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Essais

Bouteille à la mer

Témoignage brut sur la peur d'aimer, la solitude et un amour impossible.

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Poussé par une tristesse intérieure, je ne cherche pas à trouver un quelconque écho dans ma détresse passagère, mais seulement à parler à cœur ouvert afin de soulager et relativiser ma peine. Mon entourage serait étonné d'apprendre que je souffre, encore plus du fait que cela dure depuis quelques années. Je n'ose pas vraiment en parler autour de moi, de peur d'avoir l'air bête ou de ne pas recevoir un retour favorable. C'est la raison de ma venue ici : face à un auditoire inconnu et protégé derrière un écran, j'aurai moins de retenue et pourrai être plus honnête.

Un mal simple mais dévastateur

Mon mal ? Il est bien simple. Pas de grand drame digne du cinéma ni d'histoire à faire frissonner un ours polaire. Je suis tout simplement amoureux. Encore. Cela pourrait être merveilleux en soi : on se sent vivre, les sensations sont amplifiées, tout devient beau et agréable. Malheureusement, ce n'est plus vraiment le cas pour moi. Aimer est devenu ma hantise, ma douleur profonde. Je n'ai jamais connu ce qu'on appelle le bonheur dans ce domaine. Toutes mes tentatives ont été vaines et se sont soldées par des larmes.

Le piège de la trop grande confiance

Le cœur du problème n'est ni physique ni mental. Le souci a toujours été le même : je mets trop vite en confiance la personne en face de moi. De ce fait, de simple connaissance, je passe par la case « confident » sans passer par la case « copain potentiel », et là, c'est le drame. Je deviens accroc tout en sachant que c'en est fini, que je ne dois plus m'attendre à rien. C'est la désillusion avant l'illusion. Alors commence la torture, et le bal des démons entame sa danse funeste.

Le maelström des sentiments contradictoires

Plus je t'aime, plus je te hais. C'est un maelström de joies et de peines qui se mélangent, tourbillonnent et explosent dans ma tête. À chaque coin de rue, j'espère te voir. À chaque coin de rue, je me réjouis que ce n'ait pas été le cas. Tu hantes mes jours, mes nuits, ma vie. J'essaie de me convaincre que tu n'es pas celle qu'il me faut, je te trouve des défauts, j'en invente même. Mais tout perd sa crédibilité une fois face à toi, quand ton regard plonge dans le mien et vient y semer la zizanie en un instant.

Quel pouvoir diabolique, je te hais ! Inconsciemment, tu me détruis, tout vole en éclats en moi, je perds tous mes repères. Quel désastre, je te hais ! Je ne peux plus travailler sans penser à toi. Je ne peux plus faire de loisirs sans penser à toi. Je ne peux plus voir mes amis sans penser à toi. Alors petit à petit, je fais de moins en moins de tout ça pour penser à toi. Quel gâchis personnel, je te hais ! Même si c'est impossible, parce que je t'aime.

L'incertitude de l'avenir

Maintenant, je suis perdu, une fois encore. La gente féminine a encore eu raison de mon cœur et du reste. Sans passer par l'étape « tout avouer » et ainsi tout perdre, je me prépare à revivre la douleur au quotidien. Ça a déjà commencé d'ailleurs.

Merci de m'avoir lu. Vous ne le savez peut-être pas, mais ça représente quelque chose pour moi. Je vous souhaite le meilleur chemin possible pour la suite. Moi, j'ai un baluchon de larmes qui m'attend sur ce côté de la route. Larmes de peines ou de joie, seul l'avenir me le dira !

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