
Une rencontre au lycée Philibert Delorme
Je vais ici vous raconter l'histoire d'une jeune fille contemporaine. Son prénom, c'est Clélie. Elle est blonde, pas vraiment maigre, très petite et a 16 ans.
Elle a une démarche de pendule ancienne, porte des Nike Air Max et une énorme doudoune Tacchini, en hiver comme en été. Elle met des pantalons de marque et pense qu'elle est supérieure au monde entier. Elle n'est pas très jolie, mais pense qu'elle l'est. Elle est méchante et antipathique, mais les gens l'aiment bien parce qu'elle a des frères grands et costauds, et qu'ils ne voudraient pas avoir affaire à eux.
Elle a une façon de parler très vulgaire, elle crache et est violente. Elle passe son temps à regarder les gens de travers. Elle lance des défis, parce qu'elle sait qu'elle ne craint rien, entourée de tous ses amis et de ses grands frères ! C'est la jeune fille type d'aujourd'hui !
Alexia, l'antithèse de Clélie
Un jour, elle tomba sur plus féroce qu'elle. Cette jeune fille, nous l'appellerons Alexia ! Elle, elle est gothique, plutôt grande, châtain foncé, porte des New Rock, des bracelets de force, un collier à pics. Elle n'est pas jolie, mais elle le sait. Elle est sympathique avec les gens qu'elle connaît, mais se fiche éperdument des gens dont elle ne connaît même pas le prénom. La vulgarité, elle n'aime pas ça, elle ne crache jamais, n'est pas aussi violente qu'elle en a l'air, et ne lance jamais de défis à personne.
Quand Clélie s'attaque à la mauvaise personne
Clélie regarda Alexia de travers, et Alexia ne fit pas attention à elle. Clélie, pensant qu'Alexia n'était pas nerveuse, lui dit d'arrêter de la regarder de travers... Alors qu'Alexia ne la regardait absolument pas !
Alexia lui répondit qu'elle n'avait regardé personne, mais la petite Clélie n'en faisait qu'à sa tête.
Le lendemain, des amis de notre héroïne s'approchent de notre Alexia nationale ! Alexia, avec son regard indifférent au reste du monde, continua sa route vers la salle B11, mais elle sentit une main s'approcher de son épaule ! Elle se retourna et se prit un violent coup de poing dans le nez. Et tomba sur le coup ! Elle aperçut plus loin Clélie en train de rigoler, et se rappela de la journée précédente où cette jeune fille avait commencé à foutre le dawa !
Alexia, en se relevant, n'avait plus le même regard ! Ce regard qui laissait penser à Clélie qu'elle ne saurait pas se défendre... Non... ce n'était plus ce regard-là ! C'était devenu des yeux remplis de haine ! Ils étaient injectés de sang, et lançaient des éclairs sur Clélie qui rigolait à en avoir mal au ventre.
Alexia décida tout de même de laisser tomber, et de rejoindre sa classe !
Une disparition inquiétante au lycée
Le lendemain, ni l'une ni l'autre n'étaient présentes à leurs cours. Mais personne ne se posait de questions... des absences comme tant d'autres !
L'après-midi, Alexia refit son apparition tandis que Clélie, elle, était toujours absente. Alexia était plutôt de bonne humeur, l'air plutôt fière d'elle, une journée tranquille comme elle n'en avait jamais vue auparavant à cause de sa dépression.
Clélie fut absente pendant une longue semaine, et ses amis n'avaient aucune nouvelle d'elle. Alexia était toujours de bonne humeur.
Les semaines passèrent sans que personne n'ait de nouvelles de la jeune fille... sa mère pleurait, tous les jours... Le programme scolaire avançait sans que Clélie n'ait été présente... des semaines passèrent... puis des mois...
Au bout de 7 mois, le téléphone retentit chez la mère de Clélie. La police... Pourquoi la police ? Ils l'ont retrouvée ? Vivante ? Où ? Comment ? Que s'était-il passé ?
La découverte macabre dans la cave
Hélas... non... Clélie n'était plus de ce monde... On la retrouva dans la cave d'une maison abandonnée... déchiquetée... des membres en moins... Et des yeux ouverts comme si elle s'était vue mourir... Comme si elle avait souffert plus que personne d'autre au monde... des bougies tout autour, placées en forme de pentagramme... Elle servit de sacrifice à une messe noire... une messe sataniste...
Le mystère Alexia Giuglio
La police recherche alors Alexia... dont le nom est Giuglio...
À la grande surprise de la police, des parents de Clélie, ainsi que du lycée, personne n'est jamais né avec ce nom dans le monde entier... L'adresse du domicile donnée lors de l'inscription dans le lycée n'était qu'une vieille maison habitée par une grand-mère ayant toujours vécu dans ce lieu...
Alexia avait l'air d'une « loque humaine » qui ne saurait jamais se défendre... violente certes, avec ses pics, ses bracelets de force... mais quelque part, le lycée la connaissait bien : elle était renfermée, elle n'avait pas d'amis, elle ne rigolait jamais... mais elle ne s'attaquait jamais à personne ! Jamais !! Clélie en conclut qu'elle pouvait s'en servir de « marionnette », s'amuser avec elle... Elle a peut-être eu tort...
Ne vous fiez jamais aux apparences... Elles sont souvent trompeuses...