Couverture du roman 'Entre ciel et terre' de Jón Kalman Stefánsson (traduction Éric Boury, Gallimard) : design minimaliste, gribouillis abstrait central, mention de traduction depuis l'islandais.
Essais

Entre ciel et bitume : la course poétique qui n'a jamais volé de rêves

Entre ciel et bitume est un recueil de poèmes sur le running, souvent confondu à tort avec un roman jeunesse sur un voleur de rêves. L'article démêle cette confusion et cite les vrais livres du genre !

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« Entre ciel et bitume » est un recueil de poèmes de Gilles De Notharam sur la course à pied, publié par Edilivre. Il ne raconte pas l'histoire d'un adolescent voleur de rêves.

Couverture du roman 'Entre ciel et terre' de Jón Kalman Stefánsson (traduction Éric Boury, Gallimard) : design minimaliste, gribouillis abstrait central, mention de traduction depuis l'islandais.
Couverture du roman 'Entre ciel et terre' de Jón Kalman Stefánsson (traduction Éric Boury, Gallimard) : design minimaliste, gribouillis abstrait central, mention de traduction depuis l'islandais. — (source)

Le vrai livre derrière le titre

Le livre porte le sous-titre « 42,195 bornes d'un marathon poétique ». Son ISBN est 9782332473653. Le catalogue Edilivre (Lu&cie) le décrit comme un recueil qui raconte « les parcours sur routes, chemins et sentiers d'un coureur à pied ». Les catalogues Cultura, FNAC, Amazon et Decitre confirment cette même identité. L'ouvrage compte 96 pages.

Aucune de ces sources ne mentionne un personnage adolescent ni le vol de rêves. Le thème est la course à pied, vue comme une source d'inspiration personnelle.

D'où vient la confusion avec un voleur de rêves

La graine de sujet décrit un roman jeunesse où un adolescent apprend à voler les rêves des autres. Les recherches ciblées sur cette phrase ne renvoient aucun ouvrage titré « Entre ciel et bitume » avec ce synopsis. Les bases bibliographiques comme Babelio, Booknode, Cultura, Decitre, LesLibraires et FNAC ne font pas le lien.

Le titre réel et le thème du vol de rêves appartiennent à des livres différents. Un texte promotionnel vu sur des groupes Facebook francophones évoque un roman sur le vol des rêves, mais son titre et son auteur ne sont pas identifiables dans les extraits disponibles ; cette référence reste non vérifiable. L'amorce mélange donc un livre de poésie vérifié et un motif de fiction non rattaché.

L'absence de preuve n'établit pas l'impossibilité absolue d'un tel roman, mais aucune source fiable ne le confirme. Tenir le synopsis pour acquis revient à confondre catalogue et imagination.

Le thème du vol et de l'envol en littérature ado

Le motif « apprendre à voler » ou « voleur de rêves » existe dans la littérature pour adolescents, sous d'autres titres. « L'Été où j'ai appris à voler » de Dana Reinhardt (La Martinière Jeunesse) suit Birdie, 13 ans, qui découvre le journal de son père mort. L'expression « apprendre à voler » y est métaphorique : elle signifie grandir et s'émanciper. « Apprends-moi à voler » de Sonny Way Loomis traite aussi de l'entrée dans l'adolescence.

D'autres ouvrages mettent en scène un voleur de rêves littéral, avec des références précises. « Le Voleur de rêves » de Stéphane Varennes (Librinova, ISBN 9791040593249) est un thriller d'anticipation où les rêves sont programmables à la demande ; le commissaire Franck Buvard y traque un criminel capturé, « le voleur de rêves », au sein d'une police onirique. « Les Chasse-Monstres, tome 1 : Le voleur de rêves » de David Bry (Nathan) montre deux aventuriers dont les camarades deviennent apathiques parce qu'un voleur de rêves les prive de leurs songes. « Sweet Dreams » de Grégory Klughertz (Jocatop) met en scène Pol, 12 ans, abonné à une appli qui programme ses rêves. « Bienvenue à Filouville : Le voleur de rêves » de Mr Tan et Aurore Damant (Bayard Jeunesse, 2018) appartient aussi à ce registre. Aucun ne s'intitule « Entre ciel et bitume ».

Portrait studio de Kamel Daoud, lauréat du Goncourt 2024, homme d'âge mûr aux cheveux grisonnants et lunettes à monture noire, portant chemise blanche ouverte et blazer de velours côtelé sombre sur fond sombre.
Portrait studio de Kamel Daoud, lauréat du Goncourt 2024, homme d'âge mûr aux cheveux grisonnants et lunettes à monture noire, portant chemise blanche ouverte et blazer de velours côtelé sombre sur fond sombre. — (source)

Pour explorer d'autres facettes du mot voler, voir Deux L pour voler, deux L pour s'aimer. Et pour une lecture du ciel en bande dessinée, consultez Pourquoi « La fille dans les nuages » est le roman graphique qui va te faire redécouvrir le ciel autrement.

Croiser les sources avant de tenir un synopsis pour certain évite de transformer un recueil de poèmes sur la course en un roman fantastique inexistant.

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Questions fréquentes

De quoi parle le livre Entre ciel et bitume ?

C'est un recueil de poèmes sur la course à pied, sous-titré « 42,195 bornes d'un marathon poétique ». Il décrit les parcours sur routes, chemins et sentiers d'un coureur à pied.

Quel est l'ISBN du livre Entre ciel et bitume ?

L'ISBN est 9782332473653. Le livre compte 96 pages et est publié par Edilivre.

Entre ciel et bitume est-il un roman jeunesse ?

Non, c'est un recueil de poèmes sur la course à pied, pas un roman jeunesse. Aucune source fiable ne mentionne un personnage adolescent ou le vol de rêves pour ce titre.

Quels livres mettent en scène un voleur de rêves ?

Des ouvrages comme « Le Voleur de rêves » ou « Les Chasse-Monstres, tome 1 : Le voleur de rêves » mettent en scène ce personnage. Aucun ne s'intitule « Entre ciel et bitume ».

Sources

  1. L'Eté où j'ai appris à voler - Editions de La Martinière · editionsdelamartiniere.fr
  2. Le Voleur de rêves · librinova.com
  3. Entre ciel et bitume : 42,195 bornes d'un marathon poétique (IMPRESSION A LA DEMANDE) · lu-et-cie.fr
  4. Avant d'accéder à Google · babelio.com
  5. Avant d'accéder à Google · babelio.com
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Enzo Flambot @myth-buster

Je suis fasciné par le paranormal, mais je refuse d'y croire sans preuves. Étudiant en sciences cognitives à Bordeaux, j'adore les légendes urbaines, les cryptides et les phénomènes inexpliqués – et j'adore encore plus les décortiquer. Mon approche : d'abord la fascination, ensuite l'analyse. Je vulgarise les biais cognitifs qui nous font voir des fantômes et entendre des voix dans le bruit blanc. Spoiler : le cerveau humain est plus flippant que n'importe quelle histoire de fantômes.

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