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Essais

Il suffit d'une fois...

Une soirée, trop d'alcool, un coma éthylique... Mon témoignage sur cette nuit qui m'a révélé mes vrais amis et m'a appris à dire non.

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22 juin... Voilà une date qui restera gravée dans ma tête et mon cœur pour toujours ! Ce jour a bousculé ma vie d'étudiante et ma façon de voir l'existence.

Coma éthylique : quand la fête tourne au drame

Il suffit parfois d'avoir besoin de soutien pour découvrir qui est ton vrai ami et qui ne l'est pas. Il est parfois trop tard quand on s'en rend compte.

Tout a commencé le 22 juin 2001... Les cours étaient finis, l'année s'achevait et tout le monde parlait de la fête de fin d'année qui se déroulait le soir même. La plupart des étudiants venaient là pour faire la fête en plein air et surtout pour boire jusqu'à en être malade ! Tant pis, demain c'était les VACANCES !

En y allant, je n'étais pas décidée à boire ni à faire la fête à fond, et pourtant... Le premier verre est passé tranquillement, je parlais, je délirais avec mes amies ! Qu'est-ce qui m'a pris d'aller saluer cet ami d'enfance et de l'avoir suivi avec sa copine jusqu'à son scooter ? Il en a sorti une bouteille de Vodka Redbull qui, comparée au premier verre, est passée très vite. En quelques minutes, j'avais fini la bouteille presque à moi toute seule.

Ivresse et perte de contrôle face à l'alcool

Bien entendu, nous n'étions pas les seuls à boire, nous avons rejoint d'autres étudiants que je connaissais peu. À ce moment-là, j'étais très influençable et dire « non » à une personne m'était impossible. C'est pourquoi tous les verres qui ont suivi me paraissaient « logiques ».

Mais voilà... j'ai bu de tout, trop vite, trop de tout court ! Trou noir ! La suite m'a été racontée : deux amies qui passaient par là par hasard m'ont vue mal, très mal... et tout est allé très vite ! Toilettes, pompiers, et tout d'un coup : « On la perd ! Elle fait un coma éthylique ! Il faut l'amener à l'hôpital ! »

Le réveil à l'hôpital et la déception

J'ouvre les yeux. Je suis dans une chambre d'hôpital. Je me pince et me repince encore pour me dire que ce n'est qu'un rêve, un très mauvais rêve. Mais le cauchemar n'était pas fini. Il venait de commencer. Les regards des autres, la mauvaise réputation et les critiques, ce n'était rien. Rien comparé à mes parents. Ils ne m'ont pas engueulée, ni fait la morale, mais m'ont parlé tranquillement en me disant : « Tu nous as déçue. » Tous les cris n'auraient pas pu être pires que de décevoir ses parents.

Le vrai visage de l'amitié après l'épreuve

Alors que tout allait mal, j'ai passé mes neuf semaines de vacances en recevant DEUX coups de fil de mes amis. J'attendais du soutien et on m'a offert de l'ignorance.

Il m'a fallu sept mois (et je peux vous dire que c'est long) pour faire le tri parmi mes amis, pour essayer de recommencer à zéro avec les personnes que je croyais être mes amis. Heureusement, quelques personnes ont vraiment assuré dans leur rôle d'amis.

Aujourd'hui, un an et demi après ce qui m'est arrivé, je prends ça comme un événement qui a changé ma vie. Maintenant, je sais quel est le prix d'une vie et combien on ne doit pas la gâcher.

Apprendre à dire non et résister à la pression sociale

Alors je vous dis à toutes les personnes qui se font influencer : ne croyez pas que si vous dites « non », vous allez vous faire rejeter. Et si ça arrive, alors ne vous en faites pas, ces personnes n'en valent pas la peine ! Vous êtes libres de vos propres choix et le jour où quelqu'un décidera à votre place... là, c'est grave.

Posez-vous cette question : c'est quoi l'amitié ? Est-ce des délires et des sorties, ou alors des délires et le premier numéro qu'on appelle quand ça ne va pas ? Faites-le, je vous promets que ça vaut la peine. Et ça évite de se retrouver seul, surtout au moment où ça va le moins !

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