
L'actualité, généralement, on l'aime mais à petite dose. Ce n'est pas que je sois asociale, mais la politique et les problèmes actuels, j'en ai un peu ras-le-bol. Non pas que je ne comprenne rien, mais les informations ne changent jamais. Elles sont rabâchées inlassablement comme si on n'était pas capable de retenir une seule chose de ce que l'on entend. Si on voulait résumer l'actualité d'aujourd'hui, ce serait un refrain de trois mots : attentat – guerre – mort, sur une musique psychédélique. Le refrain passe en boucle comme si la touche stop était bloquée. Stop ! La vie, ce n'est pas de la techno : changeons de refrain !
Je ne dis pas que je suis pour la paix, car cela serait impossible, et de plus, ça serait un discours de miss qui ferait ses vœux après son élection : « Je veux la paix dans le monde, et que tous les enfants mangent à leur faim. » Il ne faut pas se faire d'illusions : dans un monde où toutes les personnes basent leurs actions sur une comparaison avec leur voisin, la paix est utopique. D'ailleurs, si on voulait écrire un livre de science-fiction, il faudrait qu'il y ait la paix et il deviendrait un best-seller !
Guerre du Golfe : l'Amérique joue-t-elle aux jeux vidéo ?
La question d'aujourd'hui, c'est la guerre du Golfe, ou plutôt la 3ème guerre mondiale. Pour une fois que la France n'est pas dans le coup. C'est vrai qu'elle devient un pays vieux ; la preuve avec le débat sur les retraites. Et tout le monde sait que lorsqu'on est vieux, on s'assagit. Au contraire de la France, l'Amérique est jeune et c'est peut-être pour ça qu'on a l'impression que le gouvernement joue aux jeux vidéo. Non, non, je ne délire pas ! Si on peut donner une signification à la guerre du Golfe, ça serait celle d'un jeu vidéo, où il suffirait d'appuyer sur « space » pour mitrailler. Les actions américaines en Irak sont si rapides, si inexpliquées, qu'on a l'impression qu'il n'y a aucune réflexion, aucune concertation, aucun enjeu humain.
Les nombreux morts paraissent aux yeux du gouvernement américain comme ceux d'un jeu : on meurt mais il n'y a rien d'important puisqu'on peut recommencer la partie. Quelquefois, je me demande si des personnes pensent aux dommages humains provoqués par cette guerre. Les morts sont comme des pions pour Bush, d'ailleurs certaines blagues (mal placées) affirment que le président américain aurait perdu 2 tours.
Bush et la manipulation politique
En tout cas, je ne critique en rien les Américains, ils n'y sont pour rien si les votes ont été manipulés et que Bush a réussi à arriver au pouvoir. Et malheureusement, le gouvernement américain ne reflète en rien, ou très peu, les pensées du peuple ! La guerre du Golfe n'est qu'un objet de manipulation de la part de Bush, certains le suivent mais c'est leur choix. D'ailleurs, une idée qui reflète bien la manipulation : Bush aurait organisé l'arrestation de Ben Laden qui a été repéré par les services secrets. Mais cette arrestation est organisée juste pendant la période des élections américaines : chose étrange ! À croire que Bush pense être réélu en jouant avec l'état moral d'une population bouleversée par les attentats.
De plus, à quoi sert de se demander s'il faut retirer les troupes américaines d'Irak : le résultat serait le même. Si Bush retire ses troupes, il sera considéré comme quelqu'un de généreux, qui a pris pitié de la population irakienne, alors que son principal but est son intérêt personnel. Si, au contraire, il les laisse, il fera porter cette décision sur une volonté de défendre un pays instable (mais ne précise pas qu'il espère contrôler les puits de pétrole). Sur cette question, il n'y a donc aucune réflexion : « alea jacta est », les dés sont jetés ; et voilà comment quelqu'un de manipulateur réussit à être reconnu.
Faut-il désespérer du monde actuel ?
Tout ça pour dire que ça ne sert à rien de faire la guerre pour obtenir la paix. Et qu'il n'y a aujourd'hui aucun moyen réellement réalisable qui permette de faire changer le monde. Une seule idée paradoxale me vient à l'esprit pour en finir avec les guerres : me tirer une balle dans la tête. Mais mourir pour éviter la mort, ça ne sert à rien !