
Je suis le déterminé. L'indompté, l'attendu de tous afin de réaliser ce qu'il faut. Je suis le guerrier dans l'attente de l'ordre, le décidé.
Je suis le droit et l'accompli, celui qui n'a besoin d'aucune explication, sachant quoi faire en toute circonstance.
Je suis l'Hannibal en chacun, le roi rédempteur, celui n'ayant plus aucune peur, plus aucune attache. Ne me vois-tu pas venir ? Dans les limbes obscures de ton esprit de misérable, atteint de doutes et de faux espoirs, je suis le délivreur, l'homme au flambeau. Ainsi je dissipe ta brume d'une marche claire, occire le mal est mon devoir.
Je suis ta conscience, ton ami, tout ce que tu veux pourvu que cela te sauve. Ne m'accueille-tu pas à bras ouverts ?
L'éveil du guerrier intérieur
Petite tâche sourde dans ton esprit, je m'éveille à la première injustice subie par ton être alors encore endormi du monde. Un simple petit homme n'attendant souvent rien de la vie, ne demandant qu'à s'épanouir pleinement, je m'éveille dès lors que la première barrière à ton bonheur se dresse, dès lors que le ciel s'assombrit.
Ainsi naît mon être, dans cette graine instable. Je nais et grandis dans chacune de tes questions concernant le monde et surtout son mode de fonctionnement envers toi. Dans chacun des actes visant à déprécier ton intégrité.
Alors me voilà, moi vaillant guerrier, apprenant aux dépens du monde à te défendre contre lui. Patiemment j'apprends à connaître les failles, je m'enrichis de ton potentiel et je grandis silencieusement au sein de ton esprit critique. Je ne fais pas de bruit pour le moment, ou très peu, de brèves interférences par-ci par-là, mais encore rien de bien méchant. On me fait taire à coup de leçons de morale, de télévision, de complaisances, mais je reste toujours bien caché dans ton esprit.
Et petit à petit tu prendras conscience de ce que je suis, de ce que je fais pour toi, de mon potentiel à pouvoir te sauver du monde. Alors tu t'endurcis lentement en ma compagnie, cédant de moins en moins. Ainsi t'affirmes-tu, ayant de moins en moins affaire aux conseils des autres qui, tu l'auras compris, ne se servent de toi que pour arriver à leurs fins et non à la tienne.
L'heure de la rébellion
Et sonnera l'heure où il faudra te lever et combattre. Combattre pour toi, pour ce que tu vaux, pour ce que tu es. Sonnera l'heure où toi et moi ne ferons plus qu'un, plus qu'un soldat prêt à se rebeller, prêt à sauver son humanité.
Alors tu seras, tu seras pleinement. En action, tout ton être ne sera plus qu'une machine droite et énergique, visant à te faire respecter du monde dans tout ce que tu es, en tout ce que tu crois. Je suis ton bouclier, ton professeur, ton guide, je suis celui qui te fera te lever et t'insurger devant tant de chaos. Tu auras alors l'esprit clair pour ne plus céder aux pressions, pour ne plus te courber et te plier aux exigences et contraintes que tu ne te seras pas imposées de ton propre chef.
Viendra ton heure mon cher ami, viendra le moment de t'accomplir, je t'aiderai en cela. Je suis ton compagnon de bataille, ton coéquipier.
Toi et moi contre le reste du monde.
Je suis le déterminé. L'indompté, l'attendu de tous afin de réaliser ce qu'il te faut. Je suis ton guerrier dans l'attente de ton ordre, ton décidé.
Je suis ton droit et ton accomplissement, celui qui n'a besoin d'aucune explication, sachant quoi faire en toute circonstance.
Je suis l'Hannibal en toi, le roi rédempteur, celui n'ayant plus aucune peur, plus aucune attache. Ne me vois-tu pas venir ? Dans les limbes obscures de ton esprit de misérable, atteint de doutes et de faux espoirs, je suis ton délivreur, l'homme au flambeau. Ainsi je dissipe ta brume d'une marche claire, occire le mal est mon devoir.
Je suis ta conscience, ton ami, tout ce que tu veux pourvu que cela te sauve.