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Essais

La colo, c'est pas du gâteau ! The Resuite !

Retour de colo chaotique : visite surprise des flics, chauffeur perdu et parents en attente. Les animateurs racontent leurs mésaventures entre frissons et éclats de rire.

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Pendant que je relisais un article, une autre anecdote m'est revenue. Je m'en vais vous raconter tout ça, parce que, quand même, ça vaut le coup.

Retour de colo : quand les flics débarquent

C'était la fin de la deuxième semaine. On avait réuni les gamins sur le petit parking, et le car n'allait pas tarder à arriver.

Pendant que deux anims chantaient avec les enfants : « Nous sommes les Daltons », et que deux autres étaient affectés au remplissage de bouteilles d'eau (oui, dans le car, sous la canicule, on frisait les 50 degrés), moi j'étais allé chercher je ne sais quoi, et là, je tombe sur… deux flics.

Là, un horrible pressentiment m'assaille. Vous me direz, quand deux flics viennent vers vous, c'est pas pour vous offrir une glace — ce serait pourtant cool.

Il faut savoir qu'une des gamines était partie avant avec sa belle-mère, qui était venue la chercher directement sur le lieu du séjour. Alors quand j'ai vu les flics, je me suis dit deux choses :

  1. La belle-mère n'avait peut-être pas le droit de venir, et on va se faire lincher. (Pourtant, cela avait été prévu par les parents, papiers et tout le tintouin, mais bon, on sait jamais.)
  2. Mais bon Dieu, qu'est-ce qu'ils foutent là ?!

Les flics viennent vers moi, je leur demande s'ils veulent un renseignement. Ils me répondent :

« Nous sommes venus parce que nous savons qu'il y a souvent des colos qui viennent ici. »

Ben oui les gars, c'est ce qu'on appelle couramment un centre de vacances !

« Il n'est pas déclaré, ce séjour ? » me demande un des flics.

C'est vrai, il n'était pas déclaré, mais les séjours de moins de deux semaines peuvent être déclarés après la fin du séjour (ou un truc dans le genre), mais ça, je ne le savais pas. Je m'en vais chercher la directrice.

Et les flics qui ajoutent : « Vous n'êtes pas près de partir, croyez-moi ! »

Bien sûr, Arthur, tu crois qu'on va aller sortir ça aux mômes : « Ha, au fait les enfants, vous savez quoi ? On reste un jour de plus, en fait ! »

En fin de compte, ils sont repartis comme ils étaient venus, ces glands-là, après m'avoir bien fichu les jetons. Et encore, c'est pas fini.

Le chaos dans le car

Après cette charmante visite, on fait monter les enfants dans le car. Isaac lâche les cheveux de ta sœur ! Irwin, ne saute pas sur ton siège ! Aurélie, ne te jette pas par la fenêtre !

Et au bout d'un moment, en pleine partie de karaoké avec le micro du car, la dame qui conduisait (chauffeur ? Chauffeuse ?) se met à crier :

« Ha merde ! Ha ben merde alors, ho putain mais c'est pas vrai ! »

Vas-y, continue, ça fait cinq jours qu'on leur dit de ne pas dire de gros mots !

Elle s'était plantée de route. Normalement, on devait prendre le goûter sur une aire d'autoroute avec de l'ombre, et tout. Et ben nan, nous voilà dans un patelin que personne ne connaît, genre « Tréfouillis-la-Niquedouile » ou « Saint-Jean-des-Pékinois ». Paumés, quoi !

Heureusement, nous sommes tombés sur un club de jeunes vachement sympa, et le responsable a laissé nos 60 gosses utiliser ses trois toilettes. Après, on a goûté sous un porche, tous serrés pour pas être en plein soleil.

L'arrivée et le dilemme des animateurs

Avec tout ça, on a pris du retard. Quand on arrive sur le parking, tous les papas et les mamans sont là, cherchant du regard leur chère progéniture.

Tout le monde est rentré chez soi entier, sans pleurs.

Et là, le retour, c'est un vrai dilemme. Souvent, des parents vous demandent comment s'est comporté leur enfant, et l'enfant en question, qui se cache derrière sa mère, et ben il vous a saoulé pendant tout le séjour. Or, vous ne pouvez pas trop le dire parce que :

  1. Le gosse va s'en prendre plein la tronche quand il sera chez lui.
  2. Un anim qui dit ça, les parents pensent de lui qu'il est mauvais, car il n'a pas réussi à avoir de l'autorité.

Donc vous répondez : « Ho, il speed bien, mais on a vu pire. »

Vous n'allez quand même pas lui répondre : « Ha, c'est votre fils, ça ? Et ben félicitations, c'est un vrai casse-burnes, vous le nourrissez à quoi ? »

Nan, nan, ça le ferait pas.

Le verdict des animateurs

Avec tout ça, on dort bien la nuit, nous les anims. On s'en rend pas compte comme ça, mais ça épuise les nerfs. Et pourtant, on y retourne avec délectation. Les anims, c'est des vrais sados !

Et vive les mômes !

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elodelu
elodelu @elodelu
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