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Essais

L'inconnu

En l'an 4000, Johnny, jeune catholique, tente de rallumer la foi dans un monde dominé par la science. Sa lutte pour partager une "bonne nouvelle" mènera à un destin tragique.

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Quand la science et la religion deviennent de l'histoire...

Notre professeur d'histoire a un don naturel pour nous faire voyager grâce à notre imagination. Elle sait rendre vivantes des choses oubliées depuis des lustres et en parle comme si elle avait vécu les différentes époques ! On aurait dit qu'elle savait voyager dans le temps ! Et puis, madame Delincourt a une méthode particulière. À l'époque où tout s'explique par un ordinateur, elle nous enseigne une faculté mentale pratiquée pendant les débuts du troisième millénaire : la création par son propre cerveau !

  • Premier septembre de l'an quatre mille après notre ère. Les sciences connaissent désormais tout ce qu'il faut savoir sur les êtres humains. On sait maintenant où et quand le Big Bang a eu lieu ! La vitesse de la lumière a été dépassée depuis longtemps et le clonage fait partie du quotidien. Mais il fallait du temps pour que nous puissions faire tout cela ! Durant les débuts de ce millénaire, pendant le vingtième siècle pour être précis, l'homme n'en était qu'aux débuts de la Grande Science ! La Grande Science est un procédé utilisé pour découvrir le fonctionnement de l'extension de l'univers et par conséquent, c'est une science qui répond aux trois questions fondamentales : d'où venons-nous, de quelles matières sommes-nous faits et qui sommes-nous ? Mais quelles sont ces trois réponses ? Quelqu'un connaît la réponse ?

  • Seule la science peut nous le dire ! Mais à l'heure actuelle, on peut se reposer sur Dieu et Jésus !

La réponse venait de Johnny, un catholique. Ses parents croient dur comme fer à l'existence de Dieu ! C'est une vision de la vie qui, de siècle en siècle, a perdu du sens pour les yeux des êtres humains. Heureusement, quelques familles ont continué à nous faire découvrir cet héritage.

  • Oui, mais pour quelles raisons faudrait-il remettre notre vie à une puissance divine ? Après tout, nous sommes libres !

À chaque fois qu'une personne parlait de liberté, Johnny expliquait son point de vue. Malheureusement, à force de dire son avis par-ci par-là, il commençait à énoncer à peu près la même chose. L'idée était la même, mais la phrase était différente ! Bien entendu, c'est le genre de détail qui ne saute pas aux yeux la première fois qu'on le rencontre. Je le connais depuis le début de mes primaires. Autant dire que c'est même mon meilleur ami !

  • Nous sommes peut-être libres mais nous sommes encore enchaînés !

Nos chaînes pour lui, ce sont les préjugés. Selon lui, le monde humain a toujours fonctionné avec des idées préconçues. Nous sommes les esclaves de notre propre liberté !

  • Quelles chaînes ?
  • C'est le prix à payer. Nous vivons dans un monde où les préjugés dominent. À ce niveau-là, je suis certain que malgré les mille ans d'écart, nous avons les mêmes idées préconçues que durant le troisième millénaire ! Voilà les chaînes auxquelles on ne pense pas toujours : nos propres idées. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous n'avons pas ces idées par hasard : nous sommes constamment influencés par l'environnement dans lequel nous vivons !

Quelqu'un a dit un jour : être ou ne pas être, telle est la question.
Moi, je dirais : être influencé ou ne pas l'être, telle est la question.

  • Quel est le rapport avec mon cours, monsieur le philosophe ?

Cette remarque ne plaît pas à Johnny, tous les professeurs de l'école le savent. Ils essaient de le provoquer pour avoir un prétexte et pouvoir le renvoyer de l'école.

  • Sachez, mademoiselle, que nous vivons dans un monde où nous avons le droit d'exprimer nos idées ! Je maudis ce jour où Théodose a voulu supprimer les religions sous son règne ! Je trouverais capital pour le bien-être de VOS élèves et de NOTRE descendance d'entendre l'histoire de la religion dans votre cours !

Ces phrases exprimaient de la colère sans pour autant hausser le ton. Elles étaient énoncées clairement comme si la colère n'existait pas.

  • Désolée de devoir te contredire, mais c'est un des points que nous allons aborder cette année. Ta thèse sur l'existence de Dieu pourra être controversée cette année ! Nous aborderons la théorie de l'évolution !

Confus, Johnny ne savait pas quoi dire. Pour la première fois, un professeur lui laissera la possibilité de défendre son propre concept de la vie, un concept négligé à cause de son manque d'intérêt... financier.

Une rencontre particulière

Le cours est terminé. L'école aussi. Les élèves se précipitent tous vers la sortie tandis que moi, je marche calmement. C'est le premier jour d'école de l'année ; qui aurait l'idée de donner un contrôle le lendemain ? Personne ! Quinze minutes ont passé entre le moment où je suis sortie de la classe et le moment où j'ai franchi le portail. Je m'attendais à ce que personne ne vienne me chercher : chaque année, je dois rentrer en bus ! Curieusement, un garçon m'attendait. Je ne sais pas qui c'est. Je m'approche de lui...

  • Salut Joséphine ! Cela fait un bail que nous ne nous sommes pas vus !

La voix venait de Tony. Il était tombé amoureux de moi pendant les grandes vacances. J'espère qu'il ne vient pas me draguer...

  • Salut Tony ! Tu viens aussi à mon institut cette année ?
  • Oui, et laisse-moi te dire que ta compagnie m'enchante !

Tu parles ! Il va encore me draguer, vouloir m'embrasser comme un fou ! Tu me prends pour qui ?

  • Je sais ce que tu penses. J'avoue que c'est un peu pour ça que je me suis inscrit mais c'est surtout pour mieux te connaître ! reprit-il. Tu peux ne pas me croire. C'est ton choix ! À ce propos, tu veux bien que je te reconduise ?

J'ai eu mes 17 ans hier, je me demande s'il se souvient de mon anniversaire.

  • Oui, je veux bien, merci !
  • Au fait, bon anniversaire ! Voici un petit cadeau !

Il me présenta un petit paquet. Je le déballai et j'eus la surprise de voir un collier. Pas n'importe quel collier : le collier dont j'avais rêvé ! Pourtant, je ne l'ai dit à personne !

  • Comment as-tu su que je voulais... Je ne l'ai jamais dit ! C'est la première fois que quelqu'un sait ce que je ressens quand je reçois quelque chose qui me plaît !
  • On peut connaître une personne en moins d'une semaine comme le feraient d'autres personnes en plusieurs années ! Tout le monde possède ce don. Le tout est de savoir s'en servir.

Le silence fit place à la discussion. Parfois, plus de choses peuvent se dire par le silence que par la parole. Je le regardais. Il me regardait. Nous nous regardions. Affectueusement, nous nous contemplions. Soudain, une sonnerie retentit et nous sortit de notre rêverie, effaça la magie que nous nous partagions. Une heure avait passé sans que je ne m'en rende compte ! J'espère qu'il voudra bien me raccompagner pour aller chez moi !

  • Tu veux bien me reconduire ? lui demandais-je.
  • Rien ne me ferait plus plaisir...

Un rendez-vous galant imprévu

Le pays dans lequel j'habite n'a pas de nom. Moi, je l'appellerais « Le paradis perdu » car depuis le temps que j'y habite, je n'y ai eu que des moments heureux et surtout, il y a de très beaux paysages ! Tony me fait visiter des coins très romantiques comme des lacs dans lesquels se trouvent des canards qui s'amusent en se faisant la course entre eux. Même les oiseaux savent que ce jour va changer ma vie : les oiseaux sifflent des airs mélodieux donnant envie de se mettre dans les bras de quelqu'un...

  • Je crois qu'il faudrait rentrer. Tu ne trouves pas ?
  • J'approuve ton idée !

Il se fait tard. Le soleil commence à se coucher. La colline est sur le chemin. Nous en profitons pour regarder le soleil descendre. Peu avant qu'il ne fasse noir, nous aperçûmes pendant quelques instants la mystique couronne verte se dégager autour du soleil...

Lettres à mon journal intime

Cher journal, crois-tu en Dieu ? Bien sûr, tu ne sais pas me répondre ; c'est moi qui dois écrire à ta place ! Moi, je crois en Dieu. Au fait, au mot « dieu », il faut une majuscule ou pas ? C'est une question qui restera sans réponse à jamais. La seule manière pour nous d'obtenir cette réponse serait de « visiter » le passé. De toute façon, même si ce voyage pouvait se concrétiser, ce serait au risque de compromettre notre naissance !

Tiens !? Cela me fait penser ; j'ai entendu parler d'un film il y a quelques jours. Il est sorti à la fin du vingtième siècle. Je crois que c'était « Détours vers le passé ». L'ennui, plus de mille ans d'écart entre la première projection du film et maintenant ! Plus personne ne saurait témoigner de l'authenticité du titre. Trois films ont été créés sur ce thème. Il ne reste que le premier opus : les deux derniers ont été brûlés dans le château des frères Ménéwig au siècle dernier. En 24 heures, plus de dix mille ans d'histoire ont été brûlés ! Le Louvre, un château considéré comme l'un des plus grands musées du monde durant le vingtième et vingt et unième siècle avait retrouvé ses fonctions premières et avait été repris par cette famille alors que le gouvernement voulait le détruire pour y construire un immense complexe où se trouverait tout ce qu'il faut pour notre confort à travers plusieurs tonnes de béton ! Ma famille a, de génération en génération, été contre cette idée. Malheureusement, l'immeuble s'est construit quelques semaines après le désastre ! Au fait, pourquoi je raconte tout ça ? À quoi cela sert de noter dans mon journal ce que je sais déjà ? Ce n'est pas très utile et puis... pourquoi j'écris ce que je pense ?

Hier soir et ce matin, j'ai revu Tony. C'est un garçon que j'avais rencontré au camp Mouveteau pendant les grandes vacances. Cela fait déjà un demi-siècle que les garçons et les filles peuvent être ensemble à cette ASBL (je ne sais plus si c'en est vraiment une) créée par un certain Colin Powell. Était-ce le secrétaire d'État des États-Unis pendant le vingt-et-unième siècle ou un simple civil ?

Un amour retrouvé... impossible

  • Bonjour Céline. Ta soirée s'est bien passée ?

Cette voix ressemblait à celle de Johnny. Il n'arrête pas de se tromper de prénom. Il m'appelle Céline parce qu'il croit que je suis un ange comme Céline l'avait été pour lui avant sa rupture : cela a été un rude coup. Seulement, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond : nous sommes un dimanche et il est huit heures moins le quart...

  • Arrête ton char, César. Je t'ai reconnu, Andrews ! Je te fais remarquer que Johnny ne vient que dans un quart d'heure. Il n'ose pas venir dans ma chambre plus tôt de peur de me voir en chemise de nuit ou... toute nue ! (rire)

  • Comment m'as-tu démasqué ? L'imitation est exemplaire pourtant ! D'ailleurs, j'ai été créé dans ce but – entre autres.

Andrews est le robot de la famille. Il est un des rares robots à ressentir des sentiments ! Je suis en partie en cause. Cela remonte à quelques années. En fait, cela remonte au jour où Andrews est arrivé dans notre demeure. Je m'en rappelle comme si c'était hier mais je raconterai ça plus tard.

  • Oui, je sais. C'est moi qui ai créé ce programme ! Mais je ne savais pas que quelqu'un avait créé un programme pour que tu sois taquin !

  • J'ai pris le loisir de créer ce programme moi-même. Après tout, c'est toi qui as réalisé une grande partie de mon intelligence artificielle et si je me souviens bien, me programmer moi-même à mon bon sens était ton premier commandement ! Comment je m'en souviens ? C'est le deuxième commandement : me souvenir de tout ce que je vois, entends et entreprends...

  • Te souviens-tu du commandement pour protéger les êtres humains ?

  • Bien sûr : tu ne feras aucune action qui pourra mettre en danger une personne physique.

  • Si un fou propose de tuer une fille ou de tuer l'humanité. Que fais-tu ?

  • J'appelle la police sans qu'il ne le sache si cela est possible. Si ce n'est pas possible, je le laisse commettre ce meurtre.

  • Ok. Et si cette fille, c'est moi, que fais-tu ?

  • C'est une situation très délicate ! Je crois que pour l'amour que j'éprouve pour toi...

  • Tu veux dire que tu es amoureux de moi ? Toi, un robot !?

  • Que veux-tu y faire !? Tu as implanté dans mes circuits le cerveau d'une personne qui était folle amoureuse de toi ! Tu ne le sais peut-être pas mais j'ai le cerveau de Michael Gilde !

  • Comment expliques-tu cela ?

  • Pendant ton sommeil, tu as tué Michael ! Par la suite, tes mains ont mis le cerveau dans le commutateur central. C'est ainsi que la mémoire de Michael Gilde restera toujours en moi !

  • Mais comment cela est-ce possible ? Et puis, puisque selon toi, j'ai transféré son cerveau dans le commutateur central, pourquoi ne te considères-tu pas comme tel ?

  • C'est difficile à expliquer... Je crois que je suis Michael mais je ne le suis plus ! Depuis ce jour, je dois me faire à cette idée. Je ne t'en veux pas pour le meurtre. Tu étais somnambule et de toute façon, j'allais mourir le lendemain. Voilà pourquoi les enquêteurs ne sont pas venus. J'étais déjà condamné ! J'ai le souvenir d'être un être humain mais je ne suis plus ce que j'étais. Mais suis-je réellement Michael Gilde ? Je crois que non ! Je ne suis qu'une machine qui possède un souvenir... Désolé de te faire de la peine, ma puce...

Silence. Du silence est née la parole. Depuis le jour où l'homme a réussi à communiquer, l'homme a utilisé ce procédé pour mieux se connaître. Seulement, on a besoin de temps en temps du silence, du calme pour retrouver ses esprits. Cela fait plusieurs années que j'ai commis ce meurtre mais parce que je dormais, je ne suis pas en prison ! Pourquoi n'avoir rien dit ?

  • Parce qu'il fallait que je garde le secret. Tes parents et les autorités n'ont pas eu le cœur à te mettre en prison à cause de ma maladie, et puis, tu avais mis le cerveau dans le robot ! Parfois, je ne comprends pas les humains même si je garde les souvenirs d'un de tes semblables ! Tu vois, bien que j'aie les facultés humaines, je ne resterai qu'une machine ! C'est pourquoi il faut m'appeler Andrews car je ne suis pas et ne serai jamais Michael !

Une visite religieuse... meurtrière

Une sonnerie retentit. La grande aiguille venait juste à ce moment de se caler sur le 12 de l'horloge. Inutile de dire que c'est une des rares horloges fonctionnant avec des aiguilles ! Chaque famille préfère utiliser son ordinateur. Un micro et des haut-parleurs ultra-performants permettent à toute la maisonnée de questionner l'ordinateur à tout moment. Que ce soit pour demander l'heure, savoir le temps qu'il fera demain, et tout un tas d'autres possibilités !

  • Salut Céline. Comment vas-tu ?

Johnny s'était présenté devant le seuil de la porte d'entrée avec son smoking ainsi qu'un bouquet de fleurs.

  • Jackie, je t'ai déjà dit que je m'appelais Jacqueline ! Je te fais aussi remarquer les vêtements se trouvant sur toi ; on ne les met plus depuis plus de deux siècles !

Il avait l'air troublé. En fait, à chaque fois que je l'invite pour sortir ensemble ou pour s'occuper autrement, cela se passe à chaque fois ainsi...

  • Je suis confus ! J'oubliais que tu n'aimes pas ce que je porte pendant les grandes soirées...

  • Tu n'es pas en tort ! Après tout, cela peut être dû à ton éducation...

  • Ou à mon milieu social ! J'ai une petite émotion quand je pense que nous faisons ensemble quelque chose de défendu...

  • Je ne vois pas où tu veux en venir avec cet extrait de « Topaze »

  • Tu connaissais cette réplique ?

  • Et comment ! Tu me récites une partie des répliques chaque semaine, grand sot !

  • Je ne viens pas pour te donner ma présentation de la semaine mais pour te donner une bonne nouvelle.

Son visage exprimait la douceur d'un mouton, la compréhension de Dieu... mais où ai-je la tête ?! Dieu n'existe pas...

  • Si, il existe ! dit-il comme s'il lisait dans mes pensées. Et cette bonne nouvelle que je viens t'annoncer, ma chère Jacqueline, est...

  • Je sais. Dieu est amour, Dieu est...

  • Non, ce n'est pas cela mais la nouvelle que je viens t'apporter va un peu dans ce sens-là. Chérie, les autorités m'autorisent à enseigner la bonne nouvelle !

Je n'en croyais pas mes oreilles. Cela fait plusieurs siècles que les religions n'existent que dans de rares familles et grâce au combat d'une seule personne, il va pouvoir faire partager sa foi au plus grand nombre !

  • Mais, notre mariage !? Il ne pourra jamais avoir lieu, les curés...

  • Les curés des siècles passés ! Nous sommes dans une ère nouvelle. Longtemps, l'homme a cru dans son histoire que son existence et certains phénomènes qui, aujourd'hui peuvent s'expliquer par la science, étaient dominés par des dieux. On leur a attribué certains pouvoirs, certaines formes... il fut même un temps où les hommes croyaient que les dieux vivaient dans le Mont Olympe. Ils étaient selon le peuple grec anthropomorphes.

  • Comme Michael...

  • Ah !? Il t'a tout révélé ?! Je ne m'attendais pas à ce qu'il te le dise... Pour Andrews, oui, c'est cela. Il est un robot mais il nous ressemble.

  • Il est... je veux dire, il ressemble à Michael !

  • Non, être anthropomorphe ne veut pas dire que quelqu'un ou quelque chose peut avoir le cerveau d'un être humain mais que ce quelqu'un ou quelque chose nous ressemble physiquement.

-...

  • Tu as l'air ailleurs. Tu m'écoutes ?

-...

  • CÉLINE !

  • Je t'ai déjà dit que... excuse-moi, j'étais ailleurs. Tu disais que nous sommes dans une ère nouvelle alors il doit y avoir une autre représentation du dieu chrétien mais laquelle choisir ?

  • C'est bien là le dilemme. Dans l'Ancien Testament, Dieu a créé par la parole. Les humains eux créaient par les mains. Dans cette partie de la Bible, Dieu se présente comme un père qui essaie d'aider ses enfants... parfois, il les punit pour que ses enfants retrouvent le droit chemin. C'est une partie où il y a chaque fois une sorte de morale mais seulement, il n'est pas toujours juste. Par exemple avec les Égyptiens qui détenaient ses enfants en esclavage. Il a tué les Égyptiens avec l'eau. À l'époque, cela s'apparentait avec la pureté. Comme s'ils étaient lavés de tout péché en mourant. Puis vient le Nouveau Testament. Jésus résume les dix commandements en une phrase : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ».
    Cela peut se noter : Dieu est créateur, Dieu est amour
    Mais aujourd'hui, il faut mettre quelque chose pour gagner la confiance : Dieu est espoir !
    J'ai besoin de toi !

Lorsqu'il eut terminé sa phrase, des personnes dans une voiture noire tuèrent Johnny d'une balle dans la tête ! Un gang avait peur que le monde ne soit plus sous leur contrôle ! Depuis, je me bats pour la cause défendue par un garçon qui, dans le temps, était mon meilleur ami même si je ne m'en rendais pas compte. Je me rappelle encore m'être dit :

  • Si Jésus est venu sur terre pour déclarer une bonne nouvelle, elle est adressée aux adolescents. Pour bien grandir, l'adolescent, pour qu'il ne se sente plus mal dans sa peau, a la possibilité de faire le deuil de ce qui est derrière lui. Il peut laisser mourir l'enfant se trouvant en lui pour renaître dans un autre corps. Un corps où l'on se sent bien, où l'on est de nouveau soi-même. C'est en quelque sorte, une résurrection qui se fait en trois étapes...

Le reste, il n'a jamais su me le dire. Je n'ai pas voulu transplanter son cerveau dans un corps de métal : cela m'aurait fait trop de peine.
Pour finir, il n'a jamais su donner sa bonne nouvelle au monde entier dire que cette bonne nouvelle s'adressait aux adolescents. C'est pourquoi j'ai créé une fondation pour la mémoire de Johnny.

Abraham a été l'ascendant de tous les croyants.
Jésus a été sans le vouloir le créateur du christianisme.
Johnny a été le créateur du christianisme nouveau apportant avec lui une nouvelle définition de la vie. Le seul témoignage qui reste de lui est un petit manuscrit. Sur une feuille, il y avait écrit :

  • L'homme n'est pas obligé de croire ou de ne pas croire en l'existence d'un être qui nous surpasse. Il n'est pas obligé mais en a la possibilité. C'est ça le mystère du libre arbitre...
  • Si l'homme croit en un être supérieur, c'est pour se savoir en sécurité. Je voudrais partager ce savoir avec l'humanité. Cela peut rallumer la flamme qui, éteinte il y a bien longtemps, servait à donner de l'espoir... Il n'est pas utile de croire en Dieu seulement parce qu'il peut nous rendre espoir. Le plus utile serait que cette croyance en Dieu nous rende l'espoir en l'humanité ; ce qui a fait ce que nous sommes... Amen.

Ce manuscrit se trouve au château du Louvre, récemment restauré pour l'occasion : la résurrection des croyances ! Mais cela est une autre histoire...

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olide
olide @olide
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