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Essais

Imagine

Silver, une jeune ibride, découvre l'Anneau de Pouvoir et doit le détruire en Mordor. Accompagnée de la Communauté, elle vivra une quête épique entre dangers et passions.

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La découverte de l'Anneau

Tout commence il y a des années, oui, très longtemps, alors que la terre en était encore à sa naissance, alors que l'homme n'avait pas encore commencé à la détruire... En ce temps, le monde principal sur cette terre était la Terre du Milieu, sur laquelle régnait Sauron, le terrifiant seigneur des ténèbres. Bien que la terre en fût à ses débuts heureux, c'était une sombre époque pour les peuples libres : les elfes, premiers, magnifiques et immortels... Les nains, terrés au fond des cavernes qu'ils creusaient, avides de trésors... Les humains, imparfaits, mortels et vulnérables... Les hobbits, petits, courageaux et possessifs... Enfin, les ibrides, jeunes filles, belles comme le jour, traîtresses comme la mer, immortelles, parfaites, filles de la terre elle-même.

Une bien sombre époque, oui... Les races ne se mélangeaient pas, chacun restait avec les siens dans la crainte des autres... Les seules rencontres se faisaient grâce au destin ou lorsque grand nombre de différentes personnes allaient demander conseil au sage elfe, Elrond de Fondcombe, lors des conseils que celui-ci donnait chez lui.

Il nous faut à présent remonter jusque chez les ibrides... À cet instant, la plus jeune d'entre elles, Silver, plongea dans l'eau claire de la rivière où elle et ses sœurs baignaient leurs corps blancs et purs. Elle vit briller au fond de l'eau une chose de petite taille... Elle s'en approcha et la prit. Une fois remontée à la surface, elle examina l'objet et ce qu'elle vit l'étonna : un petit anneau, forgé sûrement chez les elfes, car sa forme ronde était parfaite, on ne voyait aucune éraflure sur l'objet et sa couleur d'or avait été faite avec un grand soin. Trouvant l'objet joli, elle se le passa au doigt, et ce qu'elle vit la terrifia : le paysage se mit à tanguer, flamboyer, tout devenait flou, elle ressentit une grande sensation de malaise et vit un œil, immense, nimbé de flammes gigantesques. Comprenant que la vision venait de l'anneau, Silver le retira à grand peine de son doigt et tout redevint normal...

Le soir, elle riait avec ses sœurs devant un feu, leurs beaux visages et leurs corps gracieux éclairés par la puissante lueur du feu offraient un spectacle magique... Silver examinait l'anneau, ne prêtant plus attention à rien, lorsqu'une de ses sœurs, qui se nommait Katsumi, le lui arracha des doigts, le jeta dans le feu et lui dit, son visage superbe transformé par les traits de la joie et du rire : « Cesse de jouer avec ça Silver, et viens plutôt t'amuser avec nous ! » Silver ne l'entendait pas ainsi, elle sortit l'anneau du feu et, laissant partir ses sœurs, elle le regarda et vit des caractères aux couleurs flamboyantes s'inscrire sur l'objet. « Des runes elfiques », se dit-elle. Grâce au fait qu'elle parlait, comprenait, lisait et écrivait toutes les langues, Silver déchiffra : « Un anneau pour les gouverner tous, un anneau pour les trouver, un anneau pour les amener tous, et dans les ténèbres les lier. »

Silver comprit alors, elle frissonna et jeta l'anneau au loin d'un geste rageur : cet anneau ne pouvait être que l'Anneau de Pouvoir fabriqué jadis par Sauron pour gouverner tous les autres anneaux magiques qu'il avait offerts aux elfes, nains et humains, afin de gagner leur amitié ! Mais une pensée lui vint à l'esprit : si l'anneau était toujours présent, alors Sauron l'était également et à l'heure présente, il avait déjà dû utiliser quelque stratagème ou envoyer des milliers de ses serviteurs pour le récupérer ! Elle courut chercher l'anneau et mit du temps avant de le retrouver au fond d'un bosquet de ronces... Puis, elle appela ses sœurs pour leur faire part de sa trouvaille... Celles-ci eurent de sages paroles : « Tu as trouvé l'Anneau de Pouvoir, va ma sœur, au conseil du seigneur Elrond, demander son aide... Lui seul pourra t'aider justement. »

Le voyage vers Fondcombe

Sur ce, Silver chantonna une douce mélodie et son cheval Elendili lui apparut. Il était d'un blanc si éclatant qu'en hiver à côté de lui, la neige paraissait grise. Il courait vers elle, ses longues ailes de diamant déployées. Silver s'accrocha à sa crinière alors qu'il passait et se hissa sur son dos... Le cheval était immense et son corps musclé était d'une rapidité sans bornes... Parcourant les champs ensoleillés et les villes de pluie, la belle arriva dans un petit village où elle décida de se reposer. Dans ce village habitaient des hobbits. Les semi-hommes accueillirent joyeusement la jeune fille, lui permettant de se reposer chez le plus populaire d'entre eux : un joyeux drille nommé Bilbon. Celui-ci s'occupa de Silver et elle put vite reprendre la route. Elle s'était cependant fait de grands amis : le cousin de Bilbon, nommé Frodon, un hobbit adorable et courageux ; un autre nommé Samsagace qui ne quittait jamais Frodon ; et deux autres joyeux lurons dénommés Meriadoc (Merry) et Peregrin (Pippin) qui les suivaient également partout et qui passaient leur temps à faire des bêtises ! Elle rencontra également un puissant magicien du nom de Gandalf-le-Gris.

Les quatre hobbits refusèrent de laisser leur grande et belle amie partir seule alors Gandalf leur donna pour mission de l'accompagner chez les elfes, ils le retrouveraient là-bas. Alors qu'ils étaient partis depuis quelques heures, ils s'assirent pour déjeuner, car les six repas qui composaient l'alimentation des hobbits étaient essentiels pour eux ! Ils s'installèrent au milieu de la route, lorsque Silver sentit une présence. Ses sens surdéveloppés lui firent entendre le martèlement sur le sol que font les sabots d'un cheval sur une route : quelque chose lui disait que ce n'était pas un ami qui venait vers eux à cette vitesse affolante. Elle cria à ses compagnons : « Par pitié, quittez la route, cachez-vous ! » Ils se cachèrent sous les abondantes racines d'un arbre en bordure de la route, Elendili prit peur et partit au loin... Ils entendirent un cheval s'arrêter et sentir les restes du repas des hobbits. Silver leva la tête, et ce qu'elle aperçut au travers des racines la terrifia : un cheval gargantuesque, d'un noir d'ébène et de tristesse, aux yeux rougis par la fureur, surmonté d'un cavalier en armure noire également, son souffle à l'intérieur de son heaume ressemblait à un râle affreux... Une force intérieure et indescriptible poussa alors Silver à passer l'anneau à son doigt. Elle luttait, mais on aurait dit que quelqu'un enserrait sa main pour passer son doigt dans le petit cercle doré... À ce moment, Frodon poussa Silver et lui dit : « Que faites-vous ? »

— Je n'en ai aucune idée, c'est comme si une force me poussait à mettre l'anneau...

Elle jeta un morceau de bois au loin, le cavalier partit brusquement dans la direction d'où venait le bruit et ils en profitèrent pour s'enfuir.

La Communauté de l'Anneau

Ils parcoururent un long chemin et arrivèrent dans une auberge où ils décidèrent de passer la nuit... Ils prirent une chambre, s'assirent à une table et commandèrent des bières. Silver tournait nerveusement l'anneau qu'elle avait attaché à une chaîne autour de son cou. Elle s'était aperçue qu'un homme, terré dans l'ombre au fond de la taverne, la fixait du regard depuis quelque temps. Lorsqu'elle passa à côté de lui, il la souleva et l'emmena avec elle. Silver ne pouvait crier, l'homme avait plaqué sa main sur sa bouche. Il l'emmena dans une chambre, enleva la capuche qui couvrait son visage et la jeune fille s'aperçut qu'il était assez jeune, brun, et qu'il était un rôdeur. Il devait être Aragorn, fils d'Arathorn, elle avait vu des portraits de lui... Silver était une ibride, mais elle était d'une nature assez rebelle. Elle se releva et envoya un coup de pied bien placé pour faire tomber l'homme. Il se retrouva à terre, elle s'assit sur lui, de façon à ce qu'il ne puisse plus se relever. Elle lui dit :

— À nous deux, seigneur Aragorn, que me voulez-vous ?

— Plus de prudence de votre part, car l'Anneau de Pouvoir n'est pas une babiole ! Et également vous aider, car je suis de votre côté, comme vous le savez !

— Bien, pardonnez ma « brutalité ».

Les hobbits les rejoignirent, et ils décidèrent de repartir le lendemain. Pendant la nuit, Aragorn leur conta l'histoire des 9 cavaliers noirs, serviteurs de Sauron qui les poursuivaient, et Silver leur fredonna de sa voix envoûtante des chants ibrides...

Au matin, ils partirent et arrivèrent rapidement chez les elfes... Ils furent conviés au conseil d'Elrond, mais auparavant, ils purent se reposer à un bal. Silver rencontra Bilbon de la Comté et ils parlèrent. Il lui parla des autres personnes venues demander conseil : « Là-bas, Gloïn et son fils Gimli, à cause d'une chose terrifiante qui hante les mines de la Moria ; ici, Boromir, seigneur du Gondor ; et enfin, dit-il en montrant un elfe magnifique, Legolas, fils du roi de la Forêt-Noire, il est ici car les soldats de chez lui ont laissé échapper Gollum, une créature naïve qui en sait beaucoup sur l'anneau. »

Silver charma les convives par sa beauté, mais également lorsqu'elle interpréta des chants et des danses ibrides et elfiques. À un moment de la soirée, un elfe et Bilbon se disputèrent. L'elfe se prétendait supérieur à cause de son immortalité et Bilbon défendait la cause des mortels. Silver intervint : « Allons, amis, pourquoi tant de haine ? Nous sommes tous égaux, la vie peut nous être enlevée à tous, d'une manière ou d'une autre. Comment vaincre nos problèmes si nous ne nous apportons pas aide entre nous ?

— Vous avez raison, belle Ashraël (ils l'appelaient ainsi car cela veut dire « rayon de soleil »), pardonnez-nous ! » et ils se serrèrent la main.

Le conseil d'Elrond

Le lendemain, tous les membres se rendirent au conseil. Silver était absente car elle parlait avec Bilbon et elle arriva en retard. Elle accourut en criant : « Attendez, attendez, je suis là ! » Tous alors qui ne l'avaient vue que dans l'ombre de la nuit furent frappés par son immense beauté. Gimli et son père fixaient la jeune fille d'un air idiot, Boromir semblait fixé, la bouche à demi-ouverte, et Legolas ne voulait plus détacher ses yeux de cette si belle jeune fille, qui d'ailleurs le regardait. Oui, Silver regardait Legolas, car des rares hommes qu'elle avait vus, il était si beau, si adroit... Elle s'assit et conta son histoire. Tous étaient suspendus à ses lèvres. Puis, le seigneur Elrond lui dit : « L'anneau a été forgé dans les flammes du Mordor, il n'y a que là qu'il peut être détruit ! VOUS l'avez trouvée, belle ibride, ma sagesse me dit qu'il est de votre devoir d'emmener l'anneau jusque là-bas et de le détruire. » Terrifiée, Silver se leva, regarda l'assemblée et dit : « Je porterai l'anneau en Mordor, bien que je ne sache pas comment faire... »

Gandalf qui était présent se leva et dit : « Je vous aiderai à porter ce fardeau ! » Aragorn se leva et dit : « Je vous accompagnerai, belle, mon épée est vôtre. » Puis Legolas se leva et dit : « Le peuple des elfes se joindra à vous, mon arc est aussi vôtre, belle ibride. » Puis Gimli prit la parole : « Vous pensez partir sans moi ? Ma hache est à vos pieds, jeune demoiselle ! » À cet instant, Frodon, Sam, Merry et Pippin apparurent de nulle part et dirent : « Il faudrait nous renvoyer chez nous dans un sac si vous voulez qu'elle parte sans nous ! »

Ainsi, les dix prirent la route enveloppés dans de chauds manteaux donnés par le seigneur Elrond.

Les mines de la Moria

Lorsqu'ils arrivèrent au milieu de montagnes, la neige tombait à gros flocons, et la neige leur arriva bientôt aux épaules, si bien qu'on ne voyait plus Gimli le nain ni Frodon, Sam, Merry et Pippin ! Silver, qui avait été dotée d'immenses pouvoirs magiques, se mit à invoquer la puissance, la chaleur et la brillance du soleil en elle. Boromir lui dit : « Il est inutile de chanter, trouvez plutôt un moyen de nous dégager de là et de nous réchauffer ! » Elle répondit : « Au cas où vous ne le sauriez pas, espèce d'enfant gâté, c'est ce que j'essaie de faire depuis tout à l'heure ! Mais vous faites tant de bruit !!! Presque autant qu'un troupeau de chevaux au galop sur les feuilles mortes de l'automne ! Il m'est impossible de me concentrer ! » Cela ne plut pas à Boromir : « Savez-vous ce qu'il vous dit l'enfant gâté ?

— Oui, il me dit "taisez-vous" !!!

— Votre obstination est insolente pour une femme !

— La femme qui va vous sauver grâce à sa magie, si vous arrêtiez d'imiter un cochon qu'on égorge !

— Magie, vous ? Sauvons-nous, elle ne peut que faire des bêtises !

— Ma magie qui peut vous ôter la vie en une seule seconde !!! »

Sur ce, ils se turent, et la neige sembla fondre autour d'eux. Une grande source de chaleur émanait de Silver et ils purent continuer leur route...

Ne pouvant passer par la montagne où Saroumane, le puissant magicien qui s'était allié à Sauron, les surveillait, ils durent prendre la décision de passer par les mines de la Moria, ce qui enchanta Gimli !

Après un chemin long et tortueux, ils arrivèrent enfin devant les mines... Gimli dit : « Comme la dernière fois, il faut trouver la porte !

— Ne vous en faites pas, dit Silver qui connaissait la porte et le mot de passe, la porte est là-bas, j'ai traversé par deux fois la Moria avec mes sœurs ibrides ! »

Arrivés, ils lurent les runes elfiques qui ornaient la porte et tentèrent de rentrer. Pendant ce temps, Merry et Pippin lançaient des pierres dans le lac voisin. Silver leur dit : « À votre place, tant que je ne saurai pas quelles créatures vivent dans ce lac, je ne ferai pas cela !

— Quelle plaie, intervint Gandalf, impossible de trouver ce satané mot de passe !

— Vous n'avez pas encore trouvé ? dit Silver.

— Si vous pensez que c'est facile, fit remarquer Legolas, essayez donc !

— Mais avec plaisir, cher ami courtois. » Elle sourit à Legolas et dit le mot de passe : la porte s'ouvrit. Elle embrassa Legolas sur la joue et dit : « Alors, c'est facile, non ? » Ce dernier rougit... Puis Silver se mit à trembler, son visage pâlit. Legolas la prit dans ses bras et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle dit : « Un grand mal nous attend dedans, il a déjà sévi ! Ce n'est plus une mine, mais un tombeau !!! »

Ils virent qu'effectivement, le « mal » avait sévi, à la grande peine de Gimli, plus aucun nain ne vivait. Ils se retrouvèrent dans une salle et Pippin, qui jouait avec un cadavre, le fit tomber dans un trou et tout cela fit un remue-ménage incroyable. Silver dit : « Idiot ! Le mal est un Balrog, je le sais maintenant, vous avez dû attirer son attention, nous sommes perdus !!! »

Tous se mirent sur leur garde et ils entendirent un bruit au loin. Legolas et Silver dirent : « Des orques ! Ils ont un ou plusieurs trolls avec eux ! » D'avoir parlé en même temps les fit sourire. Ils barricadèrent la porte mais les orques entrèrent. Après les avoir exterminés, un pas lourd et lent s'approcha et ils virent un troll d'environ 10 mètres de haut venir. Il envoya un coup de poing en direction de Legolas et celui-ci eut du mal à esquiver. Le sang de Silver ne fit qu'un tour, elle bondit, s'accrocha au troll, monta sur sa tête, et plongea son immense épée dans le cou de l'horrible bête. Ne résistant pas au choc, la grosse bête chancela et tomba au sol : raide morte.

Le sacrifice de Gandalf

D'après Gandalf, le seul moyen de sortir était un grand pont qui se trouvait non loin... Ils sortirent et dans un immense couloir aux colonnes gigantesques, des milliers d'orques descendirent du plafond, le long des colonnes, et très vite, la communauté fut entourée. Legolas, Boromir, Aragorn, Gimli, Frodon, Merry, Pippin et Sam ne savaient plus de quel côté tourner leurs armes, seuls Gandalf et Silver les magiciens se protégeaient de leur magie. Gimli, qui trouvait le moment trop dramatique à son goût, eut l'idée de donner un coup avec chacun de ses index sur les hanches de Silver. Celle-ci, surprise, se mit à hurler : on n'avait jamais entendu un tel hurlement, strident, aigu, vibrant, incroyablement puissant... Il semblait vous assommer ! D'un coup, tous les orques partirent. Gimli dit : « Il me semble que je vais vous chatouiller plus souvent ! Quelle victoire ! » Legolas dit : « Ils ne sont pas partis pour cela ! C'est à cause du Balrog : il vient ! » Une lumière aveuglante survint alors du bout du couloir, une créature armée, noire, d'au moins 30 mètres de haut, nimbée de flammes, comme une ombre noire, avançait vers eux.

Ils coururent tous sauf Legolas qui restait là en disant : « Je suis sûr qu'on peut le battre. » Comme il ne réagissait pas, Silver embrassa sa bouche et le tira par la main. Ils traversèrent un précipice non sans mal, juchés sur un rocher, il leur fallait atteindre l'autre bord de l'abîme. Legolas sauta sur le bord et tendit ses bras vers Silver en l'appelant. Elle sauta et atterrit dans les bras de l'elfe. Ils se regardèrent longuement avant de se décider à continuer d'aider leurs compagnons.

Ils arrivèrent au pont de Kazad-dûm et tous traversèrent. Gandalf et Silver se regardèrent : ils devaient combattre la créature. Gandalf sortit son outil magique qui était un grand bâton de bois et Silver sortit le sien qui n'était autre que son épée. La jeune fille hurla : « Nous sommes des serviteurs du feu secret ! Vous ne passerez jamais ce pont ! Vous, serviteur des ténèbres, retournez dans l'ombre !!! VOUS NE PASSEREZ PAS ! » À ce moment, le pont se brisa et le Balrog tomba dans le précipice sans fond. Mais avant qu'il ne fût trop profondément tombé, son fouet cingla dans l'air brumeux et il attrapa la cheville de Gandalf. Celui-ci tomba, s'accrocha au bord du pont. Silver tenait sa main, il murmura : « Courrez donc tous autant que vous êtes, pauvres fous !!! », il lâcha le bord et sombra... Silver hurla : « GANDALF !!! » Legolas se précipita sur elle, la prit dans ses bras et l'emmena ainsi que tous les autres, hors de la Moria...

Lothlorien et la trahison de Boromir

Ils n'étaient plus que 9 à présent. Silver, les larmes aux yeux, demanda à continuer : « La nuit, les collines grouillent d'orques », dit-elle. Ils reprirent donc leur chemin, en direction des forêts de Lothlorien. À cette pensée, Legolas en volait presque de joie et Silver dit : « Il y a si longtemps que je désire voir la magnifique forêt de Lothlorien !

— Je vous la ferai entièrement visiter, vous verrez, douce Silver, comme elle est belle. »

Arrivés à l'orée de la forêt, Legolas aperçut des arbres sur lesquels étaient construites des maisons dans lesquelles dormaient les elfes de la forêt. Legolas dit : « Nous passerons la nuit ici !!!

— Je refuse de dormir dans ces perchoirs à oiseaux, dit Sam.

— Eh bien enterrez-vous pour vous protéger des orques, si c'est ainsi que vous faites ! dit Legolas. Allons, venez, belle Silver, je vais vous faire découvrir ma belle forêt de Lothlorien ! »

Sur ce, il sauta à une branche et Silver le suivit aussi naturellement que si elle avait fait cela toute sa vie. Mais une voix vint troubler leurs rires, elle dit dans l'ancien langage des elfes de la Forêt-Noire : « Qui êtes-vous ?

— Nous sommes des visiteurs, répondit Legolas qui était revenu au sol et qui tenait la belle entre ses bras, nous demandons l'hospitalité. Je suis Legolas de la Forêt-Noire, voici Silver d'Anzel, Gimli, fils de Gloïn, Aragorn, fils d'Arathorn, Boromir, seigneur du Gondor et Frodon, Sam, Merry et Pippin de la Comté...

— Venez avec nous, fils de la Forêt-Noire, fils d'Arathorn et fille de l'Anzel (forêt magnifique où seules les ibrides peuvent pénétrer). »

Ils étaient des gardiens de la forêt et acceptèrent de les conduire à la dame Galadriel, mais Gimli ne leur plut pas, ils décidèrent de le faire traverser la forêt les yeux bandés... La nuit vint, et tous s'endormirent. Legolas allongea la tête de Silver sur son torse et ils sombrèrent dans ce sommeil à demi éveillé qu'ont les elfes et les ibrides...

Le lendemain, ils partirent après avoir mangé de la délicieuse nourriture elfique. Ils s'arrêtèrent peu après pour bander les yeux de Gimli, mais celui-ci n'était pas de cet avis... « Me traiter comme un voleur, me tenir au bout d'une corde, les yeux bandés, mais pour qui me prenez-vous ?!

— Navré, dit l'un des elfes, mais notre loi est telle.

— Je refuse ! dit Gimli.

— Maudite soit la nuque froide des elfes, pesta Legolas.

— Allons, dit Aragorn, pour que Gimli ne se sente pas exclu, nous nous banderons tous les yeux.

— Nous aurons l'air malins ! dit Gimli, mais je serais satisfait si Legolas et Silver seuls partagent ma cécité !

— Je suis un prince ici, c'est un affront ! dit le beau Legolas, et de plus, Silver ne vous a rien fait !

— C'est une demi-elfe, répliqua Gimli ! Allons !

— Impossible, maugréa Legolas.

— Et maintenant crions : maudite soit la froide nuque des elfes, cria Silver, écoutez Gimli, puisque Legolas désire que je voie la forêt et que je désire la voir également depuis si longtemps, je partagerai votre cécité. Ainsi, Legolas sera tout de même puni, et moi avec...

— Quel cœur d'or, sourit Gimli, cela réchauffe le cœur de voir que notre race n'est pas haïe de tous ! » Et il en fut décidé ainsi...

Mais au milieu de leur voyage, un messager de la dame les trouva et leur dit que la dame les attendait et qu'elle ordonnait que l'on débande les yeux du nain et de la belle. Gimli s'émerveilla devant la forêt : ses arbres couverts de feuilles d'or, son sentier simple et son herbe grasse et verte, les chants du vent frais dans les arbres, le soleil qui semblait y habiter ; tout n'était que merveille ! Legolas mit ses mains sur les yeux de Silver, lui dit : « Préparez-vous à voir un des plus beaux endroits du monde » et il ôta ses mains. Silver fut charmée, et sortit du sentier pour courir dans l'herbe et les arbres.

Ils se retrouvèrent chez la dame... Elle leur apparut, elle portait en elle tout l'espoir, l'amour, la sagesse, l'intelligence et la beauté de ce monde... Elle les aida et ils reposèrent quelques jours dans le magnifique village de la dame... Puis, ils durent partir. La dame leur offrit des barques qui portaient de lourdes charges, mais qui étaient très légères, et un cadeau à chacun. La douce Silver reçut une robe magnifique, fine et chaude ainsi qu'un arc et des flèches adaptés à ses pouvoirs magiques. Gimli charma la dame en lui demandant comme seul présent trois de ses cheveux...

Ils s'en allèrent et accostèrent sur une berge... Là, l'anneau maléfique usa de son pouvoir : il charma Boromir et celui-ci tenta de l'arracher à Silver, mais elle s'enfuit face à lui et face à une armée d'orques gigantesque. Pendant ce temps, Legolas, Aragorn et Gimli étaient partis en reconnaissance. Lorsqu'ils revinrent, ils trouvèrent Boromir, qui s'était battu très bravement, allongé, trois flèches dans l'épaule. Il leur dit : « La belle, j'ai tenté de lui prendre l'anneau, j'ai payé et elle s'est enfuie... Les orques ont emmené les hobbits en Mordor... » Il expira pour la dernière fois, et mourut. Ils prirent la décision de partir à la recherche de la douce Silver, et ainsi, d'aller vers le Mordor et de retrouver les hobbits.

La forêt de Fangorn

Ils traversèrent maintes forêts avant d'arriver dans la forêt de Fangorn, une forêt où on disait que certains arbres étaient libres de leurs propres mouvements et paroles... Pendant ce temps, Silver courait, elle s'était enfuie, ignorant ce qu'étaient devenus ses amis et surtout le bel elfe Legolas, mais elle savait qu'elle devait arriver jusqu'en Mordor et détruire l'anneau. Elle prit la décision de passer par la forêt de Fangorn, elle y entra et marcha longtemps. Vint un moment où elle eut l'impression d'être suivie. Elle se retourna, mais ne vit que quelques herbes qui bougeaient... Puis, elle s'arrêta et se retourna brusquement. Elle aperçut un arbre qui ne bougeait pas comme les autres. Elle sortit son épée et cria : « Sortez ! Montrez-vous à Silver, fille de l'Anzel, qui que vous soyez ! » Puis une voix pleine du bruit que fait le vent dans les feuilles lui susurra : « N'ayez peur ! Si vous êtes fille de l'Anzel, il ne vous arrivera rien, amie ! »

Un être très étrange surgit alors. Il ressemblait à un elfe mais sa peau était cireuse et verte, veinée de bleu, ses muscles plus développés, ses cheveux semblaient faits de fleurs et ses immenses yeux n'étaient que noirs ! Lorsque Silver lui demanda qui il était, il répondit : « On me nomme Vizoh de Fangorn, j'appartiens à la race des forêlfes, une race d'elfes qui a émigré et muté dans cette forêt. » Il emmena la jeune fille et lui, et ses compagnons lui fournirent des habits superbes faits d'un tissu de pétales et la posèrent sur un lit de soie où elle se reposa. Ils lui promirent qu'elle reverrait ses amis à son réveil... En effet, lorsque la jeune fille se réveilla, Legolas, Aragorn et Gimli se tenaient près d'elle. Elle les embrassa et dit joyeusement : « Mais... où sont Frodon, Sam, Merry, Pippin et Boromir ?

— Boromir, soupira Aragorn, a péri en combattant bravement contre une armée d'orques sauvages pour tenter de vous sauver, son corps vogue maintenant sur les eaux. Ces mêmes orques ont enlevé les hobbits...

— Non, c'est impossible... dit-elle.

— Nous vous avons retrouvée, et partons à leur recherche, ajouta Gimli... »

Ils repartirent ainsi, laissant derrière eux les forêlfes...

Florcähz et la réunification

Nos quatre héros avaient dit au revoir aux forêlfes et s'en étaient allés... C'est ainsi que les compères arrivèrent près d'une étrange forêt. On aurait dit que tout y avait été fait pour le bonheur, le clair, le beau : les arbres étaient espacés régulièrement, laissant entrer largement le soleil, l'herbe était grasse et verte, les fleurs colorées et énormes dégageaient un doux parfum sucré... Des bancs, des balancelles, des coussins avaient été posés au sol et semblaient moelleux et doux... On y trouvait également des paniers à pique-nique... Ils s'approchèrent prudemment et Gimli chuchota : « Cet endroit parfait ne me dit rien qui vaille !

— N'ayez crainte Gimli, dit Aragorn, imaginez-vous les orques nous guettant dans un endroit pareil ?

— Parfaitement, répliqua Silver, je suis sûre qu'ils vont nous bondir... »

Elle n'eut pas le temps de finir, car une créature étrange avait bondi sur Legolas et ils roulaient tous deux sur le sol. Lorsqu'ils s'arrêtèrent, ce que vit Silver l'étonna : une jeune fille au corps presque aussi superbe que le sien et celui de ses sœurs, elle avait la peau d'un rose satiné, de très longs cheveux couleur d'aurore, des dents nacrées, de grands yeux d'un vert d'émeraude... Elle était vêtue d'une fine couverture de fleurs roses et blanches qui enveloppait son exquise poitrine et qui descendait à ses pieds, se fendant en haut de la jambe gauche et laissant apparaître celle-ci... Legolas s'était retrouvé sous la jeune créature. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire. Elle ne sut pas pourquoi, mais Silver fut peinée de voir Legolas tant s'amuser avec une autre.

Ils se relevèrent, et la jeune fille leur dit d'une jolie voix : « Bonjour à vous visiteurs, vous êtes les bienvenus à Florcähz ! Je suis une fille-rose et je me nomme Griva !

— Mon nom est Legolas de la Forêt-Noire, dit celui-ci, voici Gimli, fils de Gloïn, Aragorn, fils d'Arathorn, et cette délicieuse jeune ibride, il la prit par les épaules, répond au doux nom de Silver, fille de l'Anzel.

— Alors Silver est donc une de nos cousines ! dit la jeune femme. Je suis heureuse de vous connaître, continua-t-elle en regardant profondément l'elfe.

— Nous sommes en mission pour détruire l'Anneau de Pouvoir en Mordor, mais deux de nos amis ont perdu la vie, et quatre nous ont...

— ... été enlevés, dit Griva ! Je connais votre histoire, notre messager, un aigle géant, nous a rapporté de vos nouvelles ! »

Griva les emmena visiter Florcähz et les fit assister à une fête parmi les siens... Un feu de joie brûlait au milieu d'une clairière, tous dansaient joyeusement, et Legolas semblait s'attirer les amours de Griva, qui ne le quittait plus... Plus loin, une ombre regardait les deux jeunes gens, cette personne ne dansait pas : elle n'en avait pas le cœur, il s'agissait bien sûr de Silver. La belle ibride s'était liée d'amitié et plus avec le bel elfe, elle pensait qu'ils espéraient la même chose l'un de l'autre, mais de le voir si heureux dans les bras de Griva... Son cœur la torturait.

Gimli vint voir Silver, il avait l'air peiné pour elle, il lui murmura : « Est-ce à cause de Legolas que de si beaux yeux colorés soient, à cette heure, sombres et pleins de larmes ?

— Non, ce n'est pas lui...

— Qui, alors ?

— ... Vous avez raison, c'est Legolas, ou plutôt, non, ce n'est pas lui, c'est ma faute ! J'espérais tant de lui, j'ai trop vite abandonné mon cœur dans ses mains ! Je le paye maintenant ! »

Et elle fondit en larmes dans les bras de Gimli, qui ajouta : « Legolas vous aime plus que vous ne croyez, je suis sûr, croyez-moi ! Il est seulement un elfe, et ne désire que s'amuser, il ne pense pas à mal, je vous assure, il vous aime tant !

— Il est passé devant moi et m'a à peine regardée !

— Ne vous en faites pas, les soirs de fête... Je vous jure, parole de nain, si on vous enlevait à Legolas, il mourrait de chagrin... !

— Merci Gimli, merci, murmura la belle. »

Le lendemain, ils décidèrent de repartir sans tarder. Legolas parut triste de quitter Griva, mais un sourire illumina son beau visage lorsque Silver lui prit la main...

Vers Isengard et Saroumane

Les compagnons s'approchaient du Mordor. Silver, grâce à son sens de l'orientation, les guidait et ils retrouvèrent bientôt Merry et Pippin à qui ils racontèrent leur aventure... Ils traversèrent ensuite une ville étrange : elle était grise, en ruines, de hauts bâtiments semblaient s'être écroulés sur eux-mêmes, on eût dit que le temps s'était arrêté après une longue bataille ! Ils marchaient et n'étaient guère rassurés. À cet instant, Silver vit au travers d'une porte une lueur étrange. D'un naturel curieux, elle laissa partir ses amis, se disant qu'elle les rattraperait plus tard et entra dans la maison. Elle ne vit rien d'autre qu'un immense tourbillon de lumière aveuglante. Elle tenta de reculer, mais rien n'y fit, elle était comme aspirée par cette spirale couleur arc-en-ciel... Elle eut l'impression de tomber, et se retrouva dans une forêt qui ressemblait fort à celle de Lothlorien, mais ce qu'elle voyait était légèrement couvert d'une sorte de brouillard, comme un rêve.

Elle vit arriver Legolas, accompagné de Gimli. Ils vinrent s'asseoir près de Silver dans l'herbe mais ne paraissaient toujours pas la voir... Legolas réparait son arc, pendant que Gimli vérifiait que sa hache n'était pas abîmée. Ils se mirent à parler : « Alors Legolas, ami, de quoi voulais-tu me parler ?

— Je voulais te demander si tu avais déjà ressenti quelque chose d'étrange envers une jeune fille...

— Comment ça ? Tu veux parler de sentiments amoureux ?

— Ça doit être ça...

— Oui, bien sûr... Il y a longtemps, mais pourquoi me demandes-tu ça ?

— Je pense être tombé amoureux d'une jeune fille...

— Est-ce la belle à laquelle je pense ? Silver ?

— Bien trouvé... Je veux dire... Celle qui est près de moi, je voudrais la serrer dans mes bras, embrasser sa bouche, son cou, caresser longuement ses cheveux... Je ne sais pas pourquoi ! Et puis... Je suis jaloux de ceux qu'elle approche.

— Tu es bien amoureux, elfe Legolas, mais moi, Gimli, je ne peux te donner que deux conseils ; dis-lui et prends soin d'elle ! »

Silver se sentit soulevée du sol, et après avoir traversé à nouveau l'étrange tourbillon de couleurs, elle retomba sur le sol de la vieille pièce. Elle courut vers la porte, l'ouvrit, et là : elle vit une ville belle, magnifique, peuplée. Elle sortit en courant, aperçut ses amis au loin, les rattrapa et leur dit : « Vous avez vu ? La ville ! Elle est neuve ! Et peuplée ! » Ils trouvèrent cela bien étrange, mais Aragorn dit : « Méfiez-vous mes amis, cela est peut-être un sortilège de Saroumane ! » Ils approuvèrent et décidèrent de passer la nuit dans une auberge... Silver, comme à son habitude, tournait l'anneau dans ses doigts, mais cette fois-là, il lui brûla violemment les doigts. Elle le lâcha et s'endormit... À leur réveil, ils descendirent demander à manger, emportèrent de la nourriture et quittèrent la ville...

Après être partis de la forêt, les compères s'approchèrent de l'Isengard... Jamais ils n'avaient vu un pareil endroit : construit autour d'une montagne, un mur blanc, des bâtiments nacrés et au milieu, une immense tour blanche. Gimli lança : « Eh ben, il a les moyens celui-là ! Mais pas le goût, non monsieur !!!

— J'y vais de suite, dit Silver, je le dois.

— Pourquoi ainsi vous jeter dans le gouffre ? interrogea Aragorn.

— Je... Euh..., hésita Silver, bien, pour dire la vérité... je ne suis pas totalement une Ibride. Voilà, je suis née de l'union de la reine des Ibrides et de Saroumane, du temps où il était encore sage...

— Pourquoi n'en avez-vous rien dit ? demanda Merry.

— Je n'étais pas censée le dire, et je ne pensais pas que cela aurait de l'importance !

— Ça en a ! assura Pippin.

— Voilà pourquoi je tiens à y aller ! dit-elle.

— Mais pas seule, certes, dit Frodon, l'anneau n'entrera pas seul ci-dedans !

— Je ne puis vous laisser ainsi, moi qui avais promis à Gandalf de vous protéger, dit Aragorn.

— Legolas, chuchota Silver, Legolas que me conseillez-vous ?

— Je ne puis rien vous conseiller, répondit-il, mais mon cœur qui vous aime me torturera si je vous laisse entrer seule !

— Bien, allons-y ! dit Silver. »

Ils entrèrent donc en Isengard, dans la demeure de Saroumane. Une fois entrés, Saroumane lui-même s'avança vers eux. Il n'avait pas vu Silver qui se cachait et prit un air mielleux pour leur dire : « Bonjour amis ! Saroumane est heureux de vous accueillir chez lui !

— Taisez-vous ! hurla Aragorn. Vos paroles sont celles d'un traître !

— J'ai trahi Sauron mon ancien maître, et je suis désormais de votre côté ! dit-il.

— Comment en être sûr ? demanda Gimli.

— Une personne saurait lire dans mes pensées pour vous dire si je mens ! Ma fille, une jeune Ibride que je cherche depuis longtemps !

— Elle est présente, dit Silver en s'avançant.

— Ainsi ma fille, tu es là, de retour ! dit Saroumane.

— Pas pour t'aider en cas de traîtrise, en tout cas ! » Elle posa ses mains sur le visage de son père, ferma les yeux un instant puis les rouvrit. Elle dit : « Il ne ment pas, il veut nous aider ! »

L'épreuve de l'amour

Ils s'installèrent et Silver décida d'aller se promener... Elle marchait en direction de la grande tour, quand elle vit une personne qui l'empêcha de faire un pas de plus : le beau seigneur Flancell se tenait là, près de la porte, il scrutait l'horizon et souriait.

« Il est si beau ! » se dit Silver, avant de se raviser. Elle avança vers lui et lui dit en souriant : « Ainsi, il me semble impossible de vous éviter !

— Non, en effet !

— Que faites-vous là ?

— J'ai quitté mes hommes, je les ai laissés dans la forêt pour rejoindre Saroumane, quand j'ai su que vous viendriez le voir.

— Comment cela ?

— Vous m'êtes... sympathique !

— Oh ! Je vois... »

Silver était gênée de revoir cet homme. Le souvenir du bonheur qu'elle avait éprouvé en l'embrassant la répugnait, elle s'en voulait d'en avoir, quelques secondes durant, aimé un autre. Il lui dit : « En fait, je ne vous trouve pas sympathique.

— Ah non ?

— Je... je vous aime.

— Mais... je...

— Ne dites rien, belle Ibride. Oui, je vous aime, je suis fou de vous depuis cet instant où je vous ai vue, attachée à cet arbre, si triste et si belle, je perds la raison et le goût de vivre, je vous en prie, ne me rejetez pas...

— Je... ne sais quoi répondre !

— Ne répondez rien. » Il posa ses mains sur les hanches de la jeune fille, et celle-ci posa les siennes sur le torse musclé du bel elfe. Ils s'embrassèrent, comme la fois passée. Le baiser était doux et si agréable qu'ils ne voulaient se lâcher... L'image de Legolas apparut dans l'esprit de la belle et elle s'écarta.

Flancell dit : « C'est à cause de votre amant, c'est cela ?

— Flancell, je ne sais plus où j'en suis, je vous en prie, cessez de me rechercher, je l'aime... Je ne veux pas qu'il ait mal.

— Laissez-moi vous embrasser encore une fois, s'il vous plaît !

— Oui. »

Elle approcha sa tête de l'elfe, mais ce qu'elle aperçut derrière lui glaça le sang ; Legolas les regardait, il semblait porter sur lui toute la peine du monde : ses cheveux flottaient violemment derrière lui, il était droit et silencieux, le regard sévère, pourtant, des larmes roulaient sur ses joues, sa bouche semblait trembler et ses poings étaient fermés. Ce fut la dernière chose que Silver vit, avant que le jeune Flancell ne l'embrasse à nouveau... Passées quelques secondes, elle s'écarta et lui demanda de partir : « Je ne désire plus vous voir, je l'aime, comprenez-vous, il souffre et pourtant, vous voir ne m'attire que trop, je vous en supplie, n'essayez plus de me rencontrer ! »

Sur ce, il partit. Silver vit Legolas, il n'avait pas bougé. Sa peine atteignit la jeune fille, qui se surprit à pleurer elle aussi. Ils étaient l'un face à l'autre, éloignés, et offraient une scène étrange : tous les deux, raides, leurs cheveux volants dans le vent glacial, le visage serré, triste, les larmes aux yeux... Puis, Legolas regarda une dernière fois Silver et s'enfuit, il courut vers la forêt environnante. Il n'avait pas couru si vite depuis si longtemps... Il trébucha sur une branche au sol et tomba : sa jambe saignait fortement, mais par rapport à ce qu'il avait vu, ceci n'était même pas une blessure. Il avait la sensation qu'on lui avait arraché le cœur, qu'on avait pris sa vie... Il s'arrêta dans une clairière, se jeta au sol, enfouit son visage dans l'herbe fraîche, et pleura longtemps, si longtemps.

Ce fut à cet instant que Silver apparut, sa beauté éblouissante illuminée par la lune attirait les oiseaux et les papillons de la forêt, les fleurs s'ouvraient à son passage. Elle criait le nom de Legolas et le suppliait de lui répondre. De son côté, celui-ci l'entendait, mais ne pouvait répondre. Son cœur le peinait, sa gorge semblait enflée et l'empêchait de respirer, de plus, il ressentait une violente crampe au ventre. La jeune fille arriva dans la clairière où se trouvait Legolas et le vit. Elle posa la boule lumineuse qui éclairait son chemin et se jeta vers lui, elle demeura interdite quelques secondes au-dessus de lui, puis tomba à genoux. Elle serra le visage de Legolas contre elle, l'embrassa maintes fois : celui-ci semblait renaître.

Puis, il trouva la force de se lever et dit : « Tu m'as trahi ! Tu es ignoble Silver, te rends-tu compte du mal que tu me fais ? Moi qui t'aimais tant !

— Qui "m'aimait" ? Tu ne m'aimes donc plus, tu vas m'abandonner simplement parce que lui, cet elfe qui n'a aucune importance pour moi, m'a embrassée ! Mais... Legolas, se mit-elle à crier, il est juste un ami !

— Un très bon ami alors !!! Retourne le voir ! Laisse-moi, ne t'approche plus de moi !

— Je lui ai demandé de s'en aller pour qu'une telle chose ne recommence pas, Legolas, j'ai si mal, je sais que tu m'aimes encore...

— Tu te trompes !

— Non ! »

Legolas retourna à grands pas vers l'Isengard, mais Silver tenta de lui parler, elle voulait qu'il l'écoute, qu'il comprenne combien elle avait besoin de lui afin que telle chose ne se reproduise pas. Elle se mit devant lui et attrapa sa main, il lui cria d'une voix pleine de larmes : « Laisse-moi ! », avant de la repousser. Au lieu de se maintenir en équilibre, la jeune fille se laissa tomber sur l'herbe, et regarda Legolas partir et dit : « Tu ne peux partir ainsi ! Si tu me hais tant, tu dois combattre contre moi !

— Je... je, j'accepte... » cette idée lui plaisait moins, il aimait toujours Silver, bien évidemment, et ne voulait la blesser.

Elle sortit son épée et se plaça devant lui, elle ajouta : « Combat loyal : pas de magie ! ». Elle avança son bras en avant, Legolas para le coup de son poignard, puis, elle appuya fortement de son épée sur le poignard, qui tomba, et d'un geste rapide, elle le ramassa. Legolas banda son arc et tendit une flèche vers la jeune fille, il en avait plus qu'assez qu'elle le fasse souffrir, il l'aimait, mais une haine qu'il n'avait jusqu'alors jamais connue le submergea. Il tira trois flèches en direction de la jeune fille, qui, au grand étonnement de Legolas, ne bougea pas. Les flèches transpercèrent le corps gracieux et la jeune fille fut pliée sous la douleur, mais ne dit rien. Elle retira à grand peine les flèches d'une main intensément tremblante et se retira.

Elle alla près d'un arbre et passa son bras autour pour se retenir, elle en voulait à Legolas, son amour était fort pour lui, mais il ne voulait plus d'elle, quelle idiote elle avait été ! À cette pensée, elle se prit à pleurer. Elle pencha sa douce tête sur l'arbre et les larmes se mêlèrent au sang sur l'écorce. Sa chevelure d'or cachait son visage et son corps meurtri.

Legolas fut très peiné de voir qu'il avait blessé son amante. Il vint vers elle et tenta de lui parler, mais il ne le put. Il tenta de lui prendre la main, mais Silver la retira vivly. Il demanda : « Silver, douce amie. Je t'en prie, pardonne-moi... Je...

— Tu avais raison de ne plus vouloir de moi ! Qui voudrait d'une Ibride aussi indigne ? Mon départ de cette terre ne sera qu'une bonne chose, et je t'en remercie : pour m'avoir aidée !

— Non, je ne veux pas ! Tu ne partiras pas !

— Mais pourquoi ? Tu l'as dit, tu ne voulais plus de moi !

— Parce que je t'aime ! »

Elle releva son fin visage et il caressa les longs cheveux dorés. Ils s'embrassèrent, puis s'excusèrent et se pardonnèrent... Ils rentrèrent au matin plus unis que jamais.

L'assaut du Mordor

Leurs compagnons les attendaient, ils avaient décidé de partir afin de combattre le Mordor sur l'heure... Leurs bagages étaient prêts et c'est bien décidés qu'ils partirent... accompagnés par le sage Saroumane et son étrange armée d'orques... Il était bizarre de voir ainsi les humains, les nains, les elfes, les hobbits et les orques se mélanger...

Alors qu'ils marchaient, Legolas et Aragorn avaient une discussion : « Je te le dis Aragorn, nous allons tous périr dans cette bataille idiote ! disait Legolas.

— N'as-tu pas confiance ? cria presque Aragorn. Tous les peuples se joignent à nous ! Tous ! Pourtant, tu n'y crois pas ! C'est bien le problème avec les elfes : vous avez rarement de l'espoir quand il en faut !

— Je t'interdis d'insulter mon peuple ! Regarde-nous : 100 000 contre l'armée des ténèbres qui doit compter 1 000 000 de créatures plus féroces les unes que les autres ! Et sans compter Sauron lui-même !!!

— Calme-toi mon amour, je t'en prie, intervint Silver, sache avant tout que l'espoir est partout, et que sans lui, les grandes victoires d'aujourd'hui ne seraient pas ce qu'elles sont ! »

Un silence gêné s'installa entre Legolas et Aragorn, puis Legolas s'excusa et Aragorn rit, lui disant que ce n'était rien.

Enfin, des mois de marche après, ils arrivèrent en Mordor : une citadelle imprenable, tout semblait noir et incandescent, la grande tour qui se dressait au beau milieu de la forteresse semblait être un immense volcan, car à son sommet se dressait l'Œil ! Un immense œil noir, nimbé des flammes de l'enfer. L'air que l'on y respirait était lourd, noir et pesant. Le sol était écorchant. On entendait venir de la cité des cris de douleur puissants et inhumains, qui glaçaient le sang... Silver frissonna : « Brr, quel endroit atroce ! On n'y entrerait pour rien au monde !!! Si je pouvais, je rebrousserais chemin, mais je ne le peux et ne le désire pas ! »

Tous l'admiraient à présent, cette magnifique jeune femme qui ne semblait pas sentir les profondes blessures qui parcouraient son corps, qui était indifférente à ses habits noirs et à sa peau sale. En effet : elle avait refusé que l'on soigne ses blessures et également qu'on la force à nettoyer son corps et ses vêtements...

Devant les compagnons se dressait la porte du Mordor : une immense porte noire, haute de plusieurs mètres, finement taillée des runes des ténèbres. Elle était épaisse d'un bon mètre ou plus et il semblait impossible de l'ouvrir. Silver s'en approcha et se mit à la pousser de toutes ses forces, ses amis tentèrent de l'en dissuader, mais elle ne s'arrêta pas. Voyant que la porte ne cédait pas, elle tenta d'utiliser la magie : elle se figea, ferma les yeux et se mit à chanter. Brusquement, un éclair d'un bleu ciel profond sembla jaillir du cœur de la jeune fille et traversa l'air pour aller se cogner contre la porte dans un bruit gigantesque : la porte céda sous le choc !

Ils entrèrent et virent autour d'eux des centaines, des millions d'orques, de gobelins, de trolls et même, des elfes ! Ces elfes semblaient hypnotisés, leurs yeux regardaient le vide, leurs traits montraient qu'ils souffraient terriblement, mais lorsque Legolas tenta de leur faire signe, ils détournèrent la tête et se dirigèrent vers les instruments de torture qui feraient d'eux des orques. Le bel elfe semblait très peiné de voir ses amis se perdre ainsi. Silver lui prit la main et lui dit : « Je comprends », avant de continuer son chemin.

Pippin demanda : « Tout cela est bien beau, mais, qu'allons-nous faire à présent ?

— Oui, dit Gimli, surtout que... La façon dont nous regardent tous ces idiots ne me rassure guère.

— Moi non plus, dit Sam.

— Quel est ton plan, douce Silver ? questionna Frodon.

— Le sage a dit, dit-elle le regard sévère, "si tu veux détruire une fourmillière, attaque donc la reine", si nous voulons détruire le Mordor, prenons-nous donc à son Maître, tout de suite.

— Vous voulez vous jeter sur Sauron comme cela ? demanda Merry.

— Si leur maître est en danger, dit Aragorn, tous ces "gens" se jetteront sur ceux qui l'attaquent !

— Ne doutez pas de son plan ! dit Legolas. Moi, j'ai de l'espoir et je crois en son plan. Je la suivrai !

— Alors moi aussi, dit Gimli.

— Vous ne partirez pas sans moi, ajouta Aragorn.

— Ni sans nous, dirent Merry, Pippin, Sam et Frodon.

— Alors allons-y ! dit Silver. »

Ils s'avancèrent donc vers la tour, et à leur passage, les orques s'écartaient et fixaient étrangement Silver. L'un deux murmura même : « La reine !!! Elle est revenue ! ».

Enfin, ils atteignirent la porte noire de la tour, ils virent un escalier sombre également, infini et Gimli dit : « À ce rythme-là, nous ne sommes pas arrivés ! »

Ils commencèrent leur ascension : ils montaient, montaient et ça n'en finissait pas. C'est incroyablement fatigués (sauf l'elfe et l'Ibride, qui étaient bien sûr, formés par la nature elle-même et donc, inépuisables) qu'ils atteignirent une simple porte de bois. Aragorn la poussa et ce que virent les compagnons leur sembla étrange : sur le siège du seigneur du Mordor se tenait un homme, ou plutôt, un elfe, il portait les armes du Mordor et leur tournait le dos. Il était droit et ne bougeait pas.

L'affrontement final

Silver dit : « Enfin le visage du mystérieux seigneur du Mordor va nous être dévoilé ! Montrez-vous, si vous ne désirez pas périr !

— Enfin vous voilà arrivée, ma chère ! dit une voix incroyablement familière à la belle. Je n'espérais plus... Mon cœur se languit tellement de vous, de votre courage, de votre beauté... »

Là-dessus, il se retourna et Silver sentit son cœur se glacer : Flancell se tenait devant elle, plus beau que jamais, le regard ténébreux, un sourire en coin illuminait son visage, ses longs cheveux bruns flottaient de part et d'autre de sa figure, le rendant si étrange ! Elle sentit la fureur s'emparer d'elle : pourquoi la pourchassait-il ? Il avait promis d'arrêter, de les laisser en paix, Legolas et elle...

Legolas dit : « Ne lui aviez-vous pas promis d'arrêter de la pourchasser ?

— Vous, elfe stupide, taisez-vous !!! rugit Flancell. Ma belle, je vous aime tant que, pardonnez-moi, je n'ai pu tenir ma promesse ! » Et il se dirigea vers elle pour la prendre dans ses bras.

Silver aimait Legolas, certes, mais ce Flancell l'attirait. Elle ne savait plus quoi faire, elle ne pouvait bouger, elle voulait s'enfuir, mais après cela, comment détruire l'anneau ? Elle voulait lui crier de la laisser en paix, mais elle avait peur que Flancell ne s'en amuse ou qu'elle ne fasse qu'aggraver les choses.

En voyant cela, Legolas bondit sur Flancell, son poignard en avant. Celui-ci esquiva le coup et se jeta lui-même sur Legolas. Il brandit son épée et la plongea profondément dans l'épaule de l'elfe : « Cela devrait calmer notre ami si nerveux ! » dit-il.

Silver ne put se contenir, elle hurla et fonça sur Flancell. Elle lâcha son épée et se mit à le frapper de toutes ses forces, elle criait et pleurait, ne sachant plus quoi faire. Le jeune homme la prit dans ses bras et la serra, lui disant : « Là, calmez-vous ma mie, il ne valait rien pour vous !

— Legolas... oh, mon amour... je suis désolée..., pleurait la jeune fille. »

Flancell prit dans ses mains son visage mouillé et l'embrassa passionnément. La jeune fille sut aussitôt quoi faire, elle sortit le poignard qu'elle gardait attaché sur sa cuisse, le brandit, et le planta dans le cœur de Flancell. Dans un hurlement, il tomba au sol et de sa bouche sortit son dernier soupir...

Une fois l'ennemi vaincu, Silver se jeta près de son amant et posa sa main sur son cœur, sûre de sentir les faibles battements qui berçaient ses sommeils... Rien. Legolas murmura : « Je vous aime... », il ferma ses yeux, et respira pour la dernière fois. Sa main qu'il avait levée jusqu'au visage de la jeune fille retomba à ses côtés et sa lumière s'éteignit pour toujours.

Silver ne pouvait le croire, mais calmement, elle se pencha sur l'être qu'elle aimait le plus, embrassa son cou, son front, sa bouche, sa joue, puis sa main.

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