Image 1
Essais

Camille, Nadija, Sofiane et Mehdi aux pays des rêves

Quatre adolescents aux personnalités très différentes se retrouvent mêlés au monde des rêves et du paranormal. Réussiront-ils à dépasser leurs différences pour lutter ensemble contre le mal ?

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Ce roman est la suite d'un ancien article que j'avais écrit sur France-Jeunes. J'ai remis le début pour ceux qui n'ont pas lu mon article... La suite commence à partir du moment où vous voyez écrit « suite » ;)

Chapitre 1 : Camille

Mardi 10 novembre, 15h

*« Je m'appelle Camille et j'ai 14 ans, j'aime étudier et je suis la seconde de ma classe derrière Estelle, et parmi les dix premiers il y a huit filles.
Les filles sont peut-être meilleures au niveau scolaire que les garçons mais elles ne sont pas pour autant plus intelligentes parce que d'après ce que j'ai vu sur le net le QI est égal entre les garçons et les filles à tous les âges. À mon avis les filles sont plus concentrées que les garçons donc elles correspondent à ce qu'on attend des élèves au collège.
Bien que les femmes de moins de vingt-cinq ans aient plus de diplômes que les hommes, elles sont moins payées que les hommes d'après le document 5 page 200.
La France pourrait prendre exemple sur la Norvège qui compte 50 % de femmes dans son parlement.

Conclusion : La parité n'est pas encore atteinte en France mais elle est en voie de l'être. »*

Posez vos crayons... s'exclama une voix jeune et douce.
Il s'agit de la voix de madame Leroux, le professeur d'histoire-géographie de Camille. C'est une jeune femme d'une trentaine d'années aux cheveux blonds très longs, aux yeux bleus pétillants qui indiquent qu'elle lit souvent. On dirait qu'elle sort tout droit d'un livre merveilleux où les gentils gagnent toujours à la fin.
C'est elle qui a donné à la jeune fille la passion des études et l'envie de réussir. C'est la seule personne qui arrive à la laisser muette et intéressée pendant plus d'une heure.
Camille est une jeune fille brune aux yeux marron qui est pleine d'espoir et qui adore écrire des livres et se prendre pour l'héroïne pour s'évader de son monotone quotidien.

Après avoir ramassé toutes les copies, Mme Leroux annonçait aux élèves que leur deuxième conseil de classe aurait lieu très bientôt. Les mauvais élèves poussaient un gémissement de mécontentement et les bons élèves souriaient et attendaient patiemment que leur travail soit récompensé au conseil.
La jeune collégienne faisant partie des bons élèves ne réagissait pas, pour cause : elle rêvassait comme souvent aux histoires qu'elle écrira.
Le soir elle rentrait chez elle, avec plein d'idées en tête et elle bâcla ses devoirs pour se jeter sur l'ordinateur et écrire la suite de son histoire avant qu'elle ne s'évapore.
Elle vit seule avec sa mère dans un petit pavillon à Paris et reste la plupart de son temps, quand elle est chez elle, sur l'ordinateur pour écrire jusqu'à très tard dans la nuit. Il lui est souvent arrivé de passer des nuits entières à écrire parce que c'est la nuit qu'elle a toutes ses idées.
Sa mère la laisse faire parce qu'elle est une très bonne élève et trouve que c'est une bonne façon pour qu'elle s'exprime, car elle ne communique pas beaucoup.

Ce soir, la jeune collégienne a écrit les toutes premières pages de son livre avec une rapidité fulgurante, pourtant son travail était splendide, parce qu'elle a écrit vite mais avec une très grande passion.
Il est vingt-trois heures, Camille vient de se coucher avec plein d'idées en elle.
Le coucher, c'est le moment que Camille préfère parce qu'elle fonce dans son univers imaginaire.
Ce soir c'est une infirmière pendant la guerre 14-18 et elle soigne tous les blessés, quelles que soient leurs nationalités, et elle s'est postée dans un camp en plein milieu des combats au péril de sa vie.
Les soldats se confient à elle et ils lui racontent leurs malheurs, et Camille est très heureuse de sauver leurs vies sans se soucier de leurs nationalités. De toute façon pour elle les soldats sont pour la plupart contre la guerre mais ils sont forcés de se battre, sinon c'est la mort ou même pire : que leurs familles soient persécutées.
Un jeune homme d'une vingtaine d'années habillé tout de vert qui ne semble pas être soldat la regardait depuis longtemps, et Camille aussi le regardait. C'est comme si le temps s'arrêtait à ce moment précis : leurs regards se croisèrent au même moment. Cet instant d'intenses sentiments dure depuis plus de cinq minutes, ce qui est une éternité dans un champ de combat où les balles s'échangent violemment.

Le jeune homme s'approche de plus en plus, leurs yeux ne se lâchaient pas... Il y a entre eux un phénomène que Camille n'explique pas.
Leurs yeux sont comme en fusion, et Camille ne voyait pas ce qui se passait autour d'elle. À ses yeux le combat n'était qu'un élément du décor et le principal est cet homme qu'elle avait l'impression de connaître depuis longtemps.
Leur long regard partagé continua longtemps, mais brusquement l'homme tombe au sol.
Le sang giclait de son corps et il semblait en piteux état.
Camille, immédiatement, se mit à courir vers lui pour le soigner et l'aider...
Elle entendit une voix féminine :

— Camille ! Camille ! Réveille-toi, il est 7h15.
— Oh ! Déjà, s'écria la jeune fille.
— Ça fait quinze minutes que j'essaye de te réveiller, affirma la mère.
— Laisse-moi un peu de temps, il faut que je fasse quelque chose dans mon rêve, c'est une question de vie ou de mort.
— Camille, tu vis trop dans tes rêves ; réveille-toi et prépare-toi, ordonna la femme.

Camille, plongée dans son bol de céréales, pensait encore à son rêve qui avait l'air si réel. La jeune collégienne fait souvent des rêves mais jamais autant mystérieux et réels.
Son rêve, elle s'y croyait vraiment et maintenant encore elle a du mal à se dire que tout cela est le pur fruit de son imagination. Le paysage, les gens lui paraissaient si vrais qu'elle pourrait reconnaître l'odeur nauséabonde du champ de bataille et elle peut se rappeler les sourires des soldats mourants, fiers naïvement d'être morts pour leur pays.
Tout se mélangeait dans l'esprit de Camille... Elle pensait de plus en plus vite à des choses impensables.
Le pire pour elle, c'était de penser que l'homme au casque vert avec qui elle eut une fusion magique et passionnante n'est qu'un produit de son imagination.
Sa pensée fut coupée par sa mère :

— Il est déjà 8h15, tu vas être en retard comme d'habitude.
— Ce n'est pas grave, je commence par arts plastiques, c'est pas très important, répondit la jeune fille.
— Toutes les matières servent à quelque chose donc dépêche-toi, insista la mère de Camille.

Suite...

Camille courut à toute vitesse mais comme souvent rata son bus. Elle prit donc le bus de 8h25 qui est tout le temps vide. Dans le bus elle était comme très souvent seule avec le chauffeur qu'elle connaît depuis son entrée en 6ème, il y a 4 ans, mais avec qui elle n'a jamais parlé.
Elle sort du bus à toute vitesse, il est 8h29 ! Plus qu'une minute avant la sonnerie, la voilà dans une course contre le temps. Elle fait tomber un paquet de mouchoirs mais ne s'arrête pas pour être à l'heure. Elle regarde sa montre qui est réglée à la seconde près par rapport au collège : 8h29 et 32 secondes.
Plus que 28 secondes et elle continue de courir malgré son mal de ventre. Elle imagine les dégâts si elle arrive en retard sur son carnet, elle imagine déjà sa prof lui disant : « Encore en retard ! 1 heure de colle. »
Son collège est déjà dans sa vue, elle court toujours malgré son envie de s'arrêter et de se reposer mais elle se décide à courir et à ne pas s'arrêter tant qu'elle ne serait pas en arts plastiques parce qu'elle se le dit souvent : dans la vie il faut se surpasser pour réussir.
Camille n'ose même plus regarder sa montre, mais elle se décide quand même : 8h29 et 45 secondes !!
Elle se demande comment elle peut autant réfléchir en si peu de secondes et espère qu'elle pourra aller en cours à l'heure.
Elle arrive enfin au collège à 8h29 et 50 secondes, il ne lui reste que 10 secondes pour aller en cours, et elle le sait : si elle ne réussit pas, c'est la fin de ses veillées tardives pour écrire ses si beaux romans où elle s'épanouit, parce que sa mère lui dirait qu'elle est en retard parce qu'elle se couche trop tard. À toute vitesse, pendant ce « sprint », Camille a couru à une vitesse surhumaine, elle a sûrement battu ses propres records, c'est comme une force extérieure qui la pousse à courir.
Elle entre dans le bâtiment où se trouve les arts, le bâtiment B, à 8h29 et 55 secondes, elle monte les escaliers 4 par 4 à toute vitesse.
8h29 et 58 secondes, la salle 26 où elle a cours est devant elle... La collégienne se déplaça à la vitesse de la lumière parce qu'elle savait que cette prof a déjà donné des heures de colles pour 2 secondes de retard.
8h30 ! Elle se savait fichue mais ne s'arrêtait pas et pénétra dans la salle à grande vitesse et la sonnerie sonna :

— Jeune fille, vous voilà sauvée pour quelques centièmes de secondes ! s'exclama la vieille professeur d'arts plastiques.

Camille venait de réaliser qu'elle venait de passer la minute la plus longue de toute sa vie.
Elle réalisa aussi qu'elle n'est pas fatiguée et n'a aucune goutte de transpiration et qu'elle a encore son paquet de mouchoirs, c'est comme si sa longue et dure course n'était qu'un rêve...

Chapitre 2 : Nadija

Voici la même journée vue par Nadija...

Mardi 10 novembre, 15h

« Bonjour je m'appelle Nadija, j'ai 14 ans et demi.
Les filles réussissent mieux à l'école que les garçons d'après le document 1 de la page 199 du livre, mais d'après mon cours le niveau d'intelligence entre filles et garçons est le même : paradoxe me direz-vous. Pourtant c'est parce que les filles sont plus attentives. »

Posez vos crayons ! s'exclama madame Leroux, la prof sévère d'histoire-géographie de Nadija.
— Nadija tu n'as presque rien écrit, tu vas avoir une mauvaise note !
— J'ai fait de mon mieux madame.
— En une heure, tu n'as écrit que trois lignes, c'est inadmissible.

Nadija n'aime pas quand sa prof lui reproche son travail. C'est une fille aux très longs cheveux qui n'aime pas qu'on lui donne des ordres, surtout au niveau scolaire.
Elle apprit que son conseil de classe a lieu bientôt par sa prof et poussa un cri de mécontentement en ayant peur d'avoir encore une fois une très mauvaise appréciation. En écrivant la date précise sur son agenda elle voit Camille qui, pour elle, est « une sale intello qui se la pète ». Camille était en train de rêver et quand la jeune brunette se souvient des rares fois où elle l'a regardée, Camille était toujours « ailleurs »...

En sortant de classe, Nadija poussa violemment Julie qui lui avait marché sur les pieds sans faire exprès et qui se mit à pleurer, alors Nadija pouffa de rire. Elle rentra chez elle dans son appartement près du collège dans une petite cité à Paris avec ses parents, ses quatre frères et ses deux sœurs. Immédiatement chez elle, la jeune fille se précipita sur son ordinateur où elle possède un blog qui lui sert de journal intime. Ce jour-là, elle écrivit :
« Cher journal intime : aujourd'hui j'ai écrit une très bonne rédaction de 15 lignes qui correspondait au sujet demandé mais quand j'ai vu ma prof arriver je n'ai pas osé rendre ma copie de peur qu'on me demande toujours de faire aussi bien. Un jour j'aimerai bien rendre mon vrai travail... Sinon ensuite j'ai frappé une fille, qui m'avait marché sur les pieds sans faire exprès : je l'ai frappée parce que je ne voulais pas qu'on croit que je suis une fille sympa et gentille. »
Ce soir Nadija s'endormit en réfléchissant à sa journée...
Elle rêve qu'elle est au Maroc, son pays d'origine où elle va en vacances : elle mange un couscous royal avec des merguez... Elle adore et a envie d'en reprendre : elle appelle alors un serveur qui marchait... Et là il devint tout flou mais elle était fascinée par cet homme, aux habits verts.
Il marchait pour venir, et s'approcha d'elle... Quand Nadija fut réveillée en sursaut par sa grande sœur :

— Nadija dépêche-toi, il est 07h00 !
— OK, merci de m'avoir réveillée.

La jeune collégienne alla en cours en prenant son temps. Sur le chemin des cours, Nadija alla chercher ses copines : Kaîna et Manon. Les collégiennes prennent leur temps sur la route et elles voient des tags sur un immeuble : les jeunes filles se demandent bien pourquoi des personnes dessinent des choses aussi sales ! Pour elles les tags sont dégoûtants et répugnants. Surtout quand elles voient un endroit où c'est écrit : « 78, le fric ou la mort » et là elles se disent que certaines personnes sont vraiment débiles...

Nadija et ses copines arrivent en arts plastiques parmi les premières. Quelques instants plus tard, une fois que tout le monde est arrivé, la petite brunette voit Camille en train de courir dans la cour du collège, elle regarde sa montre : plus que dix secondes avant la sonnerie ! Le temps de relever sa tête : Camille est déjà en classe ! Nadija n'en revient pas, même avec une forme physique super performante, c'est impossible d'aller aussi vite. La jeune beurette pensa vite à autre chose, en effet aujourd'hui elle a un contrôle sur les arts du XVIIIème siècle mais elle n'a pas appris parce qu'elle a oublié de noter ce contrôle dans son agenda. Nadija se retrouve avec la feuille devant elle mais elle n'arrive à répondre à aucune question. Au bout de quinze minutes, elle est dépitée et a devant elle une feuille où elle n'a inscrit que son nom, son prénom et sa classe. Elle croise ses bras quand soudain sa main se mit à trembler et à sursauter. Sa main saisit un stylo et commença à écrire plein de choses sous l'œil effrayé de Nadija. La jeune fille n'y croyait pas, elle avait fini un contrôle dont elle ne connaissait aucune réponse... Quelques instants plus tard, Nadija rendit sa copie à sa prof et elle eut un 20/20 !

Chapitre 3 : Sofiane et Mehdi

Mardi 10 novembre, 15h

« En France les femmes à travail égal gagnent environ 25% de moins que les hommes, elles ont des postes à moins grandes responsabilités que les hommes. Même si les jeunes femmes sont plus diplômées que les jeunes hommes, elles sont quand même moins embauchées qu'eux et elles ont plus de mal à monter en grade.
Au niveau politique, les femmes sont moins représentées que les hommes : mais ça s'arrange petit à petit. Qui ne connaît pas Ségolène Royal ou Arlette Laguiller ? L'exemple en matière politique c'est la Norvège avec 50% de femmes députés.
En conclusion, les femmes ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour être l'égale des hommes dans beaucoup de pays mais dans certains pays ça se passe mieux que dans d'autres... »

Posez vos crayons ! s'exclama madame Leroux, la prof d'histoire-géographie de Sofiane.
Le jeune adolescent vit sa prof devenir rouge à la vue de la copie de Nadija puis il constata qu'elle reprit le sourire lorsqu'elle dialogua avec Mehdi.

Mehdi et Sofiane sont deux amis dans la même cité que Nadija à Paris. Ils passent tout leur temps libre dehors. Au lieu de travailler, ils préfèrent marcher dans leur cité, « de toute façon, il n'y a rien à faire d'autre » d'après ce que disent tous leurs amis. Malgré le fait qu'il travaille très rarement, Sofiane a de très bonnes notes : il est 3ème de sa classe, ce qui n'est pas le cas de Mehdi. C'est pour cela que Sofiane s'étonna que la prof d'histoire fut très souriante à la vue de la copie de Mehdi, qui d'habitude s'attire les foudres de Madame Leroux désespérée par la catastrophe de sa copie...

Dans leur cité : il n'y a pas grand chose à faire, les jeunes collégiens s'assoient donc sur un banc et matent les filles qui passent quand elles passent... Il est 18 heures, c'est le moment où Sofiane et Mehdi se retrouvent dans la cage d'escalier et discutent de tout pour ne pas s'ennuyer. Aujourd'hui ils parlent de leur classe :

— Elle est pourrie cette classe, y a beaucoup de guignols ils saoulent trop, s'exaspère Mehdi.
— ... Moi je la trouve bien cette classe. Mais dis-moi comment t'as fait pour rendre une copie qui a rendu la prof heureuse alors que toi d'habitude, tu n'as pas vraiment le don pour les rédactions ?
— Ah ! Ouais ! En fait comme je savais à l'avance l'énoncé de la rédaction, je suis allé sur le net et j'ai tapé l'énoncé de la rédac et une personne qui n'a que ça à faire m'a fait ma rédaction que j'ai écrit sur un mouchoir et j'ai tout recopié en douce. Je te dis c'est trop super de faire comme ça, tu ne gâches pas ton temps. C'est un peu tricher mais bon.
— Incroyable !!! T'es un génie ! s'exclama Sofiane avec un air étonné.
— Je ne suis pas un génie sinon je n'aurai pas besoin de ce forum, répondit Mehdi.
— Attention tu ne pourras pas tricher indéfiniment...
— Ouais ! Mais je suis obligé comme je ne suis pas un Jean-François comme toi, affirma fortement Mehdi.

Pour Mehdi les « Jean-François » sont les collégiens qui réussissent très bien en cours, qui travaillent, qui ne se couchent pas tard, qui ne jouent pas beaucoup...
Le dialogue continue, et Sofiane questionne Mehdi sur sa vie d'internaute :

— Bon sinon sur le net, t'as rencontré des filles ?
— Euh ! J'ai rencontré des filles et des gars de pleins de pays : Belgique, Maroc, Irlande, Angleterre.
Sofiane, intéressé par les filles, insiste :
— Elles sont canons les filles ?
— Tu penses qu'à ça ! Y a pas que ça à faire sur le net. Y a des jeux trop bien ! rappela Mehdi.
— Bon, demain on a cours avec madame nez bouché, elle m'énerve cette prof avec ses 1m45. Je viens te chercher à 8h15 ? proposa Sofiane.
— OK, à+ !

Les deux amis se quittent pour rentrer chacun chez soi, dans leurs appartements respectifs. Mehdi sur le chemin du retour voit sur son immeuble des tags qu'il trouve très beaux et il ne comprend pas pourquoi la mairie veut à tout prix les effacer alors qu'ils représentent la vie de son quartier. Il en profite pour ajouter quelques tags représentant les Yvelines avec écrit à côté « 78, le fric ou la mort » : c'est quelque chose qu'il entend souvent dans les chansons de rap.
Il est en train de faire des dessins sur le mur quand tout à coup il voit une patrouille de police, il court à toute vitesse et les policiers descendent de leur véhicule pour le prendre en filature. Mehdi n'en peut plus et il souhaite s'arrêter. Ses forces diminuent, il essaye de s'arrêter pour se rendre à la police mais ses jambes ne suivent pas, elles accélèrent à toute vitesse : c'est comme s'il n'était plus maître de son corps. Il court plus vite qu'il n'a jamais couru dans sa vie, il dépasse même les voitures ! Incroyable, il est très surpris et regarde constamment ses jambes qui courent aussi vite qu'un athlète de haut niveau. Il se retourne et il n'y a plus personne : il a déjà semé la police. Il n'arrive pas à y croire et il n'est même pas fatigué. Il regarde longuement ses jambes avant de rentrer chez lui un peu perdu dans ses idées !
Pendant ce temps-là, Sofiane rentre chez lui un peu plus calmement et tranquillement que son ami, il regarde les panneaux publicitaires et rentre chez lui calmement.
Immédiatement chez lui, Sofiane va sur son bureau pour lire des mangas japonais. Puis à 20 heures, il mange un peu et retourne à ses mangas.
À minuit, il s'endort devant la télévision...

Mehdi, lui, est resté devant son ordinateur toute la fin de journée et à vingt-trois heures il s'endormit.
Cette nuit Mehdi, comme beaucoup de nuits, se voit en train de jouer au foot à côté de Zidane, Ribéry et Henry.
Zidane lui fait une superbe passe, et le jeune adolescent fait un tir magistral ! La foule est en délire, elle court dans tout le terrain et tous crient son nom !!! MEHDI MEHDI MEHDI ! Quand tout à coup, l'arbitre habillé tout en vert s'approche de lui mais devient de plus en plus flou mais réussit à lui dire ces quelques mots avec une voix très grave :
« Rejoins-moi en prononçant le mot azoutomalomalo ! »

Quelques minutes plus tard, Sofiane rêve qu'il est dans l'espace et qu'il communique avec des extraterrestres quand un homme vêtu complètement de vert apparaît mystérieusement. C'est un homme de type européen d'environ 1m80, avec un chapeau melon, des lunettes, une large veste, un pantalon très long et des chaussures plutôt hautes. Tous ces vêtements sont d'une même couleur : vert clair.
Sofiane a la sensation d'être éveillé dans son rêve parce qu'il réussit à penser, se déplacer comme dans la vie réelle. Il commence à parler avec cet étrange individu :

— Qui êtes-vous ?
— Je suis un génie, mais il y a quelques centaines d'années on m'a enfermé dans l'esprit de 4 personnes, ici dans cette ville : cela veut dire que je pouvais me balader dans leurs esprits comme je voulais, et quand elles sont mortes, je devais choisir quatre autres personnes et ainsi de suite.
— Eh ! Maintenant tu m'as choisi...
— En fait, cela fait quelques années que j'habite dans ton esprit, et cela fait autant de temps que j'essaye de communiquer avec toi et avec les 3 autres personnes grâce à vos rêves. Je suis très heureux, en 700 ans c'est la première fois que j'arrive à communiquer avec une personne, annonça le génie.
— C'est qui les 3 autres personnes ? demanda le jeune collégien avec étonnement.
— Camille, Nadija et Mehdi, tu les connais bien : j'ai fait exprès que vous vous connaissiez bien pour que vous puissiez mieux m'aider.
Avec des gros yeux, stupéfait, Sofiane demanda :
— Vous aider ? Moi je veux bien vous aider mais comment ?
Le génie en vert annonça calmement :
— Il faut que les 4 personnes fassent une ronde et prononcent le mot trois fois.
Sofiane vit que le génie devenait de plus en plus flou et disparut...

Chapitre 4 : Le groupe

Le lendemain, Sofiane se réveilla étonné et surpris par son rêve. Alors que beaucoup auraient cru que leur imagination leur joue des tours, Sofiane a confiance en lui et est sûr que l'homme en vert est réellement enfermé dans son corps. Il se demande quel est ce mot qui doit être prononcé trois fois.

À 8h15, Sofiane sort de chez lui pour aller chercher Mehdi.
— Et salut Mehdi, aujourd'hui j'ai rêvé d'un rêve incroyable, il y avait un génie qui est venu et m'a dit qu'il était dans la tête de Camille, Nadija, toi et moi et que je dois le libérer d'un sort.
— Il était comment le génie ? s'étonna Mehdi.
— Hein ? Euh ! Il était grand et habillé tout en vert, pourquoi ?

Mehdi fut très choqué puis se mit à courir à toute vitesse en faisant signe à son ami Sofiane de le suivre.
Après 5 minutes en courant, ils arrivèrent chez Nadija...

— Bonjour, Madame : je voudrais parler à Nadija, s'exprima confusément Mehdi.

Quelques minutes s'écoulèrent et Nadija se présenta devant eux avec son sac sur le dos...

— Nadija tu peux reposer ton sac, on ne va pas en cours aujourd'hui : on doit sauver un homme, affirma Mehdi d'un ton autoritaire.
— Pourquoi ?
— Tu verras, fais-nous confiance, expliqua Sofiane.

Sofiane, lui non plus, ne connaissait pas la raison de leur absence en cours. Nadija et Sofiane suivirent Mehdi qui se mit à courir à travers la cité jusqu'à un appartement du centre-ville. À l'interphone, les trois amis demandèrent à Camille de descendre.

— Ah salut ! Vous venez pourquoi ? demanda Camille.
— Viens avec nous, sans poser de questions. En fait, je vais tous vous expliquer.
— Ok, je descends.

Le petit groupe suivit Mehdi jusqu'au cimetière, Nadija prit la parole :
— Tu veux bien nous expliquer enfin, ce qu'on fait là ?
— En fait, hier j'ai rêvé que je jouais au foot.
— Ouais et alors ? s'impatienta Camille.
— Ensuite, j'ai vu un homme habillé tout de vert dans mon rêve et Sofiane l'a vu aussi.
— Quoi ? Hein ? Moi aussi je l'ai vu cet homme ! s'étonna Nadija.
— Moi aussi, je l'ai vu, affirma Camille.

Après que Sofiane eut expliqué au groupe qui est ce fameux homme en vert...

— Pourquoi sommes-nous au cimetière ? s'interrogea Nadija.
— C'est parce qu'il a été vraisemblablement enterré ici et il faut le ressusciter donc vaut mieux être ici, expliqua Mehdi.
— Mais le problème c'est que je ne connais pas le mot à prononcer trois fois en ronde, annonça Sofiane.
— Non c'est bon, il me l'a donné : c'est azoutomalomalo !

Le petit groupe se mit en ronde et ils prononcèrent tous le mot :

— Azoutomalomalo ! Azoutomalomalo ! Azoutomalomalo !

Le génie apparut mais cette fois-ci, avec un grand sourire il leur annonça :

— Merci de m'avoir libéré.
— C'est bon là, il n'y a plus rien à faire vous êtes libre ?
— Oui, certes mais je vais être dans l'obligation de prendre l'un de vous, annonça le génie.
— Comment ? Hein ? s'interrogèrent les jeunes adolescents.

Le génie grandit, grandit, grandit. Il forma une boule verte entre ses deux paumes et la lança à toute vitesse sur Camille, cette dernière se retrouva au sol pleine de sang. Ses vêtements qui étaient à la base bleus et noirs devinrent rouge. Elle ne respire plus, elle ne bouge plus, seuls ses cheveux sont en mouvement au contact du vent du cimetière.
Tout le groupe resta interloqué par l'action que venait de faire le génie qui affirma :

— Vous ne comprenez rien, mes chers enfants. À votre avis pourquoi je fus emprisonné dans des esprils à votre avis ? Et oui, il y a 700 ans de cela : on me connaissait sous le nom de Zaturo, le démon le plus cruel que le monde n'avait jamais connu : je tuais les femmes, les enfants en les faisant exploser. Aucun village n'a succombé à ma route, j'ai détruit des civilisations entières. Le jour quand je me levais, j'allais massacrer des villes entières rien que pour mon plaisir.
J'ai failli éradiquer toute forme de vie en Europe.

La suite bientôt !

As-tu aimé cet article ?
raxi
53 articles 0 abonnés

Commentaires (5)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires