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Essais

Camille au pays des rêves...

À 14 ans, Camille est une collégienne rêveuse qui s'évade dans l'écriture. Entre réflexions sur la parité, passion pour les mots et nuits à composer des histoires, elle plonge chaque soir dans un univers imaginaire où l'attend un mystérieux inconnu...

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Camille, une collégienne passionnée d'écriture

Je m'appelle Camille et j'ai 14 ans. J'aime étudier et je suis la seconde de ma classe derrière Estelle. Parmi les dix premiers, il y a huit filles.

Les filles sont peut-être meilleures au niveau scolaire que les garçons, mais elles ne sont pas pour autant plus intelligentes. D'après ce que j'ai vu sur le net, le QI est égal entre les garçons et les filles à tous les âges. À mon avis, les filles sont plus concentrées que les garçons, donc elles correspondent à ce qu'on attend des élèves au collège.

Mais malheureusement pour moi, « le premier sexe », comme on dit, se rattrape au lycée.

Mais étrangement, bien que les femmes de moins de vingt-cinq ans aient plus de diplômes que les hommes, elles sont moins payées qu'eux à cause de préjugés que je trouve débiles et infondés.

Les femmes ont réussi à monter les échelons de la société, elles ont pris, comme on dit, l'ascenseur social. Mais elles n'ont pas les mêmes droits que les hommes. Pourquoi ? Parce qu'elles naissent femmes.

C'est vraiment n'importe quoi et je pense que la France pourrait prendre exemple sur la Norvège qui compte 50 % de femmes dans son parlement.

Mais je trouve quand même que la France est plutôt un bon pays en ce qui concerne la parité au niveau mondial, parce que si nous regardions attentivement le nombre de filles tuées avant la naissance en Inde, nous serions très heureux de vivre en France.

Conclusion : La parité n'est pas encore atteinte en France, mais elle est en voie de l'être.

Une leçon de français avec Madame Leroux

« Posez vos crayons... » s'exclama une voix jeune et douce.

Il s'agit de la voix de madame Leroux, la professeure de français de Camille. C'est une jeune femme d'une trentaine d'années aux cheveux blonds très longs, aux yeux bleus pétillants qui indiquent qu'elle lit souvent. On dirait qu'elle sort tout droit d'un livre merveilleux où les gentils gagnent toujours à la fin.

C'est elle qui a donné à la jeune fille la passion des mots et l'envie de réussir. C'est la seule personne qui arrive à la laisser muette et intéressée pendant plus d'une heure.

Camille est une jeune fille brune aux yeux marron, pleine d'espoir, qui adore écrire des livres et se prendre pour l'héroïne pour s'évader de son monotone quotidien.

Le conseil de classe approche

Après avoir ramassé toutes les copies, Mme Leroux annonça aux élèves que leur deuxième conseil de classe aurait lieu très bientôt. Les mauvais élèves poussaient un gémissement de mécontentement et les bons élèves souriaient, attendant patiemment que leur travail soit récompensé.

La jeune collégienne, faisant partie des bons élèves, ne réagissait pas. Pour cause : elle rêvassait, comme souvent, aux histoires qu'elle écrirait.

Les nuits d'écriture de Camille

Le soir, elle rentrait chez elle avec plein d'idées en tête. Elle bâcla ses devoirs pour se jeter sur l'ordinateur et écrire la suite de son histoire.

Elle vit seule avec sa mère dans un petit pavillon près de Paris et reste la plupart de son temps sur l'ordinateur pour écrire jusqu'à très tard dans la nuit. Il lui est souvent arrivé de passer des nuits entières à écrire parce que c'est la nuit qu'elle a toutes ses idées.

Sa mère la laisse faire parce qu'elle est une très bonne élève et trouve que c'est une bonne façon pour qu'elle s'exprime, car elle ne communique pas beaucoup.

Ce soir-là, la jeune collégienne a écrit les toutes premières pages de son livre avec une rapidité fulgurante. Pourtant, son travail était splendide, parce qu'elle a écrit vite mais avec une très grande passion.

Il est vingt-trois heures. Camille vient de se coucher avec plein d'idées en elle.

Un rêve mystérieux pendant la Grande Guerre

Le coucher, c'est le moment que Camille préfère parce qu'elle plonge dans son univers imaginaire.

Ce soir, elle est une infirmière pendant la guerre 14-18. Elle soigne tous les blessés, quelle que soit leur nationalité, et elle s'est postée dans un camp en plein milieu des combats, au péril de sa vie.

Les soldats se confient à elle et lui racontent leurs malheurs. Camille est très heureuse de sauver leurs vies sans se soucier de leurs nationalités. De toute façon, pour elle, les soldats sont pour la plupart contre la guerre, mais ils sont forcés de se battre, sinon c'est la mort — ou même pire, que leurs familles soient persécutées.

Un jeune homme d'une vingtaine d'années, habillé tout de vert, qui ne semble pas être soldat, la regardait depuis longtemps. Camille aussi le regardait. C'est comme si le temps s'arrêtait à ce moment précis : leurs regards se croisèrent. Cet instant d'intense sentiments dura plus de cinq minutes, ce qui est une éternité dans un champ de combat où les balles s'échangent violemment.

Le jeune homme s'approche de plus en plus. Leurs yeux ne se lâchaient pas... Il existe entre eux un phénomène que Camille n'explique pas.

Leur long regard partagé continua longtemps, mais brusquement l'homme tombe au sol.

Le sang giclait de son corps et il semblait en piteux état.

Camille, immédiatement, se mit à courir vers lui pour le soigner et l'aider...

Le réveil brutal

Une voix plutôt féminine se fit entendre :

— Camille ! Camille ! Réveille-toi, il est 7h15.
— Oh, déjà.
— Ça fait quinze minutes que j'essaie de te réveiller.
— Laisse-moi un peu de temps, il faut que je fasse quelque chose dans mon rêve, c'est une question de vie ou de mort.
— Camille, tu vis trop dans tes rêves ; réveille-toi et vas au lit, ordonna la femme.

La suite bientôt...

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raxi
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