« Entre ciel et bitume » est un recueil de poèmes de Gilles De Notharam sur la course à pied, publié par Edilivre. Il ne raconte pas l'histoire d'un adolescent voleur de rêves.

Le vrai livre derrière le titre
Le livre porte le sous-titre « 42,195 bornes d'un marathon poétique ». Son ISBN est 9782332473653. Le catalogue Edilivre (Lu&cie) le décrit comme un recueil qui raconte « les parcours sur routes, chemins et sentiers d'un coureur à pied ». Les catalogues Cultura, FNAC, Amazon et Decitre confirment cette même identité. L'ouvrage compte 96 pages.
Aucune de ces sources ne mentionne un personnage adolescent ni le vol de rêves. Le thème est la course à pied, vue comme une source d'inspiration personnelle.
D'où vient la confusion avec un voleur de rêves
La graine de sujet décrit un roman jeunesse où un adolescent apprend à voler les rêves des autres. Les recherches ciblées sur cette phrase ne renvoient aucun ouvrage titré « Entre ciel et bitume » avec ce synopsis. Les bases bibliographiques comme Babelio, Booknode, Cultura, Decitre, LesLibraires et FNAC ne font pas le lien.
Le titre réel et le thème du vol de rêves appartiennent à des livres différents. Un texte promotionnel vu sur des groupes Facebook francophones évoque un roman sur le vol des rêves, mais son titre et son auteur ne sont pas identifiables dans les extraits disponibles ; cette référence reste non vérifiable. L'amorce mélange donc un livre de poésie vérifié et un motif de fiction non rattaché.
L'absence de preuve n'établit pas l'impossibilité absolue d'un tel roman, mais aucune source fiable ne le confirme. Tenir le synopsis pour acquis revient à confondre catalogue et imagination.
Le thème du vol et de l'envol en littérature ado
Le motif « apprendre à voler » ou « voleur de rêves » existe dans la littérature pour adolescents, sous d'autres titres. « L'Été où j'ai appris à voler » de Dana Reinhardt (La Martinière Jeunesse) suit Birdie, 13 ans, qui découvre le journal de son père mort. L'expression « apprendre à voler » y est métaphorique : elle signifie grandir et s'émanciper. « Apprends-moi à voler » de Sonny Way Loomis traite aussi de l'entrée dans l'adolescence.
D'autres ouvrages mettent en scène un voleur de rêves littéral, avec des références précises. « Le Voleur de rêves » de Stéphane Varennes (Librinova, ISBN 9791040593249) est un thriller d'anticipation où les rêves sont programmables à la demande ; le commissaire Franck Buvard y traque un criminel capturé, « le voleur de rêves », au sein d'une police onirique. « Les Chasse-Monstres, tome 1 : Le voleur de rêves » de David Bry (Nathan) montre deux aventuriers dont les camarades deviennent apathiques parce qu'un voleur de rêves les prive de leurs songes. « Sweet Dreams » de Grégory Klughertz (Jocatop) met en scène Pol, 12 ans, abonné à une appli qui programme ses rêves. « Bienvenue à Filouville : Le voleur de rêves » de Mr Tan et Aurore Damant (Bayard Jeunesse, 2018) appartient aussi à ce registre. Aucun ne s'intitule « Entre ciel et bitume ».

Pour explorer d'autres facettes du mot voler, voir Deux L pour voler, deux L pour s'aimer. Et pour une lecture du ciel en bande dessinée, consultez Pourquoi « La fille dans les nuages » est le roman graphique qui va te faire redécouvrir le ciel autrement.
Croiser les sources avant de tenir un synopsis pour certain évite de transformer un recueil de poèmes sur la course en un roman fantastique inexistant.