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Culture

Paula Riga : Photographe et... photogenique !

Paula Riga, 28 ans, photographe et modèle roumaine, nous raconte son parcours, ses galères et ses rêves dans un milieu impitoyable. Un témoignage sincère sur la réalité du métier.

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Je m'appelle Paula RIGA. J'ai 28 ans et je suis célibataire. J'ai choisi de faire de la photo pour arrondir mes fins de mois, qui sont difficiles car je suis Roumaine et obligée de retourner dans mon pays tous les trois mois.

Mon photographe me trouve jolie et dit que je pose bien (il est très gentil avec moi). J'aime me montrer devant un objectif et bouger en attendant le clic de l'obturateur. Lorsque je vois mes photos, je me trouve très belle — j'ai un bon photographe.

Mon parcours : de la Roumanie à la France

Venue en France depuis un pays en décrépitude, j'ai travaillé comme femme de ménage au noir, sans couverture sociale, sans assurance du lendemain. La galère.

J'arrive à faire de belles photos, mais gagner de l'argent avec, c'est autre chose. Les agences saturent le marché avec des filles qui mesurent 1m80. Moi, je ne fais que 1m61.

Les difficultés du milieu de la photo

C'est très difficile de faire sa place : il y a des milliers de filles qui posent pour rien. J'ai des projets plein la tête, mais difficiles à réaliser sans un soutien important.

J'ai rencontré une fille qui faisait cela. Elle mesurait 1m75 et posait comme une artiste — elle chantait et jouait la comédie. Elle m'a un peu aidée. Je suis aussi tombée sur des gens incorrects.

Le secteur est saturé par des agences qui ont des filles de l'Est et des Nordiques qui mesurent 1m80. Avec mon 1m61, je ne fais pas la taille lors des castings.

Soutien et motivations

Je suis aidée par MON photographe, qui est un ami et m'aide dans tous les domaines : artistique, financier. Je loge parfois chez lui sans aucune crainte. Il essaie par tous les moyens de m'aider et m'assiste lors de toutes les séances. Mes motivations sont financières, mais aussi artistiques.

Mes séances photo et projets

Le besoin d'argent m'a poussée et j'ai rencontré ce photographe qui m'a soutenue. Les 5 et 6 juillet derniers, j'ai fait 400 photos superbes avec lui. On a passé deux journées à faire des photos — j'étais heureuse.

Mais il y a aussi la gare de Toulon quand je quitte mon photographe, et certains photographes parisiens qui font poser des heures sans vouloir me rétribuer.

Je n'ai encore rien réussi, je cherche. J'ai besoin d'argent pour vivre.

Mon conseil aux débutantes

Le seul conseil que je donnerai à une fille qui veut faire de la photo, c'est d'aller voir mon photographe. Il la prendra sous son aile pour qu'il ne lui arrive rien.

Je suis toujours optimiste — je suis obligée. Mon photographe me pousse et je souris toujours sur les photos.

Je remercie votre journal pour l'attention à mon égard.

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rachidyahou
rachidyahou @rachidyahou
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