
Un démenti sur le témoignage de Priscille
Au travers de cette note, je souhaite apporter un démenti sur l'article intitulé « Témoignage de Priscille » et tous les autres qui pourraient encore se trouver en ligne.
L'orphelinat Bethsaleel, au travers de l'œuvre de M. Jean-Pierre et Monique Burkhardt, a donné le meilleur de lui-même en nous accueillant et en nous sauvant d'une mort certaine. Durant notre séjour à Bethsaleel, des conflits internes nous ont dressés contre ces derniers et ont profondément blessé beaucoup de ceux qui ont travaillé au sein de cet orphelinat. Chaque orphelin a suivi son propre chemin et a vécu cette crise à sa manière.
Une crise personnelle de huit ans
Ma crise personnelle m'a amené à haïr tous ceux qui ont travaillé dans cette maison. Je les ai traités de tout. Je suis allé jusqu'à créer des blogs et des sites internet afin de nuire à la plupart de ceux qui ont travaillé à Bethsaleel. Cette crise a duré au moins huit ans. Pendant tout ce temps, j'ai écrit ce qui me passait par la tête depuis le Sénégal. De très mauvaises choses sont sorties de mes entrailles, dans le seul but de soulever les uns contre les autres et de mettre fin à cette œuvre.
Un chemin vers la réconciliation
Comme le fils prodigue, je suis entré en moi-même et me suis vu au bord de l'abîme. Des discussions ont eu lieu avec M. Jean-Pierre et quelques pasteurs de mon église. De ces discussions, j'ai résolu de retirer entièrement tous les sites et blogs en ligne. J'avais décidé de mettre le tout par écrit, de signer le document et de le remettre à Bethsaleel. Je remercie le Pasteur Antoine qui, par sa sagesse, a permis que cette rencontre de réconciliation ait lieu.
L'article réactivé par inadvertance
Il s'est avéré que deux mois plus tôt, une rubrique a été lue sur France-jeune. L'article intitulé « Témoignage de Priscille » a refait surface suite à un lien envoyé par France-Jeune sur ma boîte mail. Par inadvertance, j'ai cliqué sur le lien et son activation ne s'est pas fait attendre. Mon erreur à l'époque était de ne pas avoir supprimé l'article, mais simplement de l'avoir désactivé.
Excuses sincères aux responsables
Je voudrais avec regret demander pardon à M. Yves et sa femme pour les avoir impliqués dans cette histoire de Priscille. Ils étaient à l'époque responsables de l'orphelinat Béthanie de Ndjaména. Priscille souffrait d'une épilepsie avancée. Lorsqu'elle s'est éteinte, cela m'a fait très mal et j'avais voulu que quelqu'un en paye les pots cassés. Mon courroux est tombé sur deux innocents qui ont donné le meilleur d'eux pour la sauver. Dieu a eu son dernier mot et a fait entrer ma sœur dans le repos éternel. J'ai mal interprété les choses sans tenir compte du sacrifice de tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à faire avancer Bethsaleel.
Pardon à tous les travailleurs de Bethsaleel
Je voudrais demander encore pardon à tous ceux qui ont travaillé à Bethsaleel, à Béthanie, à Monkara et à Eben-Ezer. Je ne voudrais pas oublier la famille Legrand, la famille Luizi, la famille Bonnaz, la famille Tchans, la famille Zurcher, Yves et sa femme, Éloïse, Sibylle, Raphaël, Michaël, la famille Huet, Guy et sa femme, la famille Khader, Sébastien Frossard, la famille Binber (Tchad) et, pour finir, les responsables de l'orphelinat Bethsaleel et Béthanie du Tchad : M. et Mme Burkhardt. Veuillez recevoir mes sincères regrets pour tout le mal que je vous ai fait.
Dans les jours qui vont suivre, je m'efforcerai de faire en sorte que d'autres, comme moi, toujours en conflit, vous adressent des lettres de pardon. Que la nouvelle année qui s'annonce soit une année de paix avec tous les responsables de Bethsaleel. Que Dieu vous bénisse et nous aide dans ce chemin de réconciliation.