense pas comme les autres. Je veux dire par là que je ne vois pas comment pensent certaines personnes, car je n'aurais jamais pensé pareil.
Je me suis dit aussi — parce que je me dis beaucoup de choses — que je devrais écrire tout ce que je pense ici, pour trouver quelqu'un qui pourrait être pareil que moi, dans le même cas, quelqu'un qui pense pareil que moi. Bien que je crois que c'est totalement impossible car chaque être est différent.
Donc je vais commencer par raconter brièvement ce qui s'est passé il y a quand même déjà quinze ans et demi... Je suis né dans une période sombre où il n'y avait pas encore l'ADSL ni Internet, et ma maison ne comptait même pas un ordinateur. Ma sœur avait déjà quatre ans, et à cette époque, je ne connaissais absolument rien. Ça devait me faire bizarre, mais je n'avais encore jamais songé à rien. Et le temps passa. Je ne peux pas me rappeler les détails, à part que maintenant je me rappelle être tombé des escaliers car je voulais avancer — j'avais bien un an et demi quand même. J'ai toujours une marque au-dessus de la paupière droite.
L'aventure commence pour moi bien avant les autres, il y a eu tellement de choses qui se sont passées en si peu de temps. Après, ce que je me rappelle, c'est à partir de trois ans, à la maternelle, première section je crois. Je découvrais un univers dans lequel j'allais rester quatre ans. La mairie de mon village fait école maternelle et primaire en même temps. Donc, il y avait à l'entrée un couloir, au fond c'était les toilettes et à droite une porte menait dans le couloir à une grande salle où il y avait tous les jeux. À cette maternelle, je ne me rappelle pas avoir travaillé, à part que j'étais déjà différent. J'avais déjà l'esprit très créatif et ingénieux car j'avais construit un gros modèle de vaisseau spatial qui resta sur une étagère pendant deux semaines. Mais par contre, j'avais déjà commencé mes conneries et choses bizarres que je faisais. Par exemple, je me rappelle que j'étais avec trois copains d'aujourd'hui, et qu'on avait décidé de jouer à la famille, et que j'étais le chien. J'étais tellement dedans à l'époque que j'ai mordu un pote à moi ! Mais bon, c'est une autre histoire de maternel !
Peu importe, le temps passa et j'étais un pro de la course de vitesse et du dynamisme. À chaque récré on faisait des courses, c'est moi qui gagnais la course. Mais je pensais déjà beaucoup avant, des fois je restais seul à penser, mais je ne dirais pas à quoi — c'est un gros secret. Donc c'est à cette époque que je pensais déjà beaucoup. Pourquoi, je ne sais pas. Je n'avais pas encore vu de films sérieusement, ni joué à rien que je pensais véritablement à créer. Et ainsi je me suis imaginé, je crois, le plus grand scénario de tous les temps, celui qui pourrait retourner le monde de Star Wars, alors que je n'avais pas plus que quatre ans...
La normalité extrême de ma jeunesse
Alors le temps passa encore, jusqu'à ce que je sois en dernière section de maternelle. Je ne pensais pas encore comme aujourd'hui, j'avais quand même quelque chose de différent des autres. Puis bientôt, je pris le bus scolaire pour la CP, classe supérieure, où j'allais enfin apprendre à lire, à écrire, puis les bases de tout ce qui est normal dans le monde...
Avant de rentrer dans cette classe, j'avais fait un drôle de rêve. J'avais rêvé que tout était rouge, que la salle de classe était vieille et en rouge, et que la porte d'entrée était toute petite, avec une cour où il n'y avait que de l'herbe. Je fus surpris que tout était différent du rêve, mais aussi bien différent de toute la maternelle. Le prof, je lui dois beaucoup de respect quand je pense que c'est lui qui m'a appris à lire et à écrire. Mais je ne sais pas si c'est à cause de lui ou pas, mais j'arrive à lire très vite et je suis très fort en orthographe et grammaire.
Mais bon, tout le monde avait peur de ce professeur, au point qu'une de mes connaissances s'est soulagée à côté de moi de peur d'aller demander d'aller aux toilettes. Et après que le prof s'était énervé de quelque chose, j'avais levé le doigt pour lui dire : « Monsieur, y'a de l'eau sous la chaise ».
Ensuite, je me rappelle des délires que j'avais avec ce pote. À chaque fois pendant quelques jours, on se prenait des punitions car on n'arrêtait pas de se faire mettre la tête sous la chaise par pur amusement ! Puis la lecture et l'écriture furent pour moi une chose évidente, même en CE1 et CE2 où je commençais à faire, à 7 ans, ma crise d'adolescence avant les autres. Mais ce qui comptait en ce moment, c'est que je ne pensais pas à l'avenir, je vivais au jour le jour. Pour moi tout était facile, mais je sais que ce qu'il aurait fallu faire, ça aurait été d'informer les jeunes de 7 à 10 ans du futur avant qu'ils ne le foutent en l'air. C'est ce que j'ai fait, mais avant les autres, et heureusement. Les conséquences ne furent pas dramatiques. Enfin, je pensais quand même un tout petit peu au futur car je pensais beaucoup à devenir éleveur de poulets, car j'adorais ces animaux — les poules je veux dire. Je les élevais et ce jusqu'à 11 ans environ.
J'avais déjà des troubles de la vision à cet âge-là, mais j'ai mis mes lunettes et cela ne changeait pas grand-chose je crois, car j'avais tellement l'esprit économique que j'ai pris les lunettes les moins chères — 211 francs à l'époque — et elles étaient toutes rondes... C'était le début de ma CM1, là où tout change, là où si je ne m'étais pas arrêté, j'allais devenir une personne incroyablement violente. J'appelle cette période la période des cheveux courts, car j'avais les cheveux « courts » et je ressemblais à un vrai délinquant. Et tiens, quand j'y pense, pendant toute ma jeunesse, j'avais les cheveux longs, mais bien longs je veux dire...
Si j'ai fait trop long, je m'en excuse... J'ai déjà raconté la suite, mais je ne voudrais pas la mettre sans quelques-uns de vos avis. Je n'ai raconté que le début de ma vie, et de toute façon, j'ai une si bonne mémoire que je ne pourrais pas tout raconter...