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Essais

L'ami troll !

Noware, un troll pas comme les autres, rencontre Vilaën, une guerrière en quête de vengeance. Ensemble, ils partent affronter le mage Balgan à travers les Terres inconnues.

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Chapitre 1 : La rencontre dans la taverne

L'histoire se déroule un jour, et même une nuit étoilée, baignée de pleine lune.

Je disais donc que l'histoire se passe la nuit, dans une taverne en lisière de forêt. Une taverne où aventuriers, guerriers, passants et monstres se côtoyaient en buvant un hydromel (ou deux), face à un bon feu. Mais il arrivait que des querelles éclatent : querelles de races, de femmes ou encore d'argent, car en ce temps-là, les gens ne se laissaient pas marcher sur les pieds !

Enfin bref… je continue… Ce jour-là, la taverne n'était pas vraiment remplie : seuls quelques nains qui parlaient d'or, et une aventurière, buvaient leur alcool paisiblement. J'entrai sans faire de bruit. Mais au fait, je ne me suis pas présenté ? Je me nomme Noware et je suis un troll. Vous croyez sûrement que je suis une brute assoiffée de sang ? Eh bien non, je ne cherche pas querelle, même s'il m'arrive de croquer un elfe pendant une bagarre !

Il n'y avait pas grand monde et j'entrai en regardant autour de moi. Je m'approchai du bar où était installée la guerrière et commandai une bière :

  • Une bière, j'ai grande soif.
  • Tiens, la v'la, me dit le tavernier en me tendant la chope, ça f'ra 1 PO (pièce d'or).
  • Il n'y a pas grand monde aujourd'hui !
  • Non, car la lune est haute et pleine dans le sombre ciel et cela ne dit rien de bon !

Je grognai à l'idée de ne pas voir les danseuses aujourd'hui ! Je m'approchai de la guerrière :

  • Salut à toi ! Tu vas bien ?

La guerrière se retourna et, voyant le troll de 2 m 76 que j'étais, elle répondit :

  • Bonsoir… oui merci, je vais bien et vous ?
  • Bien, bien… Que venez-vous faire dans cet endroit ?
  • Oh ! Rien de bien terrible, je pensais trouver de quoi m'amuser mais c'est raté… Je me nomme Vilaën et vous ?
  • Je suis Noware et je viens me désaltérer. Vous parcourez le pays ?
  • Oui, cela fait 5 ans. Un sorcier du nom de Balgan est venu dans mon village avec quelques hommes d'armes. Il voulait, par plaisir, piller mon village. Pour cela, il tua tout le monde sauf moi qui étais en vadrouille dans la forêt. Toute ma famille est morte dans les flammes, brûlée dans leur hutte… C'est pour cela que je veux le traquer pour le tuer ensuite. Je veux ma vengeance.

Vilaën racontait son histoire tandis que les larmes lui montaient en pensant à ces souvenirs.

  • Ne pleure pas, petite.
  • Je n'avais que 16 ans… Mais j'ai la haine et je veux le voir mort, rôti sur un bûcher.
  • Cela me paraît une quête bien périlleuse… je pourrais t'accompagner ?
  • Tu me serais bien utile mais tu n'as pas de famille à défendre ?
  • Non… ils se sont fait capturer et enchanter par un mage…
  • Je suis désolée… alors tu m'accompagnes ?
  • Avec plaisir, j'ai besoin de me défouler, ricanai-je en montrant mes dents.
  • Alors dormons et nous partirons demain. Je t'expliquerai tout demain pendant le trajet.

Chapitre 2 : Vers les Terres inconnues

Après une nuit de sommeil, les deux compagnons prirent la route en direction des Terres inconnues, avec un petit mal de tête car, la veille, ils avaient fêté et refêté leur rencontre !

Après 1 ou 2 km passés en silence, Vilaën me dit :

  • Le mage doit se trouver vers le nord, à 100 km dans les Terres inconnues.

Mais au fait, je ne vous ai pas expliqué où se trouvaient les Terres inconnues ? Eh bien c'est un territoire gouverné par des voleurs et des mercenaires, un endroit pas très recommandé pour se promener !

  • Ça faisait longtemps que je rêvais d'aller terrasser quelques brigands dans ce pays, eus-je un petit sourire en répliquant.
  • Il faudra se faire des amis car ce n'est pas à deux que nous arriverons à bout de sa forteresse.
  • EUHH…
  • Et oui, il y a plein de seigneurs dans ce pays qui seront ravis de se joindre à nous pour tuer ce démon de mage ! Mais il faudra prouver que nous sommes valeureux, c'est pour ça que nous allons raser un campement de son armée qui n'est plus très loin.

La nuit tombait, et nous nous étions installés à proximité d'un ruisseau. Je dormais à la belle étoile. La nuit était étoilée et le chant du ruisseau était doux à l'oreille. Je me levai avec un petit déjeuner à côté de moi : c'était Vilaën qui me l'avait préparé. Il était maigre pour mon estomac mais c'est l'intention qui compte et je l'en remerciai beaucoup.

Après avoir mangé quelque chose de plus consistant, nous partîmes en direction du campement. Nous arrivâmes à la frontière des Terres inconnues, en vue du campement. Nous nous installâmes pour observer les hommes du camp et attendre la nuit.

La voilà qui tombait, et des sentinelles étaient postées. Nous passâmes à l'attaque en douceur. Je rampai en silence vers une sentinelle pour l'égorger, Vilaën fit de même. L'alerte n'était pas encore déclenchée et nous nous dirigions vers une tente sans nous faire repérer. Nous entrâmes et là, dormait une dizaine d'hommes. Nous aurions pu les égorger tous mais un cri retentit, ce qui réveilla tout le monde : on avait retrouvé les sentinelles… Les hommes de la tente s'étant réveillés, je sortis ma massue et fonçai dans le tas !

Ils ne pouvaient se défendre car ils n'avaient pas d'arme et ce fut un jeu d'enfant de tous les écraser. Je fis un boucan d'enfer et tous les hommes du camp se précipitèrent autour de la tente. Ils étaient une cinquantaine, armés jusqu'aux dents. Leur chef parla :

  • Que se passe-t-il ?

Je fis sortir de la tente un rire diabolique et des yeux rouge sang apparurent dans le noir. Quand je cessai de rire, je courus dans le tas d'hommes réunis là, Vilaën couvrant mes arrières. Mais ce n'est pas 50 hommes qui arrêtent un troll ! Ma massue fracassait les crânes des soldats. Ce fut un combat assez court, le plus long étant de rattraper les fuyards !

Nous gardâmes quand même le chef en vie car nous voulions savoir où se trouvait Balgan. Il raconta tout. Je demandai à Vilaën si je pouvais le manger mais elle refusa car il nous serait encore utile plus tard.

Nous nous arrêtâmes un peu plus loin du camp que nous venions de massacrer. Là, nous dormîmes : Vilaën à côté du feu, le chef, qui s'appelait Borak, ligoté à un arbre pour ne pas qu'il s'enfuie, et moi je montai la garde mais fermai l'œil un peu plus tard…

Chapitre 3 : La Forêt Voleuse

L'aube était à peine levée que nous reprîmes le chemin. Le temps était assez gris et la pluie ne tarda pas. Borak m'expliqua de nouveau la route, car je n'avais pas bien compris. Il disait que le chemin était long et périlleux, qu'il fallait traverser la Forêt Voleuse, domaine d'un puissant brigand sévissant dans cette région. Il fallait suivre la rivière Naine, qui était surveillée par des nains du Chaos… Et bien d'autres périls nous attendaient. Il continua en disant que si nous arrivions là-bas, il faudrait encore battre les hommes de Balgan et lui-même !

Cette quête était de la folie mais je manquais d'exercice et ceci me ferait le plus grand bien ! Je ne sais pas pourquoi Borak se prêtait à nous sans ronchonner. Peut-être était-ce un piège ou une ruse pour nous échapper, mais toujours est-il qu'il nous aidait. Je lui posai la question :

  • Pourquoi veux-tu nous aider ?
  • Moi ? J'ai des comptes à régler avec Balgan ! Cela fait plus d'une année que nous n'avons plus été payés et beaucoup d'entre nous sont morts dans des combats qui n'avaient aucun but.

Je m'entendais bien avec lui mais Vilaën le méprisait. Elle devait se dire que c'était lui qui avait tué sa famille, ses amis… Le soir approchait et la pluie cessa. Nous avions déjà parcouru un peu moins d'une centaine de kilomètres.

Deux jours s'étaient écoulés lorsque nous arrivâmes à l'orée de la Forêt Voleuse. Le soleil de midi était caché par des nuages, ce qui ne facilitait pas l'éclairage dans la forêt. Nous étions sur nos gardes car les brigands rodaient. Après quelques centaines de mètres, une voix nous arrêta :

  • Qui êtes-vous ?
  • Des voyageurs, répondit Vilaën.

Une dizaine d'hommes sortirent des buissons.

  • Je les tue ? murmurai-je à ma compagne.
  • Non… pas tout de suite ! répondit-elle.
  • De toute façon, ça ne vous avancera à rien, nous sommes des milliers, ricana le brigand. Je me nomme Jagal, je suis le chef de toute la forêt et voici mes hommes. Si vous voulez passer, il faudra payer la taxe !

Nous nous concertâmes et comptions déjà notre argent quand soudain un homme essoufflé de sa course annonça :

  • Les Gobelins ! Ils nous ont attaqués ! Ils étaient une cinquantaine !
  • Excusez-nous, mais peut-on savoir ce qui se passe ? demanda timidement Borak.
  • Des Gobelins sèment la panique dans la forêt depuis quelques mois.
  • Vous êtes des milliers et vous n'arrivez pas à vous en débarrasser ?
  • Ils se cachent dans la grotte et si nous avons le malheur de les suivre, ils nous tueraient un par un. Et puis c'est un vrai labyrinthe, répondit Jagal.
  • Même si nous ne sommes pas en bonne posture pour marchander, nous allons tuer les Gobelins, et vous nous laissez partir sans rien demander.
  • Vous êtes fous !… Mais j'aime ça ! Suivez-moi, je vais vous montrer l'entrée. J'y posterai des hommes au cas où vous voudriez vous faire la malle !!!

Nous voilà à l'entrée de la grotte. C'était assez sombre mais heureusement que nous avions des torches !

Chapitre 4 : Les gobelins de la grotte

Nous entrâmes dans la caverne éclairée par des torches posées par les voleurs. Nous étions déjà loin, au moins 1 ou 2 heures de marche, et pas le moindre signe de peaux vertes. Quand tout à coup, un cri résonna : c'était un gobelin qui alertait ses congénères. Il courait vite, mais pas assez pour que Vilaën ne le stoppe d'une flèche dans le dos. Nous approchâmes du cadavre : il ne possédait que quelques pièces d'or et une épée…

Nous continuâmes à marcher jusqu'au moment où nous vîmes une lueur qui sortait d'une salle meublée. Sur les tables, des chopes de bière. Une dizaine de gobelins était réunie et parlait une drôle de langue. Nous devions absolument passer. Nous réfléchîmes à une tactique, toute simple : moi et Borak, on devait foncer dans le tas pendant que Vilaën tuait les fuyards.

Elle décocha une flèche pour lancer l'assaut. Borak n'eut pas beaucoup le temps d'en tuer : j'étais rapide ! Quel massacre ! Tous morts !

Nous prîmes l'or qui traînait et continuâmes le chemin. Nous devions nous dépêcher avant que la nuit tombe car les gobelins sortaient marauder les voleurs. Nous nous enfonçâmes dans la grotte et ça se compliquait car il y avait des tunnels partout. Heureusement que les gobelins laissaient des traces !

Nous arrivâmes de nouveau dans une salle énorme. Là, était réunie une centaine de gobelins en train d'écouter leur chaman qui dansait sur un mauvais rythme de percussion ! Ils étaient un peu beaucoup pour nous, mais le courage ne nous manquait pas. Nous élaborâmes un plan qui consistait à tuer d'abord le chaman : les gobelins seraient alors déboussolés. À ce moment-là, il faudrait en tuer le plus possible, puis les emmener dans un petit tunnel pour les achever.

Vilaën ne chercha pas : elle décocha 3 flèches dans la tête du chaman. Pendant que les gobelins affolés accouraient près du mort, nous en tuâmes une petite vingtaine, puis nous nous encou^rûmes dans un étroit tunnel. Une cinquantaine de gobelins nous avait suivis et nous les affrontâmes facilement. La boucherie terminée, nous retournâmes dans la salle : elle était vide !

Où était passé le reste du clan ?

Vilaën s'approcha du corps du chaman… joli coup !

Soudain, 10 gobelins sortirent de nulle part et la capturèrent. Ils l'emportèrent dans des galeries profondes. Nous suivîmes les cris qui s'étaient arrêtés. Une autre salle, encore plus grande que la précédente, celle-ci remplie de milliers de gobelins ! Ils avaient attaché notre compagne à un poteau au milieu de la salle et elle se faisait torturer.

Une haine avait envahi mon corps à cette vue atroce. D'après Borak, mes yeux devinrent rouge sang et un cri de fureur sortit de ma bouche. Une vague de folie s'empara de moi : ce fut très bénéfique ! Les corps des gobelins volaient par dizaine à chaque coup de masse. Borak, effrayé, se fraya un chemin jusqu'à Vilaën qui était à bout de force. La petite troupe de gobelins qu'il restait était mourante : ils couraient vers la sortie où les attendaient les hommes de Jagal. Il ne restait plus rien dans la salle, juste des morceaux de peaux vertes éparpillés un peu partout. Borak soignait Vilaën. Moi, j'étais agenouillé au milieu de la salle, couvert de sang. J'avais peur de ce que je venais de découvrir et qui allait sûrement se répéter plus tard dans l'aventure.

Après avoir bien repris nos esprits, nous sortîmes de la grotte. Jagal nous attendait tandis que Vilaën exhibait fièrement le trophée ramassé : la tête du chaman !

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