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Essais

Entre les deux mon coeur balance...

Violette est heureuse avec Maxence depuis trois mois. Mais une rencontre inattendue avec Emmanuel et sa copine va tout bouleverser... Une histoire d'adolescents entre amour et confusion.

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Déjà trois mois que Maxence et moi sommes ensemble, le temps passe si vite ! Je me souviens de notre première rencontre comme si c'était hier. Nous parlions déjà depuis quelque temps sur MSN, mais nous ne voulions pas nous rencontrer trop vite. Nous préférions attendre. C'est alors que le hasard en décida autrement. Un beau jour, alors que je me dirigeais vers le centre-ville, je le vis sortir de son école. Je savais très bien qu'à cette heure-là, il y avait un risque de l'apercevoir. Peut-être est-ce justement la raison pour laquelle je suis passée par là et non par le tunnel ? Au fond de moi, peut-être avais-je envie de le voir ?

Peu importe, je l'ai reconnu tout de suite, il n'était pas très différent des photos qu'il m'avait envoyées. Maxence est, ce que nous pourrions appeler, un « beau gosse » : il est de taille moyenne, bien qu'il soit très mince, il paraît musclé, il est noir de cheveux avec des yeux bleus intenses. J'ai juste été un peu surprise par sa taille, il ne m'avait pas prévenue qu'il était si... moyen ! Il me dépasse à peine, mais c'est vrai que nous n'avions pas encore abordé cette question. Et puis, d'après le proverbe : « Tout ce qui est petit est mignon ».

Alors qu'il s'éloignait en direction de la gare, j'ai crié son nom. Il se retourna, quelle ne fut pas sa surprise en m'apercevant ! Lui aussi m'a reconnue tout de suite. Je me suis approchée de lui et j'ai engagé la conversation. Il était très timide au début, mais le courant passa si bien qu'il m'invita à boire un verre, ce que j'acceptai sur-le-champ. Nous avons continué de parler un peu de tout et de rien. Alors que nous étions en train de rigoler et qu'il se détendait peu à peu, il me dit : « J'ai bu tes paroles, mais j'aimerais goûter à tes lèvres. »

Je devins aussi rouge que le gilet que je portais ce jour-là. Il s'est alors penché sur moi et posa délicatement un doux baiser sur mes lèvres. À mon tour, je me suis avancée vers lui afin de lui rendre ce baiser.

Nous fûmes dérangés par la sonnerie de mon GSM. Il était déjà presque 21h00. Nous n'avions pas vu le temps passer et ma mère s'inquiétait ; cela ne m'était encore jamais arrivé d'aller en ville sans prévenir. Je me mis d'accord avec elle : elle devait venir me chercher vers 22h00 à la gare. À 21h40, nous sortîmes du café dans lequel nous étions, je le raccompagnai jusqu'à son quai. Au moment de se quitter, il me donna un fougueux baiser et, en partant, me dit : « Tu me manques déjà... » Ce soir-là, en me couchant, j'étais aux anges...

Une rencontre fortuite qui tourne au drame

Ce jour-là, il faisait beau, le soleil brillait et le ciel était d'un bleu azur. Je me promenais avec Maxence quand nous croisâmes Emmanuel, un gars de ma classe, et Yoenaï, sa copine, à la hauteur de la friterie de la rue de Miny.

Pour ne pas les déranger, je ne dis pas bonjour à Emmanuel, je me contentai juste de lui sourire. Si j'avais su que j'avais fait pire que mieux, je me serais abstenue !

En passant à côté d'eux, sa copine lança :
- Il ne faut surtout pas se gêner, elle te sourit et en plus, elle est avec son copain !

Je lui répondis du tac au tac :
- De quoi je me mêle ?! Je lui ai souri en guise de « bonjour » et pas pour le draguer. Quand on ne sait pas, on tourne trois fois sa langue avant de parler !

  • Parce que tu connais Emmanuel ? Tu es qui... si je peux me permettre ?

  • Une fille de sa classe, Violette.

  • C'est toi LA FAMEUSE Violette ? dit-elle en lançant un regard des plus noirs à Emmanuel.

Elle me dévisagea de haut en bas.

  • Pourquoi LA FAMEUSE Violette ?

  • Demande à Emmanuel, il voit très bien de quoi je veux parler !

Emmanuel, plus embarrassé qu'autre chose, ne semblait pas décidé à répondre. Yoenaï le fit à sa place :
- Je dis LA FAMEUSE Violette car Emmanuel parle souvent... trop souvent même de toi ! Sans te connaître, je sais déjà beaucoup de choses à ton égard.

Je me tournai alors vers Emmanuel. Il avait rougi ; malgré sa peau mat, cela se voyait. Perplexe, je ne sus que répondre. Un lourd et pesant silence s'était installé. Je voulais le briser mais, encore sous l'effet de la surprise, aucun son ne sortit de ma bouche. Je ne m'attendais pas à une telle réponse.

C'est alors que Maxence, qui s'était fait oublier jusque-là, intervint :
- Pour les mêmes raisons que toi, dit-il en s'adressant à Yoenaï, je déteste Emmanuel. J'ai tellement entendu parler de lui...

À mon tour, je suis devenue tomate. Quelle mouche l'avait piqué pour dire une chose pareille ? L'atmosphère n'était-elle pas déjà assez tendue pour qu'il en rajoute ?

Yoenaï nous dévisagea, Emmanuel et moi, à tour de rôle. Enfin, elle demanda :
- Que se passe-t-il entre vous ?

  • Rien, répondîmes-nous à deux, en même temps.

Elle se tourna lentement vers Emmanuel :
- Je vais te poser une question et j'aimerais que tu me répondes franchement : éprouves-tu, ou non, des sentiments pour cette fille ? Peux-tu affirmer m'aimer à 100 % ?

Une révélation bouleversante

Il prit son temps avant de répondre et, en pesant son unique mot, répondit non.

Coup au cœur. Pourquoi lui avait-il répondu ça ?

  • Je vais retourner chez moi, nous en reparlerons ce soir sur MSN.

Elle tourna les talons et partit. Nous n'étions plus qu'à trois : Maxence, Emmanuel et moi.

Deux ou peut-être trois minutes s'écoulèrent. Emmanuel demanda à me parler :
- Mais pourquoi as-tu répondu non, tu es devenu fou ? lui lançai-je avec une pointe d'irritation.

  • Je n'avais pas envie de lui mentir, au fond, elle connaissait déjà la réponse... Y aurait-il moyen que nous en parlions ?

  • Maintenant, ce n'est pas possible mais dans, disons, une demi-heure, oui. Je raccompagne Maxence jusqu'à la gare et puis je peux te rejoindre au Petit Singe. Nous parlerons, d'accord ?

  • Très bien.

Et il partit sans rien ajouter, tandis que Maxence et moi sommes partis de notre côté. C'était tendu entre Maxence et moi ; nous n'avions jamais si peu parlé lorsque nous étions ensemble. D'habitude, je suis un moulin à paroles, mais perdue dans mes pensées, je n'avais pas envie de parler.

Je lui dis au revoir brièvement puis je partis.

Lorsque j'arrivai à hauteur du Petit Singe, Emmanuel était déjà là, il m'attendait...

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Vhio Lette @violette_013
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