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Culture

9 questions à MIOSSEC

Christophe Miossec revient sans tabou sur sa carrière, son best-of et son livre de souvenirs. Une interview vérité du chanteur breton.

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Best-of et livre : un bilan à la quarantaine ?

Un best-of et un livre de souvenirs qui sortent presque en même temps, c'est un peu « ma vie, mon œuvre » là, non ?

Christophe Miossec : C'est rigolo, ça clôt un peu le truc, une manière de faire le point. Sortir un nouvel album est toujours un peu flippant mais, avec un best-of, on n'a rien à défendre, c'est reposant.

Le livre : regards croisés et confessions

Commentons donc quelques phrases de votre livre. Vous dites en exergue : « Il me fout les jetons, ce bouquin. Fais chier, je suis déjà mort. » Ça va, quand même...

C. M. : Il y a quelque chose d'un peu indécent d'avoir un livre de souvenirs à 42 balais. Mais ce n'est pas une hagiographie, j'ai moi-même donné au journaliste Vincent Brunner les numéros des gens qui allaient me dégommer, ce n'est pas drôle sinon.

Miossec et la nouvelle chanson française

JD Beauvallet affirme dans le livre : « Vincent Delerm n'aurait jamais chanté sans Christophe Miossec. » C'est donc un peu à cause de vous qu'on doit se coltiner tous ces barbants de la nouvelle chanson française ?

C. M. : Je ne vois pas la filiation. Pour moi Delerm, c'est François Truffaut, de la musique de films, quoi. Par moment, je me dis merde... Je pense qu'il ne verrait pas le rapport non plus.

C'est seulement que des gens qui ne savaient pas chanter se sont lancés dans le sillage que vous avez ouvert...

C. M. : Oui, d'accord. Mais je crois que ça a été une manière de se réapproprier la langue française. Quand on voit des Français qui chantent en anglais, par exemple, c'est ridicule. Mes amis anglo-saxons sont toujours morts de rire quand ils entendent ça...

Jane Birkin et l'énergie scénique

Revenons au bouquin. Jane Birkin dit de vous : « Il a des couilles. » Vous validez ?

C. M. : Oui, c'est mieux. C'est marrant de voir comment, dans certains concerts, on a plus d'énergie que le petit mec avec sa panoplie de rocker. Ça, c'est vraiment jouissif. On avait fait la première partie des Libertines à la Cigale, on n'était même pas prévus au programme et on avait plus la patate qu'eux.

L'anecdote de Toto

Vous dites aussi : « Le catéchisme, c'est des histoires de Toto. » Pouvez-vous nous raconter une histoire de Toto à présent ?

C. M. : Alors c'est Toto qui est sur le toit de l'Église et le curé qui est en bas dit : « Tout ce qui tombe du ciel est béni » et c'est le caca de Toto. C'est à péter de rire !!

Printemps Noir : les années new wave

Vous racontez aussi qu'avec votre premier groupe PRINTEMPS NOIR, dans les années 80, en pleine new wave, vous lanciez des œufs sur le public ou montiez sur scène en pyjamas. Ça aussi, c'est plus Toto que Joy Division quand même...

C. M. : On n'était pas cold wave, à jouer sur synthé avec deux doigts, on envoyait la purée. J'ai hâte de voir le film sur Ian Curtis, qui était vraiment possédé. Mais à l'époque je préférais Wire...

De rock-critic à artiste critiqué

Vous avez aussi été rock-critic. Vous écrivez : « Je dégommais tellement que les mecs venaient gueuler à la rédaction. » Ça vous arrive, de vous faire dégommer ?

C. M. : Oui, ça m'est arrivé, et plusieurs fois d'ailleurs.

L'acte le plus rock'n'roll de sa vie

Quelle est la chose la plus rock'n'roll que vous ayez faite de votre vie ?

C. M. : C'est d'approcher de très grosses vagues. J'ai un souvenir au Mexique, en body-surf, face à des monstres. Tu es vraiment à la limite dans ces moments-là et pourtant tu restes.

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flaurette
flaurette @flaurette
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