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Essais

A toi, Papa

Un texte d'apaisement sur l'amour et la déception envers un père. Entre haine et manque, une jeune fille exprime ses émotions et ses souvenirs.

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Pleurer n'est pas une honte, même si beaucoup le pensent ! Il est important de se lâcher, de dévoiler sa tristesse comme sa joie !

Je t'aime...

Je t'aime parce que tu es censé être l'une des personnes les plus importantes dans ma vie, parce que depuis que je suis toute petite je m'en persuade, parce qu'elle t'aime et je dois suivre son exemple !

Je te déteste parce que tu ne m'as jamais apprécié à ma juste valeur, c'est-à-dire moi, mon caractère, ma différence de la première, et accepter que je ne sois pas parfaite. Et enfin parce qu'à chaque fois que tu l'as pu, tu m'as rabaissée et n'as cherché aucun moyen pour m'aider dans mes difficultés. Il fallait que je me débrouille. Et enfin parce qu'à cause de toi, je suis en quelques sortes la honte de la famille. Et tout d'abord, quelle famille ? Moi j'ai une famille ? Pff... Moi je vous laisse tous dans votre imbécillité. Allez-y, parlez, vous n'avez aucun mérite et vous vous prenez pour ce que vous n'êtes pas !

J'ai pleuré, pleuré comme jamais je n'avais pleuré. Pourquoi ?

Un soir entre le conscient et l'inconscient, j'ai envisagé la perte d'une personne très chère à mes yeux et je pensais que jamais je ne me relèverais si cela se passait. Et là, tout de suite après, ça m'a fait penser à toi. Et là j'ai pleuré. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pleuré comme un gamin qui se fait taper parce qu'il a fait une bêtise. Mais même quand j'étais petite, je ne pleurais pas comme ça. J'ai appris toute seule à me retenir de pousser des cris. Pour moi, c'était une honte que de pleurer à voix haute. Il fallait garder pour soi toute cette tristesse, être fière, ne pas montrer que ça te blessait. Bien sûr, sauf à cause de toi. Et j'ai des souvenirs que jamais je ne pourrai oublier. Oui, là j'ai pleuré !

Mais la vérité est que je te déteste

Juste pour dire que ta vie me dégoûte, m'ennuie, me donne froid et que dès que je dois t'apercevoir, même si c'est une fois par an, je me sens mal et j'ai peur. Là, dans ces moments-là, je te déteste mais je me force à t'aimer. Je me persuade qu'au fond de moi je t'ai toujours aimé et non pas toujours détesté ! J'ai juste un manque en pleurant. Ce n'est peut-être pas toi qui me rends comme ça mais plutôt ton rôle, ton soutien, ton amour, toutes ces choses-là que tu aurais dû partager à nous deux et pas seulement à elle. Maintenant, comme le peu de famille qui me reste, vous me faites pitié. Vous, il n'y a rien que de la pitié !

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inesb
inesb @inesb
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