Le notariat attire de nombreux professionnels en reconversion, mais l'accès à la profession reste exigeant. Deux voies principales existent, avec des conditions et des durées de formation très différentes. Voici ce que les données vérifiées permettent d'établir - et ce qu'il faut vérifier soi-même auprès des sources officielles.

Deux voies d'accès au notariat
Depuis la réforme de la formation des notaires, le parcours se divise en deux branches.
La voie universitaire reste la voie d'entrée la plus classique. Elle passe par un Master 2 en droit notarial, puis le Diplôme d'études supérieures du notariat (DESN). Ce diplôme se prépare en 24 mois, en alternance entre un office notarial - où le stagiaire est rémunéré - et des enseignements universitaires organisés en partenariat avec l'Institut national des formations notariales (INFN). Le notaire stagiaire rédige en parallèle un rapport de stage. Une fois le DESN obtenu, il peut recevoir sa nomination de notaire auprès du Garde des Sceaux.
La voie professionnelle s'adresse aux candidats justifiant d'une expérience professionnelle acquise en étude notariale, avec au minimum un diplôme de droit de niveau Bac+3. Elle donne accès à un concours spécifique, suivi d'une formation en alternance. C'est cette voie qui intéresse le plus les reconversions, car elle permet de mettre à profit une expérience déjà acquise dans le milieu notarial, sans repasser par un cursus universitaire complet.
Dans les deux cas, le résultat final est le même : une fois la formation achevée et la nomination obtenue, on devient notaire assistant, puis notaire en exercice.
La voie universitaire en détail
C'est le parcours pour lequel les données sont les plus précises. Le notaire stagiaire, titulaire d'un Master 2 en droit notarial, effectue un stage rémunéré en office, en alternance avec quatre semestrialités d'enseignement. Au total, la formation du DESN dure donc deux ans.
Pendant cette période, le stagiaire perçoit une rémunération versée par l'office d'accueil. Ce revenu permet de vivre pendant la formation, mais il est modeste comparé aux rémunérations du notaire en exercice. Il faut en outre ajouter au calendrier le temps nécessaire pour obtenir le Master 2 en droit notarial lui-même, soit un an après le Master 1. Au final, la voie universitaire représente au minimum trois ans de formation après l'obtention du Master 1.
Le concours de la voie professionnelle : un point à vérifier sur les sites officiels
Le sujet initialement posé - les épreuves précises du concours de notaire en 2026 et le programme exact de la formation - ne peut pas être traité à partir de données vérifiées ici. Les modalités d'inscription, le calendrier des épreuves et le programme de formation évoluent chaque année.

Pour ces informations, il n'existe pas de raccourci : seuls les sites officiels sont fiables. Le portail service-public.fr détaille les conditions d'accès, le calendrier d'inscription et les pièces à fournir. Le site notaires.fr, celui du Conseil supérieur du notariat, publie les actualités de la formation et les modalités concrètes des concours. L'Institut national des formations notariales (INFN) précise les contenus pédagogiques du DESN.
Pour un candidat en reconversion, la première étape concrète est donc de consulter ces sources, de vérifier son éligibilité et de se renseigner sur les dates limites - souvent fixées plusieurs mois avant le début de la formation.
Rémunération : la moyenne masque une grande disparité
Les chiffres de rémunération dans le notariat circulent souvent, mais ils méritent une lecture prudente.
La moyenne brut annuelle d'un notaire libéral s'établit autour de 229 700 euros. Ce chiffre est toutefois trompeuse : il est tiré vers le haut par les grandes études parisiennes et les structures les plus importantes. La médiane - le point médian de la distribution, plus représentatif de la situation typique - est nettement inférieure.
En pratique, les écarts sont considérables selon la localisation et la taille de l'étude. Un notaire installé dans une petite ville ou en zone rurale gagne souvent entre 80 000 et 150 000 euros brut par an. À l'autre extrémité, un associé dans une étude parisienne de grande taille peut dépasser 500 000 euros par an. Entre les deux, la réalité dépend de multiples facteurs : le nombre d'associés, le volume d'affaires, la spécialisation de l'étude et la clientèle desservie.
Pour le notaire assistant - le statut le plus courant en début de carrière, et celui que l'on occupe juste après l'obtention du DESN - la rémunération est différente. Elle dépend de l'employeur, de la zone géographique et de l'ancienneté, et reste inférieure aux revenus du notaire libéral associé ou titulaire.
Ce qu'il faut savoir avant de se lancer
La reconversion vers le notariat est réaliste, mais elle impose un investissement conséquent en temps. Comptez au minimum deux à trois ans de formation à temps plein après les prérequis académiques, tout en sachant que la formation en alternance est rémunérée. La voie universitaire (Master 2 puis DESN) est la voie la mieux documentée et la plus directe pour ceux qui disposent déjà du parcours académique requis. La voie professionnelle, accessible après plusieurs années d'expérience en étude notariale et un concours, constitue une alternative pertinente pour les reconversions, à condition d'en vérifier les conditions exactes pour 2026.
La rémunération potentielle est attractive, mais elle varie fortement. En début de carrière, ne vous basez pas sur la moyenne de 229 700 euros : la réalité des premières années est plus modeste, avant de progresser avec l'ancienneté et l'accès éventuel au statut de notaire associé ou titulaire.
Enfin, si votre projet de reconversion s'oriente vers la magistrature, le parcours est différent - le concours de l'ENM suit un processus propre, avec ses propres épreuves et critères.
Pour commencer concrètement vos démarches : consultez service-public.fr pour les conditions d'accès et le calendrier des inscriptions, et notaires.fr pour les actualités de la formation professionnelle notariale.