Attendre. Attendre patiemment que les choses s'arrangent. Attendre, juste pour voir si demain tout ira mieux. Attendre. Encore, encore, encore. Encore. Toujours. Attendre qu'il revienne. Attendre qu'il pardonne. Pendant que tu attends, encore, les autres, eux, avancent. Eux ne t'attendent pas. Ont-ils déjà attendu ? Ou peut-être qu'ils courent après ce qu'ils attendaient. Ou peut-être qu'ils n'ont encore jamais eu à attendre. Un jour, leur tour viendra. Et, quand toi tu commenceras à courir, tu les regarderas attendre. Attendre. Et en attendant, on fait quoi ? On espère. Espérer. Encore, encore, encore. Encore. Espérer oublier dans la nuit les larmes qui ont coulé le jour. Espérer que le jour efface les cauchemars de la nuit. Alors tout se répète. On attend, on espère. Avant ça, on perd. On perd à un jeu, on perd un bijou, on perd son amant, son amour. Parfois la vie. Parfois quand on attend trop longtemps, quand on arrive plus à espérer, on aide notre vie à se perdre dans l'espoir de retrouver celui qu'on attendait. N'attends pas trop longtemps, cours...
Quand la danse s'arrête
Notre histoire était comme une de ces valses. Ça tourne, c'est beau, ça émerveille... On ne distingue plus rien de ce qui nous entoure. Il n'y a plus que nous dans cette danse effrénée mais si douce. La musique s'emballe, et nos masques tombent. Nos regards se cherchent et se frôlent. Nos mains se resserrent. Et ça tourne. Encore. Peut-être la musique est-elle terminée, nous n'en savons rien. Rien ne pourrait nous empêcher de vivre l'un avec l'autre. Ou peut-être l'un pour l'autre. Mais tout va trop vite. Alors on se perd dans nos gestes. Alors on arrête de tourner. Brutalement. J'ai perdu tous mes repères. Je me suis pris les pieds dans ma robe de princesse. Alors j'ai attrapé mon loup et me suis cachée derrière. Il commençait de nouveau une autre danse sur des notes plus douces, avec une autre. Pourtant il me regarde, pendant qu'il tourne. Mais tu pars. La musique s'est arrêtée. Ma tête tourne encore, mon cœur s'emballe, mes mains cherchent les siennes, en vain. Le bal est clos.