
Le 17 décembre 2002, vous aviez la possibilité de lire mon premier article, dont je vous laisse le lien pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de le lire.
http://www.france-jeune.net/lire-aimer-quelqu-un-qui-vit-loin-de-soi-3438.htm
C'était l'histoire de mon amour pour cet homme qui vit au Brésil, à São Paulo.
Le temps a passé depuis cet article. La rencontre que je prévoyais dans l'année n'a pas eu lieu — malheureusement, mes études en avaient décidé autrement pour moi. Mais qu'importe, j'ai toujours gardé en tête que ce moment arriverait. Tôt ou tard, on m'a souvent dit : « Ce qui ne vient pas tout de suite arrive plus tard en mieux. »
Alors j'ai attendu, encore et toujours. J'ai continué à lui écrire, régulièrement, parfois un peu moins — mes études me prenant beaucoup de temps, cela n'était pas toujours facile.
Et il y a eu les épreuves à surmonter, toujours plus difficiles. Parfois j'avais envie de tout lâcher...
Avec le temps, les premières crises d'amitié sont arrivées : « Tu me fais la tête, tu m'écris moins qu'avant, tu ne m'apprécies plus. » Et là, il faut trouver les mots pour expliquer que je n'ai malheureusement plus autant de temps qu'avant, mais qu'au contraire, je l'aime toujours autant, peut-être même plus qu'avant.
Et on passe ces caps, les uns après les autres ! Puis on réalise le nombre d'années qui ont créé ce lien. Fort, solide et puissant : 5 ans se sont écoulés ! Cinq longues années ! Mais quelque chose a changé.

L'évolution de notre histoire d'amour à distance
Nos discussions ont évolué. Nous parlons d'amour, certes nous sommes loin l'un de l'autre, mais on y pense. Et un jour, MSN fait apparition chez toi, ce qui me permet d'être plus proche virtuellement. Mais ce n'est pas facile : les heures de décalage sont grandes.
Un jour, tu m'annonces que tu vas venir en Europe. Je saisis l'occasion pour te demander une faveur : venir me trouver. Réaliser ce rêve auquel j'ai tant pensé, que j'ai tant vécu en dormant, celui qui m'a fait espérer que tout allait changer !
Tu as accepté ! Maintenant, il fallait trouver à quel moment et dans quel lieu. Au départ, je devais venir te retrouver en France. Mais souvent tu me disais que tu voulais voir mon pays, là où j'habitais. Alors je t'ai proposé de venir chez moi. Tu as compris, alors tu m'as dit oui.

Notre première rencontre en vrai
J'ai tout organisé ! Et samedi 25 mai, tu es arrivé à Genève avec le train ! Ah, quel moment intense de t'avoir vu passer la porte des arrivées de France. Je t'ai vu, et je t'ai tout de suite reconnu. C'était bien toi, ce jeune homme que j'aimais tant.
Tout de suite, j'ai ressenti ta présence, ta gentillesse, tout ce qui faisait que je t'appréciais.
Nous sommes allés au bord du lac. C'était très bien. Oui, c'est vrai, il pleuvait, mais il était là, mon soleil de toujours. Alors c'était super quand même !
Puis nous sommes allés dans une autre ville pas loin de chez moi, à Vevey. Là, nous sommes retournés au bord du lac. Tu apprécies cette vue, tu ne seras pas déçu en voyant mon chez-moi.
C'est là que nous sommes allés en fin de journée : chez moi. Dans cette maison où tu apporteras un peu de bonheur.
Mes parents sont contents de faire ta connaissance. Tout se passe bien, tant mieux, j'avais peur. Après le repas du soir, tu t'inquiètes parce que mon papa n'a pas parlé très gentiment à sa fille — c'est-à-dire à moi. Mais je te rassure : pour moi, c'est une habitude. Puis nous allons dans ma chambre, nous parlons un peu...
Je vois que tu es fatigué, alors je te laisse dormir.
Le lendemain, je viens te réveiller. En fait, tu es déjà réveillé ! Mais tu m'accueilles avec tant de gentillesse, d'affection. Des matins comme celui-là, j'en voudrais d'autres. Un petit bisou, et un grand sourire, des compliments. Ho vous savez, pour moi ce n'est pas une habitude, alors cela me fait bizarre de t'entendre me dire que je suis jolie, que je suis adorable...
Nous allons passer toute la journée avec mes parents car nous faisons une visite un peu particulière. Durant toute cette visite, nous allons parler avec nos yeux : des regards, des sourires, parfois des rires. Mes parents ne comprennent pas tout, nous, nous nous comprenons !
Puis la fin de journée approche. Je la redoutais tant, et tu le savais.
De retour chez moi, tu fais tes bagages. Le week-end aura bien trop vite passé. Ton regard croise le mien, tu vois la tristesse qu'il y a dedans. Et comme un protecteur, tu t'approches de moi. J'essaie de sourire, de te faire croire que tout va, mais non, tu le vois bien que cela ne va pas. Alors tu me serres dans tes bras, et tu me dis des mots si agréables. Je retrouve un petit sourire...
Nous prenons la route, je te raccompagne à Genève. Durant tout le trajet, tu me feras rire pour pas que je pleure. Merci... Je ne voulais pas que tu me voies pleurer, pas que tu me voies comme ça.
Arrivée à Genève, c'est de plus en plus dur de ne pas laisser mes larmes couler. Mais tu es encore là. Tu me prends dans tes bras, ces bras qui m'auront protégé pendant tout le week-end. Merci d'être venu jusqu'à moi.
Je dois te laisser partir. Tu refranchis ces portes, ces portes qui me séparent de toi. Tu vas prendre ton train...
Moi aussi sur un autre quai. Cette fois, c'est trop fort, les larmes coulent. Je t'aime... Mais tu ne sauras pas encore à quel point.
Il est prévu que je vienne en janvier te voir. J'espère que je pourrai. Tu es déjà invité à venir chez moi l'an prochain. Tu pourrais même venir demain...
Je t'aime.