
Pourquoi les États-Unis dominent-ils le monde ?
Récemment, j'ai critiqué les États-Unis — ou du moins leur système — ainsi que les dictatures, comme celle de l'Irak. Car je pense que ce pays exerce une forme de dictature semi-cachée. Pourtant, je n'ai pas d'arguments irréfutables pour l'affirmer. Cela peut sembler étrange, mais j'en suis convaincu.
Pourquoi les États-Unis dominent-ils le monde aujourd'hui ? À force de jouer les héros, de gagner des guerres grâce à leurs alliés et d'acquérir des positions stratégiques et économiques, ils sont parvenus, selon moi, à un contrôle quasi total de la planète.
Aujourd'hui, peu de jeunes peuvent se passer des marques et des produits américains. Je compte parmi eux — pas pour tout, mais pour certains produits, je suis dépendant. Les États-Unis contrôlent suffisamment de variétés de produits pour maintenir leur emprise. Dans quelques années, selon les spécialistes, ce ne sera plus la guerre pour le pétrole qui préoccupera l'humanité, mais celle pour l'eau. Et qui en aura le plus besoin ? Les pays d'Afrique, comme aujourd'hui déjà. Mais qui en détiendra le plus ? On le sait : les États-Unis. Nous, Européens, ne serons d'ailleurs pas loin derrière...
Quelqu'un m'a rappelé, quand je blâmais les États-Unis, que la France, l'Espagne, le Portugal et d'autres pays européens ont colonisé et réduit en esclavage une grande partie du monde. Je suis contre ces méthodes, même si elles me permettent aujourd'hui de mieux vivre. Sincèrement, si les forces devaient un jour s'équilibrer, ce sera probablement le dernier jour de l'humanité — quand le monde périra de manière déplorable ou quand, pour une fois, tout le monde sera uni.
Un monde uni : une utopie inaccessible ?
Si le monde s'unissait dans un même but, sans haine, la vie serait sûrement géniale, non ? Ce serait le rêve. Mais justement, le jour où il n'y aura plus de guerre, les États-Unis seront affaiblis, les économistes européens déchus, les extrémistes désavoués et les va-t-en-guerre maîtrisés. Ce sera la paix totale : personne ne voudra de mal à son voisin. C'est une vision idéale, pourtant elle ne se réalisera jamais — il faut regarder des films hollywoodiens pour voir ça !
Non, les hommes semblent faits et préparés à la guerre ainsi qu'à la haine. Donc la guerre en Irak non seulement aura lieu, mais ne sera évidemment pas la dernière. À ceux qui disent, comme les poilus, « la der des der », je réponds : ce conflit n'est qu'une guérilla parmi de grandes batailles à venir !
Mais sur un champ de bataille, il y a un avantage et un inconvénient : il est facile de s'illustrer pour des idées nobles, mais ces dernières encouragent parfois des âmes innocentes et malléables à accomplir des actes loin d'être nobles. Les pouvoirs — qu'ils soient économiques, stratégiques, judiciaires ou médiatiques — ne sont plus justes et loyaux. De nos jours, le profit de l'un passe avant la vie paisible de l'autre.
Les inégalités économiques et le système boursier
Désormais, les grandes puissances font et défont les richesses. Les cours pétroliers sont maîtrisés par les États-Unis. La Bourse est configurée de telle manière qu'une ville, une entreprise, une région, une communauté, un pays et bientôt un continent entier peut en souffrir. La Bourse illustre parfaitement les inégalités croissantes dans ce monde : les pays pauvres ne sont pas cotés et sont, d'une manière ou d'une autre, désavantagés.
Mis à part la Bourse, on sait que les États-Unis, lorsqu'ils doivent intervenir quelque part ou simplement donner un avis — comme leur position sur le conflit israélo-palestinien, très injuste —, ils calculent d'abord les répercussions. Certains diront que ce procédé est ingénieux. Oui, tirer le meilleur parti de chaque situation peut sembler intelligent. Mais dans ce cas, les États-Unis agissent de manière inégalitaire, parfois raciste, et renfermée sur eux-mêmes, dans le sens où, chez eux, rien ne filtre vraiment.
Liberté et justice : le paradoxe américain
Dans leur système politique, économique, judiciaire et médiatique, l'idée de base est la liberté. Mais en Amérique, seuls les riches en profitent pleinement. Sans revenir aux années 30, on peut noter des erreurs de justice plus ou moins justifiées envers les Noirs, des refus de soins à des personnes pauvres, dans un but unique de profit. Aux États-Unis, le profit serait l'une des grandes idées fondatrices de leur puissance. Mais le profit, c'est honorable quand on ne détruit rien ni personne — ce qui, jusqu'ici, s'est avéré totalement faux.
Pour finir sur une image plus positive — car il faut savoir se modérer —, les États-Unis ne sont pas à abattre. On doit leur faire prendre conscience que leurs actions ne sont pas toujours loyales. J'espère aussi que le monde ne fera plus l'amalgame entre les Arabes et les intégristes musulmans, ni entre le pouvoir américain et sa population.
La responsabilité des peuples face à l'injustice
Une population peut se rebeller, me dira-t-on. Mais lorsque sa vie est en jeu, on hésite, et je comprends cette réticence. Pendant la Seconde Guerre mondiale et après, on a dit : « les Boches, les Allemands, il faut les tuer. » Je trouve ce raisonnement fermé, car ce sont les nazis qui ont enrôlé la jeunesse — comme en France, où les jeunes sont partis en guerre croyant se battre pour leur patrie, alors que celle-ci était déjà vendue.
Quand on vous ordonne quelque chose, ne vous révoltez pas pour une simple divergence d'opinion. Mais révoltez-vous si vous jugez la cause injuste. Nos ancêtres se sont battus pour notre liberté ; ils ont payé de leur vie. Alors le moindre geste de reconnaissance serait de conserver cette liberté. Or, la liberté passe par la divergence d'opinion sans se faire censurer — ou pire, comme en Colombie, où des journalistes et des politiciens intègres sont détenus.
La liberté a un prix — parfois celui de la vie. Mais cette liberté est transmissible. Alors, transmettre la liberté ou une certaine idée de guerre et de haine : tel devra être notre choix dans les prochaines années...