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Essais

Je suis... Orpheline

Un témoignage sincère sur le deuil des parents : la douleur, le vide, mais aussi les leçons de vie. 8 ans sans père, 4 ans sans mère — un message d'espoir pour avancer.

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Parler de l'indicible : le deuil des parents

Comment parler de cette situation délicate... J'ai longtemps hésité avant de faire cet article, tout d'abord parce qu'il est difficile d'évoquer ce sentiment, et d'autre part parce que c'est l'un de mes premiers textes et qu'il risque d'être un peu maladroit. Alors avant de commencer, je vous présente mes excuses par avance.

La douleur de la perte et le vide qui reste

Je ne vais pas vous mentir, je ne vais pas vous dire que la douleur passe avec le temps, qu'on se reconstitue une famille, qu'on souffre un moment, puis que peu à peu la douleur s'estompe... Non, ce serait trop facile. On n'oublie jamais, mais le pire dans la perte de ses parents, c'est qu'on perd nos repères, et qu'on ne les retrouve plus jamais. On retrouve des marques, certes, mais on ressent toujours un vide, un manque... On se sent perdu.

Mais il y a autre chose : on a peur... On a peur de ne plus jamais avoir de famille, on a aussi peur de ne pas être capable de reconstituer notre propre famille. Qu'on se soit bien entendu avec nos parents ou non, ces sentiments sont là, présents et pérennes. Et hélas, on ne peut rien y faire. On peut se battre contre la vie, prouver que, même sans parents, on est forts et on réussira, mais il y a toujours ce doute en nous.

Ce que la perte de ses parents nous apprend sur la vie

Mais il y a quand même un point qu'il ne faut pas oublier : cette perte nous enseigne beaucoup sur la vie. Je sais, c'est assez ironique, mais il se trouve que c'est quand on se retrouve seul qu'on apprend le plus sur nous. Cette perte nous fait grandir, nous apprend beaucoup plus sur la vie que tout ce qu'on pourra trouver dans les livres. Car il ne faut pas se voiler la face : ce malheur constitue quand même une expérience, ça fait partie de la vie – même si parfois elle survient très tôt – et ce sont ces diverses expériences qui nous forgent un caractère, qui font ce que nous sommes aujourd'hui.

Pourquoi la perte de ses parents ne doit pas devenir une excuse

Je voudrais également dire que perdre ses parents, ce n'est pas une fatalité, et surtout, il ne faut pas le prendre comme tel. Sinon, il est facile de se laisser aller. Il est facile de dire : « J'ai raté telle chose... c'est parce que je n'ai plus de parents, c'est parce que je suis seule... ». Ça ne doit pas devenir une excuse. C'est un fait, et qu'on le comprenne ou pas, qu'on l'accepte ou pas, c'est un fait... et c'est la vie.

Mon témoignage : 8 ans sans père, 4 ans sans mère

Je sais que cet article peut contenir beaucoup de propos « faciles » et pas forcément simples à appliquer... mais voilà 8 ans que mon père est décédé et 4 ans que ma mère nous a quittés à son tour, et je n'ai trouvé ni de solutions, ni de termes miraculeux pour vivre et dépasser cette situation. La vie peut paraître injuste, on peut ne plus avoir envie de continuer, mais plein de choses nous attendent, et qui méritent d'être vécues.

Et je vais vous avouer une chose : qu'on soit là ou non, ces choses se passeront. La vie continuera, c'est immuable. Et cette vie, nous pouvons nous la construire en partie. Nous pouvons nous allier au destin, ou tenter de le contrer, mais le résultat sera le même...

Alors cette vie, on la vit ?

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quillhill
Dawn *** @quillhill
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