
Sherlock, brillant élève de criminologie en dernière année, devait résoudre une affaire criminelle en un temps imparti pour obtenir son diplôme. L'objectif était simple : identifier le coupable. En cas d'échec, si le criminel commettait d'autres méfaits, l'élève écopait d'une heure de colle. Attention, toutefois : pas d'heure de roman policier !
Il quitta alors sa prestigieuse école pour rejoindre les quartiers mal famés et dangereux de la banlieue voisine.
Une banlieue hostile et inquiétante
Dès son arrivée, ce fut le choc. Un monde totalement hostile où les gens font preuve d'une cruauté telle qu'une vieille dame se ferait voler son fauteuil roulant. Un endroit tellement dangereux qu'il est fortement déconseillé de se promener avec une liasse de billets à minuit. De quoi vous donner froid dans le dos !
Vue d'en bas, avec cette perspective écrasante des bâtiments, Sherlock se croyait Moïse face aux flots de la mer Rouge. En réalité, c'est surtout autour de lui que ça allait devenir rouge sang s'il ne décidait pas de partir au plus vite.
Sherlock devait trouver une humble demeure près d'ici. Au milieu de ces dédales se trouvait un petit pavillon coincé entre deux immeubles, tel un étau écrasant une boîte de Kit Kat. L'architecte qui a conçu cette ville — si le terme est approprié — ne devait vraiment pas être fort au Lego.
L'adresse du crime : 13 Curse Road of the Dead
C'est ici : 13 Curse Road of the Dead. Le tout n'inspirait guère confiance à notre héros. Que veut donc dire ce mot « road » ?
C'est donc avec un frisson qu'il sonna à la porte. Après mûre réflexion, il préféra toquer, puis sonner à nouveau. Un jeune homme aux cheveux blancs et avec autant de dents qu'un oiseau ayant picoré une mine anti-personnelle lui ouvrit. Il semblait souffrir et se déplaçait sur une étrange machine à roues.
À partir de cet instant, Sherlock utilisa sa technique de l'œil du lynx : étudier tout mouvement ou parole suspecte. Notre hôte, installé sur son fauteuil, guida Sherlock jusqu'au lieu du crime, au 5ème étage.
Un couloir sombre et nauséabond
Ils empruntèrent un long couloir éclairé uniquement par un néon crépitant tel un criquet surexcité. L'air y était lourd et l'odeur, nauséabonde. Au bout de ce couloir se trouvait une petite porte verrouillée par une carte électronique. Et là… c'est le drame.
Une scène d'horreur macabre
Une vision d'apocalypse, que dis-je, d'horreur sans précédent : un corps gisait au milieu de la pièce, écartelé par quatre bichons nourris aux amphétamines. C'est alors que la porte se ferma avec un bruit sourd. Le vieillard, affalé dans son fauteuil, avait désormais une nouvelle victime à torturer comme bon lui semblait.
Il expliqua à Sherlock que son but n'était pas purement gratuit et que cette violence était justifiée. M. Holmes lui demanda alors son mobile. Pourquoi autant de véhémence ? Le vieillard lui présenta, par un hublot sur la porte, son tout nouveau portable.
Vaincu, notre ex-élève de criminologie s'assit donc sur un bichon en pleurant. Il n'aurait jamais son diplôme. Pendant ce temps, sa douleur était accentuée par le rire machiavélique de son assassin, qui s'arrêta net avec une succession de bruits métalliques — sûrement l'escalier.
Sherlock n'a donc pas été suffisamment malin pour résoudre ce problème et fut puni sévèrement pour servir d'exemple. On ne rigole pas dans cette école : seuls les élèves dotés d'une force et d'une intelligence supra-développées pouvaient réussir l'examen final. Comme Derick, par exemple.
Père Belette !