Image 1
Essais

Je te déteste... Comme je n'ai jamais détesté...

Une lettre brute de haine et de libération adressée à quelqu'un qui a causé une profonde souffrance.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image d'illustration

Voici un texte que j'ai écrit pour une personne qui m'a fait beaucoup de mal dans ma vie... Une personne que j'ai aimée, malgré la souffrance qu'elle m'a infligée... Quelqu'un que j'ai tenté d'aider par tous les moyens que j'avais en ma possession... Alors que je les perdais peu à peu.

Peut-être est-ce inutile d'écrire un texte pour une personne qu'on déteste tant, une personne qui nous a fait tant de mal. Mais une chose est sûre : ça libère, et ça fait extrêmement de bien. Les mots sont pour moi la seule manière de me défouler, d'exprimer ce que je ressens vraiment, au-delà des limites de la parole—cette limite que je n'ai jamais pu franchir avec cette personne. Je n'ai jamais eu le courage de lui dire en personne ce que j'ai écrit dans ce texte. D'ailleurs, je ne crois pas que ça en vaille réellement la peine, car ce serait de la vengeance mal placée. Par contre, le faire pour soi-même procure un grand bien.

Si vous avez des commentaires constructifs à faire sur ce texte, n'hésitez pas. Par contre, si ce ne sont que des remarques désobligeantes, c'est plutôt inutile.

Image 2
Image d'illustration

Une lettre de haine et de libération

Je te déteste. Jamais je n'ai détesté quelqu'un à ce point. Au point de vouloir ta mort. N'es-tu donc pas capable de comprendre ce que c'est que de laisser quelqu'un vivre sa vie sans toujours tenter de lui mettre des bâtons dans les roues ?

Avec toi, je survivais. Ce n'est plus suffisant pour moi, maintenant. Je veux vivre. S'il était vrai que tu m'aimes encore, tu ne souhaiterais que mon bonheur. Tu voudrais que je sois heureuse. Eh bien, je le suis. Mais sans toi. Tu n'as qu'à t'en contenter, car tu n'auras jamais plus. Je n'ai plus de comptes à te rendre, alors fais-toi à cette idée.

Je ne suis plus prisonnière des barreaux de fer qui te servent de bras. Je ne suis plus ton obligée, ni ton esclave. Je ne te dois plus rien. Je suis sortie de ta prison, et jamais je n'y retournerai.

La cicatrisation d'une blessure profonde

Depuis que j'en suis sortie, d'ailleurs, j'ai cessé de me faire du mal, et les cicatrices de mes bras ont enfin disparu. Jamais tu ne t'es aperçu de quoi que ce soit. D'ailleurs, tu éprouvais un profond mépris pour les gens dépressifs ou nostalgiques. J'ose maintenant imaginer à quel point tu pouvais me mépriser, au-delà de ton hypocrisie bien cachée.

J'ai un cœur pour aimer, mais j'ai découvert qu'il était aussi capable de détester. Mon cœur et mon âme te détestent autant qu'ils aiment l'amour de ma vie.

Un adieu définitif

Lâche prise, une fois pour toutes. Ne tente pas de savoir, tu seras déçu. Ne tente surtout pas de m'avoir, car ce sera la dernière chose que tu auras essayé de faire. Efface de tes souvenirs tout ce qui me concerne, tout ce que tu as pu vivre avec moi. Ces souvenirs ne t'appartiennent plus.

Dis-moi adieu une fois pour toutes, et pars. Pars loin de moi, là où je ne te verrai plus jamais dans mon champ de vision, car mes yeux te transperceront d'une lame tranchante comme tu n'en as jamais connue. Sauve-toi, car tu seras déjà mort deux fois avant même que ma main ne se lève dans ta direction.

Et n'oublie jamais : je te déteste.

As-tu aimé cet article ?
charlotte915
Marie-Ève Ferland @charlotte915
29 articles 0 abonnés

Commentaires (6)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...