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Essais

Au secours de ma mère...

Mon père vient de partir. Ma mère s'effondre et je me sens impuissante. Témoignage d'une adolescente face à la séparation de ses parents.

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Ma mère, cette femme formidable qui m'a donné la vie, n'est plus à présent que l'ombre d'elle-même. Elle a laissé ce sourire aux lèvres qu'on lui connaissait si bien pour des larmes aux yeux qui reflètent sa tristesse. Elle a perdu sa gaieté et sa joie de vivre quand l'homme de sa vie est parti avec une autre. Et cet homme, c'est mon père. Celui qui disait l'aimer lui a pourtant brisé le cœur en partant. Vingt ans d'une vie, partis en un coup de vent.

Ma mère porte à présent tout le poids d'une vie brisée et celle de ses enfants, seule, sur ses épaules si fragiles et pourtant si fortes à la fois. À chaque larme, c'est un peu de son cœur qui se brise à nouveau. Son plus grand amour est parti et ses enfants n'y peuvent rien et ne le remplaceront jamais, mais pourtant ils l'aiment, leur maman. Cette femme qui les a vus grandir, sourire, rire mais aussi pleurer. Elle a su les consoler et c'est à présent leur tour de la consoler, de sécher ses larmes et de lui prouver combien ils l'aiment. Ma mère était si forte : elle avait des problèmes mais a toujours su les régler seule, sans jamais rien demander à personne. Mais là, ses enfants la sentent faiblir et mourir au fur et à mesure que les jours s'écoulent.

Trois mois se sont écoulés depuis leur rupture mais ma mère souffre de plus en plus et nous ne savons plus comment l'aider, comment la soutenir dans cette épreuve qui la tue lentement. Elle ne vit plus qu'avec le fantôme de mon père, elle se fiche de tout, et même de la vie. Pour nous, ses enfants, c'est l'enfer. Aucun mot et aucun geste ne la réconfortent. Nous nous perdons entre ses larmes et ses sourires forcés. Elle nous répète qu'elle l'aime, qu'elle ne peut pas vivre sans lui mais la vie est ainsi faite... La situation est d'autant plus difficile que ma mère ne vit plus et je dois souvent tout assumer pour mon frère. Lui aussi souffre terriblement de cette situation mais il ne le dit pas. Moi-même, je me sens perdue, seule face à des histoires auxquelles on ne peut rien.

À présent, mon sentiment de colère s'est transformé en peur : peur de perdre ma mère après mon père, peur qu'elle ne fasse une « connerie » comme elle l'a déjà dit. Si seulement pour une fois dans ma vie j'arrivais à l'aider, mais je suis impuissante face à sa douleur, sa tristesse et cette mélancolie qui lui ronge le sang...

Il ne me reste plus qu'à attendre. Peut-être que le temps fera plus pour elle que moi...

Maman, je t'aime. Même si j'ai 18 ans, j'ai toujours besoin de toi. Reviens-nous vite, tu nous manques...

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titi girl
Jess ... @titi girl
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