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Cinéma

Walk the line

Un film biographique puissant sur Johnny Cash, porté par les performances incroyables de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon. Une plongée dans l'Amérique rock'n'roll des années 50-60.

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James Mangold, réalisateur du thriller "Identity", affiche tout son talent dans ce film. Il ne livre ni une biographie trop carrée, ni une histoire fantaisiste trop inspirée. Le ton est juste et parvient à rendre crédibles acteurs et scénario. Évidemment, certains passages sont conventionnels du genre, comme l'enfance malheureuse ou les flashbacks, mais cela n'alourdit pas le récit. On y retrouve Joaquin Phoenix (Johnny Cash), révélé en empereur Commode névrosé aux côtés de Russell Crowe et Connie Nielsen, que l'on a pu voir depuis dans "Signes" (Gibson) ou "Le Village" (Shyamalan). L'actrice principale Reese Witherspoon incarne June Carter, rôle pour lequel elle a obtenu un Oscar lors de la dernière cérémonie.

Ce film est une excellente biographie. Que retenir ? Des acteurs parfaits qui chantent et jouent réellement de leurs instruments. Cash et June Carter semblent vrais à l'écran !

Une époque rock'n'roll renaît entre passion, amour et musique

Le monde des années 50-60 renaît sous nos yeux. On y retrouve des figures emblématiques comme Elvis et Jerry Lee Lewis, les petites villes américaines d'une époque où les musiciens parcouraient les routes poussiéreuses pour se produire d'un bout à l'autre du pays. Des concerts toujours différents, où l'on pouvait tout attendre des hommes et des femmes sur scène : liés par la musique, ils étaient capables du pire comme du meilleur, mais toujours dans la performance. Le contraste avec aujourd'hui est frappant. Qui ferait une tournée en France dans une guimbarde avec à son bord une bande d'alcooliques et de toxicomanes ? Ces artistes pouvaient chanter partout (prisons) et à n'importe quel moment (overdose de Johnny Cash à Las Vegas).

La musique est un élément marquant du film. Dès la première scène en prison, la batterie, accompagnée d'une basse et d'une guitare électrique jouant quelques notes, fait monter la pression. On entend la musique mais impossible de savoir d'où elle vient : une cellule ? La cantine ? Une estrade à l'extérieur ? Et quelles musiques ! Que des vieux tubes de rockabilly et de country, joués en direct et non en playback.

La relation Johnny Cash et June Carter : passion et descente aux enfers

Autre pierre angulaire du film : la relation entre Cash et June Carter. Un jeu du chat et de la souris, une descente aux enfers, et une fin apaisée. Entre alcool et drogue, (très) hauts et (très) bas, cette relation assez marginale entre deux personnes mariées, chacune portant un passé douloureux, est remarquablement retranscrite.

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nathaniel
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