
Deux ans après les événements d'Alkali Lake, une nouvelle ère est en construction. Les persécutions contre les mutants se calment, le monde s'organise autour d'eux avec un représentant mutant à la Maison Blanche. Tout a l'air de bien marcher. Du moins jusqu'à maintenant. Un « antidote » est découvert par le gouvernement américain : ses effets causeraient la simple annulation de toutes traces de mutation. Le monde des mutants est alors divisé en deux : ceux qui acceptent de redevenir « normaux » et ceux qui assument leur mutation.
Au refuge mutant, la vie est calme. Les mutants novices commencent à maîtriser de mieux en mieux leur pouvoir et certains d'entre eux font partie de la prestigieuse équipe des X-Men. Mais un jour, Cyclope (James Marsden) ressent la présence de Jean (Famke Janssen) et part pour Alkali Lake. Peu de temps après, le professeur Charles Xavier (Patrick Stewart) ressent également sa présence, mais aussi celle d'une plus grande menace qui se prépare...

L'évolution de la franchise X-Men au cinéma
La franchise X-Men s'avère l'une des plus réussies sur grand écran. Bien qu'au début le nom de Bryan Singer n'ait pas plu aux fans de la première heure, ces derniers changèrent vite d'avis en voyant la qualité de la pellicule : des personnages intéressants psychologiquement, une trame bien pensée mâtinée d'un soupçon d'action. La franchise fut sauvée du naufrage malgré les inquiétudes. Au vu du succès du premier épisode, un deuxième fut mis en chantier deux ans plus tard, toujours sous la direction de Bryan Singer. Les mêmes ingrédients, les mêmes personnages, mais avec une trame bien ficelée agrémentée de plus d'action.
En 2006, Bryan Singer démissionne car il préfère porter les collants du super-héros de sa nouvelle production « Superman Returns » et la place revient à Brett Ratner, réalisateur de « Rush Hour ».
Scénario et rythme : le bilan mitigé de L'Affrontement Final
On ne pouvait que penser aux ravages que pouvait faire ce réalisateur sur une licence aussi importante que X-Men. Du côté de la trame, nous n'avons rien à dire. « L'Affrontement Final » porte bien son nom. Nous sommes projetés dans un univers apocalyptique où deux menaces se profilent à l'horizon. Elle permet aux protagonistes de se donner en spectacle dans un déluge d'effets spéciaux et d'action. Vous l'avez compris, le film est sous les auspices de l'action. Le scénario réduit les possibilités d'approfondissement de la psychologie et laisse place aux combats. Le rythme du film devient rapide, trop même parfois, en mettant de côté l'intérêt de la trilogie.
Ce qui est navrant, c'est que certains personnages sont relégués au second plan à l'instar de tous les personnages secondaires comme Kitty ou Colossus. Ils se présentent comme des potiches posées là afin de donner la réplique aux protagonistes. Ainsi, le personnage d'Angel que l'on voit apparaître très souvent dans la bande-annonce est quasiment absent du film, l'apercevant en tout et pour tout seulement 2 minutes. Une honte pour les fans !

Effets spéciaux et direction artistique
Côté esthétique, le film a du répondant. Les acteurs évoluent dans un tourbillon d'effets spéciaux tape-à-l'œil et impressionnants. Si l'on devait les nommer par un seul mot, on pourrait leur accoler le substantif « démesure ». Ils apparaissent de manière graduelle pour laisser place à une vague incessante qui déferle sur le spectateur dans l'affrontement final. Le meilleur passage du film reste l'utilisation du Golden Gate de San Francisco par Magnéto, qui risque fort de devenir un incontournable.
Casting et performances des acteurs
Le casting est le même que dans les deux précédents films. Hugh Jackman en Wolverine joue toujours aussi bien de ses griffes mais perd son mordant du premier jour. Halle Berry en Tornade est toujours aussi décevante malgré une présence à l'écran plus importante qu'auparavant. Ian McKellen en Magnéto est toujours aussi parfait, ainsi que Patrick Stewart en professeur X. Les autres acteurs sont trop superficiels mais néanmoins crédibles à l'écran.

Verdict final : le maillon faible de la trilogie
Une bien belle déception que ce X-Men 3. Trop superficiel en comparaison à ses prédécesseurs, il se rattrape néanmoins avec des effets spéciaux impressionnants et quelques acteurs talentueux. Le moins réussi de la trilogie.