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Essais

Je voudrais partir... Ma plume s'affolle...

Un recueil de textes courts sur l'envie de partir, d'écrire et de se perdre dans ses souvenirs. Des mots bruts qui expriment le besoin d'évasion et de recommencement.

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Je voudrais partir, faire un voyage qui durerait une éternité. Partir loin d'ici, là où personne ne me connaît. Dans un endroit où je pourrais me refaire une vie, avoir une chance de repartir à neuf, de tout recommencer. Ne plus refaire ces erreurs, qui m'ont tant coûté, et faire comme si rien de tout ça n'était arrivé. Je voudrais être ailleurs, là où tout est possible. Un endroit où je serais libre de croire en mes rêves, et en l'éternité. Dans un endroit où il fait toujours chaud, où le soleil brille toujours. Libre, de mes choix et de mes ambitions, sans avoir de comptes à rendre.

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Ma plume s'affole...

Mon regard perdu dans le vague reflète mes pensées les plus sombres. Assise devant une page blanche, je me permets d'imaginer... Une cigarette à la main, je revis des moments du passé, et me plais à les raconter sur papier. Pendant que de ma plume découle l'encre de mes pensées, mes souvenirs s'effacent au fur et à mesure qu'ils sont racontés. Comme s'ils fuyaient, n'ayant plus envie de vivre, voulant se faire oublier... C'est pourquoi je les immortalise, non pas en photo, mais avec les mots.

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Les vagues de souvenirs

Je me noie dans mes illusions qui ont été créées dans le but de me réconforter. Toutes ces illusions du passé n'ont servi qu'à me perdre et à me faire oublier toute la vérité. Que de beaux mensonges, que je me suis racontée ! Je me noie dans l'ignorance de ce qui s'est vraiment passé... Je ne sais pas nager, je vais m'y noyer. Je me sens si faible devant l'inconnu. Les souvenirs m'envahissent, des vagues déferlent sur moi, je ne peux même plus respirer. Je suis submergée par ce flot d'images. Je vois ma vie défiler devant moi, en quelques secondes. Puis tout devient noir.

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L'inconnue

Toute de noir vêtue, un chapelet sur la tête, j'espère demeurer inconnue aux yeux des gens que je croise sur mon chemin. J'ai réussi à m'enfuir, sans un regard derrière. Pour ne pas qu'on me reconnaisse, j'ai teint mes cheveux, autrefois blonds comme le blé, aujourd'hui noirs comme la nuit. Au lieu des horribles lunettes, je porte de jolis verres d'une couleur azur. Il n'y a plus de risques que je sois reconnue. Personne sur mon chemin, j'arrive enfin à la gare.

Note de l'auteure : Celui-là est un peu court... et très étrange. Je n'ai jamais eu les cheveux blonds, et jamais porté de lunettes. Je n'ai dû prendre le train qu'une ou deux fois dans ma vie. C'est quelque chose que j'ai écrit alors qu'il s'est produit un quelconque changement dans ma vie, je suppose. C'est un vieux texte.

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charlotte915
Marie-Ève Ferland @charlotte915
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