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Hop ! Par ici toi ! Je monte dans le bus en cinquième vitesse, pas question de traîner aujourd'hui. Quinze minutes plus tard, j'en descends. Mais qu'est-ce que ça peut m'énerver, tous ces gestes identiques que je répète jour après jour ! N'y aura-t-il plus de changement dans ma vie ? Et si aujourd'hui était différent ? Et si je changeais les idées pour une fois. Le bahut ? Rien à foutre ! J'arriverais en retard, ça arrive à tout le monde... Même un jour d'exam quoi !
Oui, je sais bien que ce n'est pas une solution pour différencier ce jour des autres, d'arriver en retard, mais au fond !... Peut-être que si !
Après une petite scène du prof de français en mon honneur (quelle joie !), je m'assois à un banc libre près de la fenêtre. Je peux pas m'empêcher de penser à Nico, ma best, tout le reste. Je ne sais même pas pourquoi ça me revient en tête tout ça, surtout Nico qui prend plus de place que les autres choses. Bizarre... Je pousse d'un coup une inspiration brusque, vous savez comme dans les films d'horreur. Et là, je viens de voir quelque chose d'incroyable : Nico en personne traversant la cour. Je l'ai reconnu... Non, c'était sûrement un flash, c'est parce que j'y pensais.
Une fois cet exam à la noix terminé, je vais au local suivant, on a cours de sciences. Nico adorait les sciences, il apprenait pour faire prof de sciences ou chercheur plus tard. J'entre dans la classe avec mes soi-disant « camarades », la prof n'est pas encore là, c'est bizarre aussi ça ! Elle qui nous attend toujours. D'un coup elle arrive suivie d'un mec, habillé en sombre, avec une bouille de bébé et des cheveux noirs mi-long attachés. Non, c'est impossible !
— Bonjour les enfants, on va stopper le dossier en cours pour accueillir un nouveau stagiaire. Il va faire un stage d'une semaine et demie, je vous demanderais de bien l'accueillir et de le respecter comme un prof à part entière ! Merci, dit la prof de sciences.
— Et vous vous appelez comment monsieur s'il vous plaît ? demande Marine, la mêle-tout de la classe !
Coup d'œil vers moi, j'en peux plus.
— Je m'appelle Nicolas van Stretch mais vous pouvez m'appeler Nicolas tout court, dit-il.
Au moins maintenant, mes certitudes sont confirmées !
— Nicolas tout court !?? Ça va être bizarre, lance encore l'autre abruti à deux mètres de moi !
C'en est vraiment trop, je sais pas ce qui me prend, je me lève dans la classe en criant : « NON ! » Et je disparais. Tout le monde me regarde partir. Il fait mine de me rattraper en criant mon prénom, quelle magnifique erreur de sa part ! Il avait étudié la liste des élèves avant de venir ? C'est ce qu'il a intérêt à dire s'il ne veut pas avoir trois tonnes de rumeurs sur le dos.
Je cours vers les escaliers, il s'excuse un instant, il vient me chercher. Je loupe la marche du haut, il s'approche de plus en plus. Je me claque le dos contre la rampe, il essaie de me retenir, je m'étale dans les escaliers. Il me prend dans ses bras et serre fort ma tête contre son torse.
Les retrouvailles tant attendues
1... 2... 3... 4... 5... 6, tu, tu, tu, tu, tu, tu, qu'est-ce que c'est ce bruit ? Je relève ma tête, je sens quelque chose à l'arrière de celle-ci, je touche. Un pansement identique à celui que j'ai eu le jour où je me suis fait un trou dans la tête. Ho non, pas encore !
— Excusez-moi ! Où suis-je ? dis-je à une infirmière.
Celle-ci se marre comme une folle puis part sans me répondre. Super, bon toute façon je le sais très bien, je suis à l'infirmerie.
— Y a un gars avec des longs cheveux noirs qui est venu te voir mais tu dormais encore, me dit la voisine de chambre.
Je lui demande ça fait combien de temps que je suis ici. Un jour et demi, ce soir je peux rentrer chez moi. Non, sinon mes parents seront contre Nicolas, je veux pas qu'ils sachent.
— Le mec m'a demandé de te dire qu'il viendrait te chercher à 16 h, toute façon tes parents sont persuadés que tu rentres ce soir, toute seule, tss tss tss, rajoute-t-elle.
Je la remercie, regarde l'heure. Waw ! 15 h 40. Je me lève, m'habille, prépare mes affaires, dis au revoir et prends une canette au distributeur.
Tout à coup je sens des mains sur mes épaules, je me retourne, c'est lui. On se regarde, des larmes coulent le long de mes joues, je tombe dans ses bras. Il m'embrasse sur le front et dans le cou. J'ai peut-être perdu un bout de ma tête dans les escaliers mais lui l'a encore toute entière ! Il se souvient de tout ce que j'aime, et j'aime ça...
Une fois dans sa voiture, on a plein de choses à se dire mais aucun de nous n'ose parler, par gêne pour ce qu'il s'est passé. Dans ces cas-là, mieux vaut ne rien dire et se regarder...
Il est célibataire. Ça tombe bien, moi aussi... Il m'aime encore, ne me dites pas le contraire.
Kiss,
Olivia 🙂 -))
Résumé de l'article précédent
Olivia, jeune fille de 17 ans, bien différente des autres, perturbée par la mort de sa meilleure amie et l'abandon obligatoire de la deuxième personne qu'elle aimait le plus au monde : Nicolas, son petit ami.
Cessons de flâner jeune fille, une nouvelle journée vient de commencer.
Vous avez dit « semblable aux autres » ?
Vous plaisantez !
Olivia retrouvera-t-elle son tiers ? (ou sa moitié comme on dit chez vous !)
Le mec qu'elle a croisé, c'était donc lui ?
Se fera-t-elle de nouveaux amis ?
Vous adorez vous questionner, ne dites pas le contraire !